
Mutiny est le deuxième (et apparemment le dernier) film en 2026 de Jason Statham, après Shelter sorti directement sur plateforme de streaming. C’est le réalisateur français césarisé Jean-François Richet qui collabore avec l’acteur culte du cinéma d’action aux côtés d’Annabelle Wallis que l’on retrouvera prochainement dans Unabomber.
–Spoilers–
ON CONNAÎT LA CHANSON
On pourrait comparer Mutiny à l’article sorti hier sur Insidious – L’invasion du Lointain pour son scénario qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui aura le mérite, contrairement au film d’horreur d’être plus crédible, sans tomber dans le nanar. Même si le métrage mené par l’acteur britannique ne rayonne pas par sa finesse ainsi que par son écriture, il possède ce qu’il faut pour divertir le spectateur en réutilisant encore et toujours la même recette qui fonctionne pour ce que Mutiny veut être : un divertissement d’action et rien d’autre. Mais alors : Qu’est-ce que donne l’action dans Mutiny ?
Tout d’abord, l’arène de combat prend place dans un cargo dans lequel un trafic d’êtres humains se déroule. Cole Reed (Jason Statham), quant à lui, est victime d’une machination, l’incriminant comme meurtrier de son patron, mais surtout son ami : Tibu (Ramon Tikaram). C’est clandestinement que Reed se retrouve dans cet immense navire.
Les films d’action se déroulant sur un bateau ne sont pas nombreux, on peut citer Piège en haute mer (1993) avec Steven Seagal. Ce qui permet à Mutiny d’avoir un décor atypique pour la filmographie très homogène de sa tête d’affiche. D’ailleurs, le décor va permettre de développer la grande scène d’action évoluant de manière verticale à travers trois espaces différents : l’exigu, dans les escaliers, en hauteur : sur une plateforme, se terminant dans la stabilité : sur le pont. Une séquence loin d’être maladroite, dynamique qui à elle seule suffit presque à remplir le contrat de Mutiny.

Bon, Mutiny reste un film moyen, qui va d’ailleurs se finir de manière bâclée. En effet, à son retour sur terre ferme, il va devoir régler ses comptes avec les deux derniers auteurs de ce réseau. Une seule séquence pour chacun « suffit » pour clore le métrage en deux scènes. Elles sont certes fonctionnelles, mais ne vont pas au-delà de cela. Finalement, ce n’est même pas dommage, car à force de voir ce genre de film, nous ne nous arrêtons plus à ce « genre de détail ».




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