L’Invasion du Lointain est le sixième opus initié par l’un des maîtres de l’horreur moderne : James Wan, réalisateur des deux premiers (et meilleurs films) de la franchise. Le troisième chapitre, de Leigh Whannell sorti en 2015 était plutôt sympathique avant que le quatrième : Insidious – La Dernière clé (2018) vienne amorcer la descente aux enfers de la licence d’horreur, confirmé par le métrage réalisé par Patrick Wilson en 2023, qui incarne le personnage de Josh Lambert dans les deux premiers volets. Trois ans après, la question se pose : Est-ce que Insidious : L’invasion du Lointain se rapproche du niveau des deux premiers films ? Vous avez la réponse dans le titre de cet article…

Spoilers

UN SCHÉMA REDONDANT

Outre le fait qu’Insidious : L’invasion du Lointain repose sur un très mauvais scénario vu et revu dans son genre, il espère compter sur son fan service pour rappeler le travail de James Wan inégalé. Une narration qui rappelle trop celle du premier film avec ce schéma quasiment identique à celui de Josh Lambert. Un enfant victime du surnaturel avant d’y être une nouvelle fois confronté à l’âge adulte en apprenant l’existence de son don, qui est la capacité de pouvoir voyager entre deux mondes : le sien et le Lointain, abritant les esprits. Sans oublier que cette compétence est héréditaire et que tout comme Dalton (Ty Simpkins), l’enfant de Gemma sera elle aussi porteuse de cette aptitude. De plus, le montage va tout comme Insidious : chapitre 1 et 2 se compléter par la révélation du point de vue du Lointain. Ici, ce mécanisme est (re)fait de manière bien moins inspiré, voulant essayer de copier ce qui a déjà été fait, en moins bien. D’ailleurs, comme il est expliqué pour pouvoir « justifier » les innombrables schémas qui peuvent se répéter dans de potentielles suites qui personnellement est loin de me ravir : dans le Lointain, quand une porte se ferme, une autre s’ouvre.

Quelques rajouts ont été proposés, tels que la fonction de transporteur de Gemma (Amelia Eve) ou la présence de ces trois êtres terrifiants appelés les Acolytes aidant l’esprit de leur gourou démoniaque à passer du Lointain au monde réel. Des individus intéressants, même s’ils ne sont malheureusement pas assez développés. Néanmoins, le film n’est pas une catastrophe grâce à cette longue séquence de backrooms dans un canapé. Une scène claustrophobique, utilisant les visages glaçants des trois membres de la secte venant se glisser dans la pénombre du labyrinthe cauchemardesque, qui est peut-être la seule chose à sauver de ce métrage.

Copyright SonyStars Amelia Eve Film Insidious : l’invasion du lointain

Elise (Lin Shaye) aura eu le plus d’apparitions dans cette série de films, un personnage qui représente l’essence d’Insidious, ayant (encore et encore) la même fonction. Elle est la clé, l’aide apportée au protagoniste. Ce qui est plus problématique, c’est qu’Insidious use du fan service sans faire sens à la narration, que ce soit la présence de Parker Crane en mariée ou de sa mère armée d’un fusil à pompe, mais aussi de la créature rouge et noire, l’antagoniste du premier film. En bref, des apparitions isolées qui vont contribuer à faire d’Insidious – L’invasion du Lointain un mauvais nanar.