🇫🇷 Thierry Lhermitte
Acteur, Producteur, Réalisateur, Scénariste
Française
Détails
- Naissance :
- (Boulogne-Billancourt, France)
- Âge :
- 73 ans
- Carrière :
- Depuis 1972 (54 ans)
Thierry Lhermitte est un acteur, scénariste, producteur et réalisateur français né le 24 novembre 1952 à Boulogne-Billancourt. Il commence professionnellement au théâtre en 1972 et devient l’un des membres fondateurs de la troupe du Splendid. Les Bronzés, Les Bronzés font du ski et Le Père Noël est une ordure le rendent célèbre à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Il poursuit une carrière particulièrement abondante avec Les Ripoux, La Totale !, Un Indien dans la ville, Le Dîner de cons, Quai d’Orsay et La Finale, tout en travaillant comme scénariste et producteur. Également présent au théâtre et à la télévision, il incarne en 2026 le général Henri Giraud dans La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom. Il est par ailleurs engagé depuis 2002 auprès de la Fondation pour la Recherche Médicale.
Biographie complète
Acteur, scénariste, producteur et ponctuellement réalisateur français, Thierry Lhermitte naît le 24 novembre 1952 à Boulogne-Billancourt. Sa carrière, commencée professionnellement au théâtre en 1972, est indissociable de l’histoire du Splendid, troupe qu’il forme avec plusieurs de ses anciens camarades et qui renouvelle profondément la comédie française dans les années 1970 et 1980. Après les succès scéniques du groupe, Les Bronzés, Les Bronzés font du ski et Le Père Noël est une ordure installent durablement son visage dans le cinéma populaire français. Il développe ensuite une carrière personnelle particulièrement abondante, marquée par Les Ripoux, La Totale !, Un Indien dans la ville, Le Dîner de cons, Quai d’Orsay ou La Finale, tout en travaillant comme scénariste et producteur. À la télévision, il tient notamment le rôle principal de Doc Martin et joue dans Les Témoins. Resté actif au théâtre et au cinéma, il incarne en 2026 le général Henri Giraud dans La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom d’Antonin Baudry. En parallèle de son activité artistique, sa passion pour les sciences l’a conduit à devenir un soutien de longue date de la Fondation pour la Recherche Médicale.
Enfance à Boulogne-Billancourt et rencontre avec les futurs membres du Splendid
Thierry Lhermitte naît le 24 novembre 1952 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. Son nom complet est Thierry Michel Lhermitte. Durant sa scolarité au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, il rencontre plusieurs jeunes gens qui vont devenir ses partenaires de travail pendant plus d’un demi-siècle : Michel Blanc, Gérard Jugnot et Christian Clavier. Marie-Anne Chazel, puis Josiane Balasko et Bruno Moynot, rejoignent également l’aventure collective qui prendra le nom du Splendid.
Avant que le groupe ne soit identifié par le grand public, Lhermitte et ses camarades suivent des cours d’art dramatique et commencent à créer leurs propres spectacles. Thierry Lhermitte entreprend parallèlement des études d’économie, mais l’activité théâtrale prend progressivement le dessus. La particularité de cette génération du café-théâtre réside dans le fait que les interprètes ne se contentent pas de jouer : ils écrivent collectivement leurs sketches, leurs personnages et leurs pièces, développant une pratique qui conduira naturellement plusieurs d’entre eux vers l’écriture cinématographique.
Les premiers spectacles dès 1972
La première activité professionnelle théâtrale attestée de Thierry Lhermitte remonte à 1972. Il participe cette année-là au spectacle Non, Georges, pas ici, aux côtés notamment de Christian Clavier, Gérard Jugnot et Isabelle de Botton. Les archives de la Bibliothèque nationale de France documentent cette production comme un spectacle du Théâtre Laturlute le Poteau.
En 1973, Lhermitte retrouve Clavier et Jugnot dans J’vais craquer, spectacle à sketches également interprété avec Fabienne Barbey et mis en scène par Vincent Kaldor au Café-théâtre de l’Odéon. L’année suivante, les trois hommes apparaissent dans Ma tête est malade, mis en scène par Michel Blanc au Splendid. Ces spectacles constituent les fondations d’un travail collectif qui se développe à une époque où le café-théâtre parisien offre à de jeunes auteurs-interprètes un espace particulièrement favorable à l’expérimentation.
En 1974, la troupe du Splendid se structure autour de Christian Clavier, Michel Blanc, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Marie-Anne Chazel et plusieurs partenaires qui participent à ses premières années, parmi lesquels Valérie Mairesse, Josiane Balasko et Bruno Moynot. L’écriture collective, la création de personnages immédiatement identifiables et l’observation des comportements sociaux deviennent des éléments récurrents de leur travail.
Les premières apparitions au cinéma
Le développement du Splendid coïncide avec les premières expériences cinématographiques de Thierry Lhermitte. Il apparaît dès 1973 dans L’An 01, projet collectif initié par Jacques Doillon à partir de la bande dessinée de Gébé. En 1974, il tient de petits rôles dans plusieurs films, parmi lesquels Les Valseuses de Bertrand Blier et Que la fête commence… de Bertrand Tavernier.
Ces apparitions restent encore modestes. Lhermitte et ses partenaires sont alors principalement des comédiens de café-théâtre, et leur identité artistique se construit davantage sur scène que devant les caméras. Il continue néanmoins à apparaître dans différentes productions, notamment Des enfants gâtés de Bertrand Tavernier en 1977.
L’écriture cinématographique entre également très tôt dans son parcours. Il est crédité comme scénariste du court métrage Bonne présentation exigée en 1974 et participe à l’idée de C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule…. Son métier de scénariste n’est donc pas une activité apparue tardivement : il accompagne presque dès l’origine son travail d’interprète et d’auteur de café-théâtre.
Le Splendid et Amour, coquillages et crustacés
La troupe développe progressivement plusieurs spectacles qui rencontrent un public croissant. Parmi eux figure Amour, coquillages et crustacés, créé dans la seconde moitié des années 1970. Cette pièce située dans un club de vacances devient la matrice de Les Bronzés.
Le passage du théâtre au cinéma est déterminant. Les personnages et les situations imaginés collectivement par la troupe doivent être adaptés à un autre langage et à une production destinée à un public beaucoup plus large. Patrice Leconte est choisi pour réaliser le film, produit par Yves Rousset-Rouard.
Les Bronzés et la naissance de Popeye
Sorti en 1978, Les Bronzés marque le véritable changement d’échelle dans la carrière de Thierry Lhermitte. Il y interprète Robert Lespinasse, surnommé Popeye, animateur de club de vacances volontiers séducteur. Autour de lui figurent notamment Christian Clavier, Michel Blanc, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel et Dominique Lavanant.
Le film transpose à l’écran l’univers construit par la troupe sur scène. Thierry Lhermitte participe également au scénario, comme les autres membres du Splendid impliqués dans l’adaptation. Le succès du film transforme les comédiens en figures populaires du cinéma français et associe durablement chacun d’eux à des personnages devenus emblématiques.
Un an plus tard, Patrice Leconte réalise Les Bronzés font du ski. Lhermitte reprend le rôle de Popeye, cette fois dans une station de sports d’hiver. Le scénario est de nouveau écrit collectivement par l’équipe du Splendid. Les deux films deviennent avec le temps des références majeures de la comédie populaire française et demeurent parmi les œuvres les plus directement associées à la troupe.
Le Père Noël est une ordure
Le Splendid connaît un autre succès déterminant avec Le Père Noël est une ordure. La pièce est créée au théâtre avant d’être adaptée au cinéma en 1982 sous la direction de Jean-Marie Poiré. Thierry Lhermitte interprète Pierre Mortez, bénévole de permanence le soir de Noël dans une association d’aide téléphonique, aux côtés notamment d’Anémone, Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Gérard Jugnot et Bruno Moynot.
Lhermitte participe à l’écriture du scénario avec ses partenaires du Splendid. Le film prolonge donc directement la méthode collective développée depuis leurs débuts : les acteurs sont également auteurs d’un univers et de personnages qu’ils connaissent déjà pour les avoir construits sur scène.
Après Les Bronzés, Les Bronzés font du ski et Le Père Noël est une ordure, les membres du groupe commencent progressivement à développer davantage leurs carrières individuelles. Ils continuent néanmoins à se retrouver régulièrement dans différentes productions, et l’identité du Splendid reste durablement associée à leurs parcours respectifs.
Les années 1980 : une carrière personnelle s’impose
Au début des années 1980, Thierry Lhermitte devient l’un des acteurs les plus régulièrement sollicités de la comédie française. Il joue notamment avec Isabelle Adjani dans L’Année prochaine… si tout va bien de Jean-Loup Hubert en 1981. La même année, il apparaît dans Les hommes préfèrent les grosses de Jean-Marie Poiré, adapté d’une pièce de Josiane Balasko.
En 1983, il tourne notamment dans La Femme de mon pote de Bertrand Blier et retrouve une partie de ses partenaires du Splendid dans Papy fait de la résistance de Jean-Marie Poiré. Sa filmographie s’étend alors au-delà des projets directement issus de la troupe, même si ses collaborations avec ses anciens partenaires demeurent fréquentes.
Les Ripoux et Philippe Noiret
En 1984, Claude Zidi réunit Thierry Lhermitte et Philippe Noiret dans Les Ripoux. Lhermitte incarne François Lesbuche, jeune policier initialement attaché aux règles, placé aux côtés de René Boisrond, policier parisien beaucoup plus accommodant avec la légalité, interprété par Noiret.
Le tandem devient l’un des plus importants de la carrière de Lhermitte. Le succès du film entraîne une suite, Ripoux contre ripoux, sortie en 1990, puis un troisième volet, Ripoux 3, en 2003. Sur près de vingt ans, Lhermitte retrouve ainsi régulièrement Philippe Noiret et Claude Zidi autour des mêmes personnages.
Le premier Ripoux permet également à Lhermitte de s’inscrire dans une comédie policière reposant moins sur l’identité collective du Splendid que sur son association avec un acteur d’une génération précédente. Cette évolution accompagne son installation comme interprète capable de porter des productions indépendamment de ses partenaires historiques.
Les Rois du gag, Nuit d’ivresse et l’écriture
Thierry Lhermitte retrouve Gérard Jugnot dans Les Rois du gag de Claude Zidi en 1985. Il poursuit ensuite son travail de scénariste avec Nuit d’ivresse, adapté de la pièce écrite par Josiane Balasko et Michel Blanc. Le film de Bernard Nauer, sorti en 1986, réunit Lhermitte et Josiane Balasko.
Son activité de scénariste devient ainsi une dimension récurrente de sa carrière. Après les films du Splendid, il participe à l’écriture de plusieurs projets dont il est également interprète. Cette double fonction se développera encore dans les années 1990 avec Les Secrets professionnels du Dr Apfelglück et surtout Un Indien dans la ville.
Les années 1990 : acteur, scénariste, producteur et réalisateur
Au début des années 1990, Thierry Lhermitte élargit encore son activité. Il retrouve Claude Zidi pour Ripoux contre ripoux puis La Totale !, sorti en 1991. Dans ce dernier film, il interprète François Voisin, homme menant une double vie entre son foyer et son activité d’agent secret. Le film sera ensuite adapté aux États-Unis par James Cameron sous le titre True Lies.
En 1991, Lhermitte participe à un projet atypique, Les Secrets professionnels du Dr Apfelglück. Cette comédie à sketches est réalisée par plusieurs cinéastes, parmi lesquels Alessandro Capone, Stéphane Clavier, Mathias Ledoux, Hervé Palud et Thierry Lhermitte lui-même. Il en écrit le scénario avec Philippe Bruneau, participe à la production et interprète le docteur Apfelglück.
Cette expérience constitue son crédit attesté de réalisateur de cinéma. Elle demeure cependant isolée dans sa carrière : Lhermitte ne se réoriente pas ensuite vers une activité régulière de metteur en scène et continue principalement comme acteur, scénariste et producteur.
Un Indien dans la ville
En 1994, Thierry Lhermitte joue un rôle déterminant dans la conception d’Un Indien dans la ville, réalisé par Hervé Palud. Il en est à la fois acteur, scénariste et producteur. Il interprète Stéphane Marchado, homme d’affaires parisien qui découvre l’existence de son fils Mimi-Siku, élevé en Amazonie par sa mère.
Le film réunit également Patrick Timsit, Ludwig Briand, Miou-Miou et Arielle Dombasle. Son important succès commercial en France en fait l’un des films majeurs de la carrière de Lhermitte dans les années 1990. Le projet illustre également son implication dans la fabrication des films au-delà de l’interprétation.
Une adaptation américaine, Jungle 2 Jungle, est réalisée quelques années plus tard avec Tim Allen. Lhermitte est associé à cette version comme producteur et son scénario original est crédité comme source de l’adaptation.
Producteur de cinéma
Durant les années 1990, Thierry Lhermitte développe en effet une véritable activité de producteur. Il produit ou coproduit plusieurs films, parmi lesquels Les Secrets professionnels du Dr Apfelglück, Un Indien dans la ville, Quatre garçons pleins d’avenir, Les Collègues, Charité biz’ness, C’est pas ma faute ! et Le Prince du Pacifique.
Cette activité accompagne souvent des projets auxquels il participe également comme auteur ou interprète. Elle confirme que sa carrière ne se limite pas à celle d’un comédien engagé sur des productions extérieures : pendant cette période, il intervient directement dans le développement et la fabrication de plusieurs films.
Après Le Prince du Pacifique, sorti en 2000, il réduit cependant fortement cette activité de production. Son parcours ultérieur se concentre de nouveau davantage sur l’interprétation.
Le Dîner de cons
En 1998, Thierry Lhermitte tient l’un des rôles principaux du Dîner de cons de Francis Veber, adaptation de la pièce à succès du même auteur. Il incarne Pierre Brochant, éditeur parisien qui participe avec ses amis à des dîners au cours desquels chaque invité doit amener une personne choisie à son insu pour son caractère jugé extravagant. Jacques Villeret interprète François Pignon.
Le film rencontre un très important succès en salles et devient l’un des grands succès populaires de la carrière de Lhermitte. Son rôle repose sur un mécanisme particulier : Pierre Brochant commence le récit en position de supériorité avant de perdre progressivement le contrôle de sa soirée face aux initiatives de François Pignon.
Le Dîner de cons inscrit définitivement Lhermitte parmi les principaux visages de la comédie française de la fin du XXe siècle, vingt ans après le succès des premiers Bronzés.
Des rôles plus dramatiques
Si la comédie domine largement sa filmographie, Thierry Lhermitte cherche régulièrement à s’en éloigner. En 2002, il tient notamment le rôle principal d’Une affaire privée de Guillaume Nicloux, où il interprète le détective privé François Manéri. Le film l’inscrit dans un registre policier beaucoup plus sombre que les œuvres auxquelles le public l’associe généralement.
Cette alternance entre comédie et rôles plus graves devient plus visible au fil des années. Lhermitte apparaît dans des polars, des drames et des productions télévisuelles qui exploitent un registre différent de celui développé avec le Splendid.
Retrouvailles avec le Splendid dans Les Bronzés 3
En 2006, près de trois décennies après le premier film, Patrice Leconte réunit les principaux interprètes du Splendid pour Les Bronzés 3 : Amis pour la vie. Thierry Lhermitte reprend le rôle de Popeye aux côtés de Christian Clavier, Michel Blanc, Gérard Jugnot, Josiane Balasko et Marie-Anne Chazel.
Lhermitte participe également au scénario avec Christian Clavier et Gérard Jugnot. Le film constitue donc à la fois des retrouvailles devant la caméra et un retour à la pratique d’écriture collective qui avait caractérisé les débuts du groupe.
La sortie du film devient un événement populaire majeur en France. Au-delà de sa réception, le projet témoigne de la permanence du lien entre les membres de la troupe et de la place occupée par les personnages des Bronzés dans leur histoire commune.
La télévision et Doc Martin
À partir des années 2000, Thierry Lhermitte travaille davantage pour la télévision. Après plusieurs téléfilms, il accepte notamment le rôle principal de la version française de Doc Martin, adaptée de la série britannique du même nom.
Diffusée sur TF1 à partir de 2011, la série lui confie le rôle du docteur Martin Le Foll, chirurgien contraint de s’installer comme médecin généraliste dans un village breton fictif. Lhermitte porte la série durant quatre saisons avant de quitter le programme en 2015.
Cette expérience lui offre l’un de ses rôles télévisuels les plus durables. Elle intervient à une période où sa carrière au cinéma se poursuit mais où les séries françaises occupent une place croissante dans son activité.
Quai d’Orsay et le ministre Alexandre Taillard de Vorms
En 2013, Thierry Lhermitte retrouve Bertrand Tavernier dans Quai d’Orsay, plusieurs décennies après ses petites apparitions dans les premiers films du réalisateur. Adapté de la bande dessinée de Christophe Blain et Antonin Baudry, alors connu comme auteur sous le pseudonyme d’Abel Lanzac, le film plonge dans le fonctionnement du ministère français des Affaires étrangères.
Lhermitte interprète Alexandre Taillard de Vorms, ministre inspiré par Dominique de Villepin. Raphaël Personnaz joue Arthur Vlaminck, jeune conseiller chargé du langage qui découvre le fonctionnement du cabinet. Niels Arestrup interprète Claude Maupas, directeur de cabinet.
Le rôle permet à Lhermitte de construire un personnage public à la fois énergique, théâtral et constamment absorbé par les enjeux diplomatiques et la préparation de ses discours. Son interprétation lui vaut notamment une nomination au prix Lumières du meilleur acteur en 2014.
Quai d’Orsay acquiert une résonance particulière dans son parcours lorsqu’il rejoint plus d’une décennie plus tard La Bataille de Gaulle, réalisé cette fois directement par Antonin Baudry.
Les Témoins et le registre policier
En 2015, Thierry Lhermitte tient le rôle de Paul Maisonneuve dans la première saison de Les Témoins, série policière créée par Marc Herpoux et Hervé Hadmar. Il y incarne un ancien policier confronté à une série d’affaires dans le nord de la France.
Le projet confirme sa volonté de travailler dans des registres éloignés de la comédie. La télévision lui offre alors des personnages plus sombres et une narration développée sur plusieurs épisodes, tandis que le cinéma continue à l’employer aussi bien dans des comédies que dans des rôles dramatiques.
La Finale et le prix d’interprétation à l’Alpe d’Huez
En 2018, Thierry Lhermitte partage l’affiche de La Finale de Robin Sykes avec Rayane Bensetti. Il y interprète Roland, grand-père atteint de la maladie d’Alzheimer, que son petit-fils doit accompagner alors qu’il souhaite parallèlement participer à une finale de basket.
Le rôle lui vaut le prix d’interprétation masculine au Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez en 2018. Le film lui permet de conjuguer comédie et sujet médical dans un registre plus émotionnel que nombre de ses grands succès populaires.
Cette période correspond également à un engagement public déjà ancien de l’acteur en faveur de la recherche médicale. Sa participation à La Finale ne doit cependant pas être confondue avec cet engagement : son soutien à la Fondation pour la Recherche Médicale a commencé bien avant le film.
Retour au théâtre avec Fleurs de soleil
Le théâtre, qui avait lancé sa carrière au début des années 1970, retrouve une place importante dans son activité à partir de 2019 avec Fleurs de soleil. Seul en scène, Thierry Lhermitte porte l’adaptation du livre de Simon Wiesenthal Le Tournesol, dans une mise en scène de Steve Suissa.
Le spectacle repose sur une interrogation morale née de l’expérience de Wiesenthal pendant la Seconde Guerre mondiale : confronté à un soldat SS mourant qui lui demande pardon, peut-il ou doit-il pardonner au nom des victimes ? Lhermitte interprète le récit et les différentes voix qui nourrissent cette réflexion.
Ce retour au seul-en-scène intervient près d’un demi-siècle après ses premiers spectacles de café-théâtre et illustre l’étendue de son parcours théâtral, passé de la création comique collective à un texte historique et philosophique.
Le Splendid honoré aux César
En mars 2021, l’Académie des arts et techniques du cinéma remet un César anniversaire à la troupe du Splendid. Thierry Lhermitte reçoit cette distinction avec Josiane Balasko, Michel Blanc, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Gérard Jugnot et Bruno Moynot.
Cette récompense spéciale célèbre collectivement une troupe dont les créations théâtrales et cinématographiques ont marqué plusieurs décennies de comédie française. Elle intervient plus de quarante ans après Les Bronzés et Les Bronzés font du ski, alors que chacun de ses membres a depuis longtemps développé sa propre carrière.
La disparition de Michel Blanc en octobre 2024 donne par la suite une dimension nouvelle à cette histoire collective. Les autres membres du Splendid continuent néanmoins d’évoquer et de célébrer régulièrement le parcours partagé qui a lancé leurs carrières.
Une activité toujours soutenue dans les années 2020
Thierry Lhermitte demeure très actif dans les années 2020. Il apparaît notamment dans Mystère à Saint-Tropez, Alors on danse, Hommes au bord de la crise de nerfs, Joyeuse retraite 2, Sexygénaires, Chasse gardée et N’avoue jamais.
En parallèle, il poursuit son travail de voix. Il prête notamment sa voix française à Sir Lionel Frost dans le film d’animation Monsieur Link et interprète Panoramix dans la série d’animation Astérix & Obélix : Le Combat des chefs réalisée par Alain Chabat et Fabrice Joubert.
Cette période confirme la longévité exceptionnelle de sa carrière. Plus de cinquante ans après ses premiers spectacles professionnels, Lhermitte continue à alterner cinéma, télévision, théâtre et doublage.
Henri Giraud dans La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom
En 2026, Thierry Lhermitte rejoint Antonin Baudry pour La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom, deuxième partie du diptyque historique consacré à Charles de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale. Simon Abkarian incarne de Gaulle, tandis que Lhermitte interprète le général Henri Giraud.
Le personnage historique occupe une position centrale dans les rivalités politiques qui accompagnent la recomposition du commandement français en Afrique du Nord. Après l’opération Torch et l’assassinat de l’amiral Darlan, Giraud bénéficie notamment du soutien des autorités américaines et se retrouve engagé dans une confrontation politique avec de Gaulle autour de la direction française.
Le rôle constitue pour Lhermitte une nouvelle incursion dans le registre historique. Il retrouve surtout Antonin Baudry treize ans après avoir incarné dans Quai d’Orsay le ministre fictif directement inspiré de Dominique de Villepin, personnage créé par Baudry et Christophe Blain dans leur bande dessinée.
La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom sort en France le 26 juin 2026. À 73 ans, Thierry Lhermitte poursuit ainsi une carrière cinématographique commencée au début des années 1970, dans un rôle très éloigné de l’image comique qui l’avait rendu célèbre avec le Splendid.
Scénariste au-delà du Splendid
L’activité de scénariste de Thierry Lhermitte constitue une partie importante de sa carrière. Ses premiers crédits remontent aux années 1970 et sont d’abord étroitement associés à la création collective du Splendid. Il participe aux scénarios des Bronzés, des Bronzés font du ski et du Père Noël est une ordure.
Il poursuit ensuite l’écriture indépendamment de la troupe. Il est notamment scénariste de Nuit d’ivresse, des Secrets professionnels du Dr Apfelglück, d’Un Indien dans la ville, de C’est pas ma faute ! et du Prince du Pacifique. Il participe également au scénario des Bronzés 3 : Amis pour la vie avec Christian Clavier et Gérard Jugnot.
Cette activité permet de comprendre que son apport à plusieurs de ses grands succès ne se limite pas à l’interprétation. Comme nombre de membres du Splendid, Lhermitte appartient à une tradition d’acteurs-auteurs dont les personnages ont d’abord été construits par l’écriture et la scène avant de passer au cinéma.
Un engagement durable pour la recherche médicale
En dehors de sa carrière artistique, Thierry Lhermitte est particulièrement engagé auprès de la Fondation pour la Recherche Médicale. Passionné par les sciences, il devient parrain de la Fondation au début des années 2000. Les archives de la FRM attestent déjà son rôle de parrain en 2004 et indiquent en 2007 qu’il exerce cette fonction depuis cinq ans, situant le début de cet engagement en 2002.
Son implication ne se limite pas à prêter son image à l’organisation. Il effectue régulièrement des visites dans des laboratoires soutenus par la Fondation, rencontre les chercheurs et contribue ensuite à expliquer leurs travaux au grand public. La FRM indique qu’il a réalisé plus d’une centaine de visites de laboratoires en une vingtaine d’années.
Cette activité a notamment donné lieu à des interventions dans les médias. Sur France Inter, il tient une chronique santé liée à la Fondation dans l’émission Grand bien vous fasse !, au cours de laquelle il présente des travaux de recherche après avoir rencontré les équipes scientifiques concernées. En janvier 2026, il se rend par exemple à l’Institut Curie afin d’évoquer des recherches consacrées aux métastases cancéreuses.
Lhermitte explique publiquement son engagement par son intérêt ancien pour les sciences et par son admiration pour le travail des chercheurs. La vulgarisation devient ainsi une activité régulière en parallèle de son métier d’acteur, avec l’objectif de rendre accessibles au grand public des recherches biomédicales complexes.
Une carrière construite sur le collectif et la diversification
La trajectoire de Thierry Lhermitte peut être lue à travers plusieurs périodes sans qu’aucune n’efface complètement la précédente. Le café-théâtre du début des années 1970 lui apprend à écrire et jouer collectivement. Le cinéma du Splendid lui apporte une popularité nationale. Les années 1980 et 1990 l’installent ensuite comme acteur capable de porter des films indépendamment du groupe, tandis que l’écriture et la production lui permettent de participer directement à la conception de plusieurs projets.
Sa tentative de réalisation avec Les Secrets professionnels du Dr Apfelglück demeure ponctuelle, mais elle confirme la diversité de ses fonctions dans le cinéma. À différentes périodes, Lhermitte a ainsi été acteur, scénariste, producteur et réalisateur, même si l’interprétation constitue de très loin l’activité la plus continue de son parcours.
La télévision lui offre ensuite des rôles au long cours avec Doc Martin ou Les Témoins, tandis que le théâtre redevient particulièrement visible avec Fleurs de soleil. Dans le même temps, il continue à tourner dans des comédies populaires et accepte des personnages historiques ou dramatiques qui élargissent progressivement son registre.
Distinctions et reconnaissance
Thierry Lhermitte reçoit en 1981 le prix Jean-Gabin, récompense alors destinée à distinguer un jeune espoir masculin du cinéma français. Plusieurs décennies plus tard, son interprétation dans Quai d’Orsay lui vaut une nomination au prix Lumières du meilleur acteur en 2014.
En 2018, il reçoit le prix d’interprétation masculine du Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez pour La Finale. En 2021, l’Académie des César distingue collectivement le Splendid avec un César anniversaire remis à Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Michel Blanc, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Gérard Jugnot et Bruno Moynot.
Ces récompenses reflètent différentes dimensions de son parcours : l’émergence d’un jeune acteur au début des années 1980, sa capacité à aborder des personnages plus éloignés de son image comique et, enfin, la reconnaissance institutionnelle du rôle historique joué par le Splendid dans le cinéma français.
Plus d’un demi-siècle de carrière
Au 21 septembre 2026, Thierry Lhermitte demeure en activité. Sa première activité professionnelle théâtrale attestée remontant à 1972, son parcours dépasse désormais cinquante ans. Cette longévité s’accompagne d’une filmographie particulièrement abondante et d’une capacité à circuler entre plusieurs formes de spectacle.
Son nom reste naturellement associé à Popeye des Bronzés, Pierre Mortez du Père Noël est une ordure, François Lesbuche des Ripoux et Pierre Brochant du Dîner de cons. Ces personnages ne résument pourtant pas son parcours. Une affaire privée, Quai d’Orsay, Les Témoins, La Finale, Fleurs de soleil ou La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom témoignent d’autres orientations de son travail.
Son histoire professionnelle demeure enfin inséparable de celle du Splendid. Les rencontres faites au lycée puis dans les premiers cours de théâtre ont donné naissance à une collaboration qui a traversé les décennies et produit plusieurs des comédies françaises les plus durablement populaires. Mais Lhermitte a parallèlement construit une carrière personnelle de grande ampleur, devenant successivement acteur de premier plan, scénariste, producteur, réalisateur ponctuel, interprète de télévision et comédien de théâtre.
De ses premiers spectacles avec Christian Clavier et Gérard Jugnot en 1972 à son incarnation du général Henri Giraud en 2026, Thierry Lhermitte traverse ainsi plus d’un demi-siècle de spectacle français. Son parcours relie le café-théâtre des années 1970, l’âge d’or populaire du Splendid, les grandes comédies des décennies suivantes, la télévision contemporaine et des rôles plus dramatiques ou historiques, tout en maintenant en parallèle un engagement durable en faveur de la recherche médicale.
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La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom (2026)
Biopic, Drame, Guerre, Historique, Thriller
Entre 1943 et 1944, Charles de Gaulle poursuit depuis l'étranger son combat pour libérer la France. Alors que la Résistance intérieure doit être unifiée et que les rapports avec les Alliés restent difficiles, il cherche à imposer la légitimité de la France libre et à préparer le retour du pays parmi les nations victorieuses.
