🇺🇸 Laura Harrier
Acteur
Américaine
Détails
- Date de naissance :
- Lieu de naissance :
- Chicago, États-Unis
- Carrière :
- Depuis 2013
Laura Harrier, née le 28 mars 1990 à Chicago, est une actrice américaine. Après une première carrière dans le mannequinat, elle se forme au William Esper Studio à New York et débute comme actrice en 2013 dans le feuilleton One Life to Live. Elle accède à une notoriété internationale en interprétant Liz dans Spider-Man: Homecoming en 2017, puis joue Patrice Dumas dans BlacKkKlansman de Spike Lee, présenté au Festival de Cannes 2018. Elle poursuit sa carrière à la télévision avec Hollywood, Mike et Doctor Odyssey, et au cinéma avec notamment White Men Can’t Jump. En 2026, elle incarne la productrice Suzanne de Passe dans Michael d’Antoine Fuqua, consacré à Michael Jackson. Plusieurs autres projets cinématographiques sont alors en production.
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Biographie complète
Laura Harrier, née Laura Ruth Harrier le 28 mars 1990 à Chicago, dans l’Illinois, est une actrice américaine, également connue pour son parcours antérieur dans le mannequinat. Élevée dans la région de Chicago, elle s’installe à New York après le lycée et travaille d’abord comme mannequin avant de se former au métier d’actrice au William Esper Studio. Elle obtient son premier rôle télévisé important en 2013 dans le feuilleton One Life to Live, où elle interprète Destiny Evans. Sa carrière prend une dimension internationale avec Spider-Man: Homecoming en 2017, dans lequel elle joue Liz face à Tom Holland. L’année suivante, Spike Lee lui confie le rôle de Patrice Dumas dans BlacKkKlansman, film présenté au Festival de Cannes et nommé à six Oscars. Elle poursuit ensuite son parcours entre cinéma et télévision avec Hollywood, Mike, White Men Can’t Jump et Doctor Odyssey. En 2026, elle incarne la productrice Suzanne de Passe dans Michael, le film biographique réalisé par Antoine Fuqua consacré à Michael Jackson.
Enfance dans la région de Chicago
Laura Ruth Harrier naît le 28 mars 1990 à Chicago, dans l’Illinois. Elle grandit dans la région de Chicago et fréquente l’Evanston Township High School, à Evanston, dont elle sort diplômée en 2008. Elle évoquera régulièrement Chicago comme sa ville d’origine malgré son installation ultérieure à New York puis à Los Angeles.
Durant son adolescence, elle commence à travailler comme mannequin. Cette première expérience professionnelle la conduit progressivement vers New York et l’industrie de la mode. Elle travaille notamment pour des marques et des publications avant de comprendre que l’interprétation l’intéresse davantage que le mannequinat. Dans plusieurs entretiens, Harrier explique avoir particulièrement apprécié les situations dans lesquelles elle pouvait parler, développer une personnalité ou construire un personnage, plutôt que de se limiter à poser devant l’objectif.
Après le lycée, elle part pour New York avec l’intention initiale de poursuivre des études universitaires. Elle s’oriente finalement vers le mannequinat puis vers une formation professionnelle d’actrice. Cette transition marque le véritable point de départ de son parcours artistique.
Du mannequinat à la formation d’actrice
Installée à New York, Laura Harrier travaille comme mannequin et apparaît dans différentes campagnes publicitaires et publications. Son activité lui permet de découvrir le fonctionnement professionnel des séances photographiques et de l’industrie de la mode, mais elle décide progressivement de réorienter sa carrière vers l’interprétation.
Elle rejoint le William Esper Studio, école new-yorkaise consacrée à la formation des acteurs. Elle y étudie notamment une approche du jeu issue de la technique développée par Sanford Meisner. Harrier décrira cette période comme une étape importante de sa formation, lui permettant d’explorer plus directement les émotions, la présence et les relations entre interprètes.
Son passage par une véritable école d’art dramatique distingue clairement le début de sa carrière d’actrice de son travail antérieur comme mannequin. Lorsqu’elle commence à auditionner pour des productions télévisées et cinématographiques, elle dispose ainsi d’une formation spécifique à l’interprétation.
One Life to Live et les débuts professionnels comme actrice
Laura Harrier commence sa carrière professionnelle d’actrice à la télévision en 2013. Elle obtient le rôle de Destiny Evans dans la nouvelle version du feuilleton américain One Life to Live. Le personnage avait auparavant été interprété par Shenell Edmonds.
Cette reprise de One Life to Live est produite pour une diffusion en ligne après l’arrêt de la version télévisée historique du feuilleton. Harrier apparaît dans de nombreux épisodes au cours de l’année 2013. Cette expérience constitue son premier rôle régulier important et lui permet de travailler de manière soutenue devant la caméra.
La même période lui apporte d’autres opportunités à la télévision. Elle participe notamment au pilote Galyntine, réalisé par Greg Nicotero, et apparaît dans la série policière Unforgettable. Ces premiers rôles installent progressivement son activité d’actrice après plusieurs années consacrées au mannequinat et à sa formation.
Premières expériences au cinéma
Laura Harrier fait ses premiers pas dans le long métrage au milieu des années 2010. Elle apparaît dans The Last Five Years, adaptation cinématographique de la comédie musicale de Jason Robert Brown réalisée par Richard LaGravenese et sortie en 2014. Anna Kendrick et Jeremy Jordan y tiennent les rôles principaux.
En 2015, Harrier interprète Dorothy Cuda dans 4th Man Out, comédie dramatique réalisée par Andrew Nackman. Le film suit un groupe d’amis dont l’équilibre évolue lorsque l’un d’eux annonce son homosexualité. Harrier y occupe un rôle secondaire.
Elle participe également au court métrage The Realest Real, réalisé par Carrie Brownstein. Ces projets précèdent le rôle qui va véritablement donner une dimension internationale à sa carrière.
Une première rencontre professionnelle avec Steve McQueen
À la fin de sa formation d’actrice, Laura Harrier est choisie pour participer à Codes of Conduct, projet de série développé pour HBO par le réalisateur Steve McQueen. Le cinéaste vient alors de connaître une importante reconnaissance avec 12 Years a Slave.
HBO commande initialement le projet, mais celui-ci n’aboutit finalement pas à une série diffusée. Cette expérience n’apparaît donc pas dans la filmographie de Harrier comme une œuvre commercialisée, mais elle constitue une étape professionnelle de son parcours. Elle intervient alors que l’actrice sort de sa formation et commence à être considérée pour des productions plus importantes.
Spider-Man: Homecoming et la révélation internationale
Laura Harrier obtient son premier rôle dans une grande production hollywoodienne avec Spider-Man: Homecoming, réalisé par Jon Watts et sorti en 2017. Le film constitue le premier long métrage centré sur le Spider-Man interprété par Tom Holland après l’introduction du personnage dans Captain America: Civil War.
Harrier interprète Liz, élève du lycée fréquenté par Peter Parker et jeune femme pour laquelle celui-ci éprouve des sentiments. Le personnage est également la fille d’Adrian Toomes, interprété par Michael Keaton. Robert Downey Jr., Marisa Tomei, Jon Favreau, Zendaya, Jacob Batalon, Donald Glover et Tony Revolori figurent également dans la distribution.
Le rôle place Harrier au sein de l’univers cinématographique Marvel et lui apporte une exposition internationale considérable. Jusqu’alors principalement connue pour son travail télévisuel et quelques films indépendants, elle devient identifiable par le grand public grâce à une production distribuée mondialement.
Le contexte scolaire de Spider-Man: Homecoming possède également une résonance particulière avec son parcours. Jon Watts conçoit son film en partie dans l’esprit des comédies adolescentes de John Hughes, dont plusieurs avaient été tournées dans la région de Chicago où Harrier avait grandi. L’actrice a elle-même évoqué les souvenirs de ses années de lycée suscités par le tournage.
Patrice Dumas dans BlacKkKlansman
Après Spider-Man: Homecoming, Laura Harrier obtient l’un des rôles les plus importants de sa carrière avec BlacKkKlansman de Spike Lee. Le film, sorti en 2018, est inspiré de l’histoire de Ron Stallworth, policier afro-américain de Colorado Springs ayant infiltré une organisation locale du Ku Klux Klan dans les années 1970.
John David Washington interprète Stallworth et Adam Driver joue Flip Zimmerman, collègue chargé d’incarner physiquement Stallworth lors des rencontres avec les membres du Klan. Harrier interprète Patrice Dumas, présidente d’une organisation étudiante noire et militante engagée dans les mouvements politiques de l’époque.
Contrairement à Ron Stallworth, Patrice Dumas n’est pas la transposition directe d’une personne présente dans le récit autobiographique à l’origine du film. Le personnage est conçu à partir de plusieurs références historiques liées aux mouvements noirs américains. Pour préparer son rôle, Harrier effectue un travail documentaire important. Elle étudie notamment les mouvements politiques de la période, regarde des archives et des films des années 1970 et lit des textes recommandés par Spike Lee.
Elle rencontre également Kathleen Cleaver, ancienne responsable du Black Panther Party, et étudie le parcours d’Angela Davis. Harrier explique avoir cherché à comprendre plus particulièrement le rôle des femmes dans les mouvements militants noirs, souvent moins représenté à l’écran que celui de leurs homologues masculins.
Son travail de préparation inclut également des recherches auprès de personnes ayant fréquenté le Colorado College au début des années 1970. Spike Lee demande par ailleurs à ses interprètes de développer en détail l’histoire personnelle de leurs personnages. Harrier rédige ainsi une biographie fictive de Patrice afin de préciser son parcours et ses motivations.
Le Festival de Cannes et la reconnaissance de BlacKkKlansman
BlacKkKlansman est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2018. Laura Harrier accompagne le film sur la Croisette aux côtés de Spike Lee et d’une partie de la distribution. Le long métrage reçoit le Grand Prix du Festival.
Le film poursuit ensuite son parcours international et obtient six nominations aux Oscars, dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Spike Lee. Il remporte l’Oscar du meilleur scénario adapté, attribué à Charlie Wachtel, David Rabinowitz, Kevin Willmott et Spike Lee.
Harrier partage avec plusieurs membres de la distribution une nomination au Screen Actors Guild Award de la meilleure distribution d’un film. La liste comprend notamment John David Washington, Adam Driver, Topher Grace, Corey Hawkins et Harry Belafonte. Son interprétation de Patrice constitue ainsi une étape importante après le succès beaucoup plus commercial de Spider-Man: Homecoming.
Fahrenheit 451 et les projets de la fin des années 2010
En 2018, Laura Harrier participe également à Fahrenheit 451, téléfilm réalisé par Ramin Bahrani et adapté du roman de Ray Bradbury. Michael B. Jordan et Michael Shannon y tiennent les rôles principaux. Harrier est associée au personnage de Millie Montag, mais ses scènes ne figurent pas dans la version finale diffusée.
Cette distinction est importante dans l’établissement de sa filmographie : sa participation au tournage est documentée, mais le rôle ne constitue pas une apparition visible dans l’œuvre telle qu’elle a été diffusée au public.
En 2019, elle tient le rôle principal de Caitlin Walker dans Balance, Not Symmetry, film réalisé par Jamie Adams. Le projet est lié au groupe écossais Biffy Clyro, qui en compose la musique. Le récit suit une jeune femme confrontée à la mort de son père alors qu’elle étudie dans une école d’art.
Hollywood et Camille Washington
En 2020, Laura Harrier rejoint la distribution principale de la mini-série Netflix Hollywood, créée par Ryan Murphy et Ian Brennan. La série imagine une version alternative de l’industrie cinématographique américaine de l’après-guerre et mélange personnages fictifs et figures ayant réellement existé.
Harrier interprète Camille Washington, jeune actrice noire qui tente de construire sa carrière dans le Hollywood de la fin des années 1940. Son personnage est confronté aux rôles stéréotypés et aux restrictions imposées aux acteurs afro-américains par l’industrie de l’époque. Camille souhaite accéder à des personnages principaux qui lui sont habituellement refusés.
David Corenswet, Darren Criss, Jeremy Pope, Samara Weaving, Jake Picking, Dylan McDermott, Patti LuPone, Holland Taylor et Jim Parsons figurent notamment dans la distribution. La série utilise une histoire alternative pour imaginer certains changements sociaux et professionnels survenant plus tôt qu’ils ne l’ont fait historiquement.
Le rôle de Camille permet à Harrier d’occuper une place centrale dans une série après ses deux grandes expériences cinématographiques de Spider-Man: Homecoming et BlacKkKlansman. Son interprétation dans Hollywood est distinguée avec Jeremy Pope par l’African American Film Critics Association dans la catégorie consacrée aux révélations télévisuelles.
Une réflexion publique sur la représentation à Hollywood
Plusieurs rôles de Laura Harrier ont directement abordé les questions de représentation des femmes noires dans le cinéma américain. Patrice Dumas dans BlacKkKlansman lui permet de travailler sur la place des femmes au sein des mouvements militants des années 1970, tandis que Camille Washington dans Hollywood met en scène les obstacles professionnels imposés aux actrices noires par le système des studios.
Harrier s’est exprimée publiquement sur la représentation à l’écran et sur les possibilités offertes aux interprètes noirs. Elle a notamment évoqué l’importance de pouvoir jouer des personnages dont l’existence ne se limite pas à leur identité raciale, tout en reconnaissant la nécessité de raconter des histoires qui abordent directement les questions de discrimination.
Elle fait également partie des personnalités ayant soutenu publiquement le mouvement Time’s Up, créé dans le contexte des révélations concernant le harcèlement et les violences sexuelles dans l’industrie du divertissement.
Le cinéma et les voix au début des années 2020
En 2021, Laura Harrier apparaît dans The Starling, réalisé par Theodore Melfi. Melissa McCarthy et Chris O’Dowd y interprètent un couple confronté à un deuil. Harrier joue Sherri au sein d’une distribution comprenant également Kevin Kline, Timothy Olyphant et Daveed Diggs.
Elle participe également à la série expérimentale Calls, adaptation américaine du concept créé par Timothée Hochet. La série repose principalement sur les voix des acteurs et sur des représentations graphiques des conversations téléphoniques. Harrier prête sa voix à Layla dans l’un des épisodes.
Elle est également créditée dans Finch, film de science-fiction réalisé par Miguel Sapochnik avec Tom Hanks. Son personnage, Linda, est lié à des éléments enregistrés du monde antérieur aux événements principaux du récit.
Robin Givens dans Mike
En 2022, Laura Harrier interprète Robin Givens dans Mike, mini-série consacrée au parcours du boxeur Mike Tyson. Trevante Rhodes incarne Tyson adulte. Harrier apparaît dans l’épisode centré sur la relation entre Tyson et Givens, actrice qui épouse le boxeur en 1988 avant leur divorce.
Le rôle demande à Harrier d’interpréter une personnalité réelle dont la relation avec Tyson avait été largement médiatisée. La série aborde plusieurs périodes de la vie du boxeur à travers une structure qui change régulièrement de perspective.
Harrier distingue publiquement le personnage qu’elle interprète des représentations médiatiques qui avaient entouré Givens à la fin des années 1980. Cette approche s’inscrit dans une partie de sa filmographie consacrée à des femmes dont la position ou l’expérience est confrontée à un récit public construit autour d’elles.
Entergalactic et l’animation
La même année, Harrier participe à Entergalactic, projet d’animation créé par Kid Cudi et Kenya Barris et diffusé sur Netflix. Elle prête sa voix à Carmen. Kid Cudi, Jessica Williams, Ty Dolla Sign, Timothée Chalamet, Vanessa Hudgens et Jaden Smith font également partie de la distribution vocale.
Le projet combine animation, romance et musique autour de l’album Entergalactic de Kid Cudi. Pour Harrier, il constitue une nouvelle expérience de doublage après son travail sur Calls.
White Men Can’t Jump
En 2023, Laura Harrier apparaît dans White Men Can’t Jump, réalisé par Calmatic. Le film reprend le principe de la comédie sportive réalisée par Ron Shelton en 1992 sans reproduire directement ses personnages. Sinqua Walls et Jack Harlow tiennent les deux rôles principaux.
Harrier interprète Tatiana, compagne de Jeremy, personnage joué par Jack Harlow. Le film est diffusé aux États-Unis sur Hulu et constitue l’un de ses principaux rôles cinématographiques du début des années 2020.
Doctor Odyssey et le retour à la télévision
Laura Harrier rejoint ensuite Doctor Odyssey, série créée par Ryan Murphy, Jon Robin Baitz et Joe Baken. Joshua Jackson y interprète le docteur Max Bankman, médecin travaillant à bord d’un navire de croisière de luxe. Phillipa Soo, Sean Teale et Don Johnson figurent également parmi les principaux interprètes.
Harrier apparaît dans le rôle de Vivian Montgomery au cours de plusieurs épisodes diffusés entre 2024 et 2025. Cette participation marque de nouvelles retrouvailles professionnelles avec l’univers de production de Ryan Murphy après Hollywood.
Suzanne de Passe dans Michael
En 2026, Laura Harrier apparaît dans Michael, film biographique consacré à Michael Jackson et réalisé par Antoine Fuqua. Jaafar Jackson, neveu du chanteur, interprète Michael Jackson. Colman Domingo joue Joe Jackson, Nia Long incarne Katherine Jackson et Miles Teller interprète l’avocat John Branca.
Harrier y tient le rôle de Suzanne de Passe, figure importante de l’histoire de Motown. De Passe a joué un rôle dans le développement de la carrière des Jackson 5 avant de devenir une productrice reconnue dans les industries musicale et télévisuelle.
Le film sort en France le 22 avril 2026 et aux États-Unis le 24 avril. À la date de rédaction, en septembre 2026, Michael constitue donc une œuvre effectivement sortie et non un projet annoncé. Cette précision est importante car plusieurs autres films auxquels Laura Harrier est attachée demeurent encore à différents stades de production.
Les projets annoncés après Michael
La carrière de Laura Harrier se poursuit au-delà de Michael. Plusieurs projets sont annoncés ou en production à la date de rédaction. Ils doivent cependant être distingués de sa filmographie déjà sortie.
Elle est notamment associée à Lords of War, projet faisant suite à Lord of War d’Andrew Niccol et annoncé pour 2027. IMDb indique le film en postproduction en septembre 2026. Elle est également associée à The Technique et à Strobe, eux aussi signalés en postproduction, ainsi qu’à Wrong Number, indiqué en tournage à la même période.
Ces projets confirment la continuité de son activité professionnelle mais ne doivent pas être présentés comme des œuvres déjà sorties tant que leur exploitation publique n’est pas attestée.
Une carrière liée à la mode
Même après avoir abandonné le mannequinat comme activité principale, Laura Harrier conserve des liens importants avec le monde de la mode. Elle participe à des campagnes et entretient des collaborations avec plusieurs maisons et marques internationales. Ses apparitions lors de festivals, premières et cérémonies font régulièrement l’objet d’une couverture dans la presse spécialisée.
Cette relation avec la mode ne remplace toutefois pas son métier principal d’actrice. Depuis One Life to Live, sa carrière audiovisuelle constitue le cœur de son activité artistique, tandis que la mode demeure une dimension parallèle de son image publique et de ses collaborations professionnelles.
Une préparation documentée de ses personnages
Les témoignages disponibles sur le travail de Laura Harrier permettent de documenter certaines méthodes de préparation sans leur attribuer une démarche générale qui ne serait pas attestée. L’exemple le mieux renseigné reste BlacKkKlansman. Pour Patrice Dumas, Harrier effectue des recherches historiques, consulte des œuvres consacrées aux mouvements noirs américains, étudie des références culturelles des années 1970 et rencontre Kathleen Cleaver.
Elle explique également avoir regardé de nombreuses archives de Soul Train afin de se familiariser avec la gestuelle, la danse et l’atmosphère culturelle de l’époque. Pendant le tournage, elle écoute principalement de la musique des années 1970. Ces éléments participent à la construction d’un personnage fictif placé dans un contexte historique réel.
Spike Lee lui fournit par ailleurs une liste de lectures et l’encourage à approfondir l’histoire personnelle de Patrice. Harrier s’intéresse notamment à Angela Davis et aux femmes du Black Panther Party. Cette préparation documentée constitue l’un des exemples les plus précis disponibles sur son travail d’interprétation.
Distinctions et reconnaissance collective
Laura Harrier n’a pas construit son parcours autour d’une longue liste de récompenses individuelles, mais plusieurs de ses performances et distributions ont été distinguées ou nommées. Pour BlacKkKlansman, elle partage notamment une nomination au Screen Actors Guild Award de la meilleure distribution avec les autres principaux interprètes du film.
La distribution de BlacKkKlansman reçoit également différentes nominations collectives auprès d’organisations de critiques. Le film lui-même obtient le Grand Prix au Festival de Cannes 2018 et six nominations aux Oscars l’année suivante, remportant celui du meilleur scénario adapté.
En 2020, l’African American Film Critics Association distingue Laura Harrier et Jeremy Pope pour leur travail dans Hollywood avec un prix consacré aux révélations télévisuelles. Cette reconnaissance intervient après les deux rôles particulièrement visibles de Harrier dans Spider-Man: Homecoming et BlacKkKlansman.
Engagements publics
Laura Harrier s’est exprimée publiquement sur plusieurs questions liées à l’égalité, à la représentation et aux discriminations dans l’industrie du divertissement. Elle a notamment participé au mouvement Time’s Up, lancé par des professionnelles du cinéma et de la télévision pour lutter contre le harcèlement sexuel et les inégalités professionnelles.
Ses prises de parole autour de BlacKkKlansman ont également porté sur la représentation des femmes au sein des mouvements noirs américains. Elle a souligné l’importance historique du rôle joué par les femmes dans les organisations militantes des années 1960 et 1970 et la relative rareté de leur représentation dans les récits populaires consacrés à cette période.
Ces engagements publics doivent être distingués des personnages qu’elle interprète : les opinions ou actions de Patrice Dumas dans BlacKkKlansman ne peuvent pas être automatiquement attribuées à Harrier elle-même. Ses positions personnelles sont retenues uniquement lorsqu’elles ont été exprimées directement et documentées publiquement.
Une trajectoire construite entre cinéma et télévision
Depuis ses débuts comme actrice en 2013, Laura Harrier a développé une filmographie relativement sélective. Son premier rôle régulier dans One Life to Live est suivi de quelques apparitions avant que Spider-Man: Homecoming ne lui offre une exposition internationale. Elle enchaîne immédiatement avec BlacKkKlansman, qui l’inscrit dans un cinéma très différent de la production Marvel.
La suite de son parcours conserve cette alternance. Hollywood lui donne un rôle central dans une production télévisuelle consacrée à l’histoire du cinéma américain ; Mike lui permet d’incarner une personnalité réelle ; Entergalactic l’amène vers l’animation ; White Men Can’t Jump vers la comédie sportive ; Doctor Odyssey marque son retour dans une série régulière.
Avec Michael en 2026, elle revient au film biographique en incarnant Suzanne de Passe, personnalité réelle ayant occupé une place importante dans l’histoire de Motown et de la carrière des Jackson 5. Le rôle s’ajoute à Robin Givens dans Mike parmi ses interprétations de figures ayant réellement existé.
Une carrière toujours active
À la date de rédaction, en septembre 2026, Laura Harrier poursuit sa carrière d’actrice. Michael d’Antoine Fuqua est son film sorti le plus récent, tandis que plusieurs autres productions sont annoncées, en tournage ou en postproduction.
Son parcours d’actrice s’étend sur plus d’une décennie depuis One Life to Live. Il est marqué par deux rôles déterminants au début de sa carrière cinématographique : Liz dans Spider-Man: Homecoming, qui lui apporte une reconnaissance mondiale, puis Patrice Dumas dans BlacKkKlansman, qui lui permet de travailler avec Spike Lee sur un personnage ancré dans l’histoire politique américaine.
Les années suivantes confirment son activité entre cinéma et télévision avec Camille Washington dans Hollywood, Robin Givens dans Mike, Tatiana dans White Men Can’t Jump, Vivian Montgomery dans Doctor Odyssey et Suzanne de Passe dans Michael. Aucune fin de carrière n’est attestée et les productions actuellement en développement indiquent au contraire la poursuite de son activité professionnelle.
Lieu de naissance sur la carte
Ses premiers pas à l’écran
Carrière en chiffres
Genres de prédilection
Interprétations (1)
Spider-Man: Homecoming (2017)
Action, Aventure, Super-héros
Après avoir combattu aux côtés des Avengers, Peter Parker tente de reprendre une vie normale dans le Queens. Mais lorsqu’un dangereux trafiquant d’armes surnommé le Vautour menace la ville, l’adolescent décide de prouver qu’il est capable de devenir un véritable super-héros.
A tourné le plus avec
Donald Glover
1 film
Spider-Man: Homecoming
2
Gwyneth Paltrow
1 film
Spider-Man: Homecoming
3
Jacob Batalon
1 film
Spider-Man: Homecoming
4
Jon Favreau
1 film
Spider-Man: Homecoming
5
Marisa Tomei
1 film
Spider-Man: Homecoming
6
Michael Keaton
1 film
Spider-Man: Homecoming
7
Robert Downey Jr.
1 film
Spider-Man: Homecoming
8
Tom Holland
1 film
Spider-Man: Homecoming
9
Tony Revolori
1 film
Spider-Man: Homecoming
10
Zendaya
1 film
Spider-Man: Homecoming
