
Hamilton est un musical écrit et interprété par Lin-Manuel Miranda en 2015, mais en 2020 en plein pendant la pandémie de Covid, Disney rend ce classique accessible partout dans le monde grâce à une captation du show !
Hamilton raconte l’ascension d’Alexander Hamilton : un jeune homme qui s’engage dans l’armée et saisira toutes les occasions pour gravir les échelons jusqu’à devenir l’un des éléments les plus importants dans la rédaction de la déclaration d’indépendance des États-Unis. Si l’histoire peut sembler compliquée d’accès (intrigue politique / fresque historique), le talent de Lin-Manuel Miranda (Vaiana (2016), Encanto (2021)) à l’écriture vient pimper ce récit avec des musiques rap, RnB et pop pour constamment mêler storytelling et rythme frénétique. Si le musical est un grand classique de Broadway : qu’en est-il de sa captation ?
Un casting 5(1) étoiles
En plus de Lin-Manuel Miranda qui interprète Alexander Hamilton, on retrouve certains des noms aujourd’hui incontournable dans le domaine des adaptations musicales comme Daveed Diggs (Blindspotting (2018)), Anthony Ramos (In the Heights (2021)) ou Jonathan Groff (Glee (2010-2015)).
En plus de ces acteurs confirmés, l’un des rôles principaux (Aaron Burr) est tenu par Leslie Odom Jr qui a depuis joué dans Glass Onion (2022). Ce rôle est particulièrement difficile car il faut tenir le ton comique global de l’œuvre et en même temps insuffler le vice de son personnage. Comme tout grand méchant, il possède sa chanson pour briller avec « The room where it happens » où Aaron Burr exprime sa jalousie de ne pas faire partie des rédacteurs de la déclaration d’indépendance et sa haine envers Alexander Hamilton.
Dans l’ensemble, tous les rôles ont été parfaitement castés par des chanteurs hors pairs et il est impossible de ne pas conclure par une mention pour Philipa Soo qui joue Eliza Schuyler (la femme d’Alexander Hamilton) et interprète certaines des plus belles musiques de la pièce.

Bien plus qu’une captation
Seulement jusqu’en 2020, il était impossible de voir ce musical à moins de se rendre à New York (ou parfois à Londres), mais grâce à la captation réalisé par Thomas Kail, il est désormais possible de la voir partout dans le monde.
Alors certes, cette captation profite de la très ingénieuse mise en scène du musical original et notamment de cet îlot central pivotant qui offre de très nombreuses variations dans les placements de personnages… une mise en scène qui était déjà assurée par Thomas Kail !
D’un point de vue purement filmique, on peut noter 4 angles différents :
- Un large central
- Deux moyens/serrés pour chaque côté et les champs contre-champs
- Un dolly pour balayer la scène avec un plan moyen de gauche à droite et inversement
Certains plans profitent d’une caméra zénithale ou d’une de l’autre côté de la scène, mais elles ne servent que rarement et sont juste là pour dynamiser certaines séquences dans le montage.
Avec ces différents plan Thomas Kail s’est offert de très nombreuses possibilités pour le montage final, ce qui lui permet d’avoir toujours un angle qui couvre l’élément important de la scène ou au contraire d’aller capter un petit détail dans un coin qui aurait pu échapper au public en salle.

En ce sens, Hamilton (la captation) complète parfaitement le spectacle physique en y ajoutant les gros plans, multipliant les points de vues et en offrant soit un premier visionnage ultra complet soit un second plus poussé à son spectateur. Bien sûr, cela ne remplace pas l’expérience en salle d’une représentation sur scène mais à défaut de pouvoir la découvrir un jour en vrai, cette captation « capte » l’essence du musical et représente une véritable alternative.




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