Spoilers

Le deuxième chapitre de la saga régie par James Wan est toujours réalisé par ce dernier. La suite d’Insidious démarre là où le film de 2010 nous a laissé avec la mort médusée d’Elise (Lin Shaye). Un assassinat d’outre-tombe venant parfaire la signature de chaque fin d’opus : par une expression d’effroi de peur, d’horreur.

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UN DIALOGUE AVEC SON PRÉDÉCESSEUR

Insidious – Chapitre 2 prend la forme de film à énigmes, d’une enquête avec tout d’abord la recherche du tueur d’Elise ayant comme suspect principal : Josh (Patrick Wilson). Ensuite, une deuxième investigation, liée à la première, s’avère être la principale concernant l’affaire de la mariée en noire.

L’ambiguïté sur la possession de ce dernier sur Josh Lambert est de courte durée. Nous allons avoir certaines mécaniques d’horreur qui vont nous donner certains indices, comme la scène illustrant Lorraine (Barbara Hershey) voyant le reflet de la mère de Parker Crane dans le miroir ou ces notes de piano à l’allure menaçante, étant en réalité un appel à l’aide. C’est alors que James Wan va mettre en place un procédé scénaristique bien connu pour pouvoir constituer le danger : l’ironie dramatique.

Ce film va d’ailleurs inspirer le prochain métrage d’horreur de James Wan : Conjuring 2 – Le Cas Enfield sorti trois ans plus tard. En effet, on retrouve dans ce dernier l’investigation ainsi que cette manière de faire passer le vivant dans cette atmosphère lugubre (dans la première séquence) que l’on appelle dans Insidious : le Lointain.

Le métrage converse littéralement avec le passé, à commencer par sa scène d’introduction, nous ramenant en 1986, là ou Josh, enfant, s’apprêtait à oublier son don pour pouvoir se protéger pendant tout le long de sa vie. Des flashbacks, reconstituant des scènes d’horreur vont également s’illustrer comme cette séquence efficace faisant office de mini court-métrage d’horreur dans l’hôpital.

Ensuite, Insidious 2 va permettre à certains passages du premier chapitre de mettre des images à son invisible en prenant le point de vue opposé à la dimension initiale du premier Insidious. Cela nous permet d’admirer l’intelligence d’imbriquer deux chapitres pour pouvoir les enrichir, en développant le concept du Lointain. En parlant d’image, on va avoir un rappel du rouge faisant référence à un symbole de la saga : la porte représentée de manière plutôt inégal. En effet, les éclairages sont parfois assez artificiels et contraste avec la photographie terne et soignée du métrage, donnant une atmosphère horrifique peu subtile contrairement à la couleur incrustée aux décors ainsi qu’aux accessoires.

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LA TRANSITION DE LA SAGA

Ce film est certes une proposition d’horreur classique (surtout en 2026), mais de bonne facture, car il est réalisé par un metteur en scène qui connaît bien son sujet. Cependant, Insidious – Chapitre 2 est en train de vieillir, et cela se sent. Sa construction, son image, ses effets ne va pas honorer le créateur de Conjuring (2013-2025) dans le temps, car il est devenu un métrage ancré dans son temps et sa décennie : les années 2010. Pourtant, la saga ne s’arrête pas là…

L’épilogue d’Insidious – Chapitre 2 annonce une suite, mais cette fois sans James Wan à la réalisation, confiée à son ami et collaborateur depuis le court-métrage Saw en 2003 : Leigh Whannell, travaillant également sur les deux premiers avant de réaliser le troisième chapitre plutôt moyen en 2015. Trois ans plus tard, c’est au tour d’Insidious : la dernière clef de pérenniser la saga, malgré un résultat pas terrible avant la sortie d’Insidious : The Red Door (2023), assez mauvais, réalisé par Patrick Wilson. En 2026, Insidious revient avec : L’invasion du Lointain, même après que la saga ait perdu de son intérêt depuis le départ de James Wan, laissant derrière lui les deux meilleurs métrages de cette série d’épouvante. Une situation qui va d’ailleurs se renouveler avec Conjuring ayant pris fin en 2025.