🇨🇦 🇫🇷 Niels Schneider
Acteur, Réalisateur, Scénariste
Canadienne, Française
Détails
- Naissance :
- (Meudon, France)
- Âge :
- 39 ans
- Carrière :
- Depuis 2005 (21 ans)
Niels Schneider est un acteur, réalisateur et scénariste franco-canadien né le 18 juin 1987 à Meudon. Installé au Québec durant son enfance, il débute par le doublage et de premiers rôles avant de se révéler dans J’ai tué ma mère et Les Amours imaginaires de Xavier Dolan. Il reçoit le Trophée Chopard à Cannes en 2011 puis le César du meilleur espoir masculin en 2017 pour Diamant noir d’Arthur Harari. Il poursuit avec Un amour impossible, Sympathie pour le diable, Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait, Sentinelle sud et D’argent et de sang. En 2021, il écrit et réalise le court métrage Le Rite. En 2026, il retrouve Arthur Harari pour L’Inconnue et incarne le général Leclerc dans le diptyque La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry.
Biographie complète
Acteur, réalisateur et scénariste franco-canadien, Niels Schneider naît le 18 juin 1987 à Meudon, dans les Hauts-de-Seine. Installé au Québec durant son enfance au sein d’une famille étroitement liée au théâtre, il commence par le doublage et de premiers rôles avant de se former à l’interprétation. Le cinéma devient rapidement le principal terrain de sa carrière. Après Tout est parfait, sa rencontre avec Xavier Dolan et ses rôles dans J’ai tué ma mère puis Les Amours imaginaires le font connaître au-delà du Québec. Le Trophée Chopard reçu à Cannes en 2011 accompagne cette révélation, avant que Diamant noir d’Arthur Harari ne lui vaille le César du meilleur espoir masculin en 2017. Schneider développe depuis une filmographie partagée entre cinéma d’auteur, théâtre et séries, avec notamment Un amour impossible, Sympathie pour le diable, Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait, D’argent et de sang et L’Inconnue. Il passe également à la réalisation et à l’écriture avec le court métrage Le Rite. En 2026, il incarne le général Philippe Leclerc de Hauteclocque dans le diptyque historique La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry.
Une enfance française puis québécoise
Niels Schneider naît le 18 juin 1987 à Meudon, dans les Hauts-de-Seine. Il grandit dans une famille où les pratiques artistiques occupent une place importante. Son père, Jean-Paul Schneider, est comédien et metteur en scène et fonde une école de théâtre à Montréal. Sa mère, Isabelle Schneider, a travaillé comme mannequin. Niels appartient à une fratrie de cinq garçons : Vadim, Niels, Volodia, Aliocha et Vassili Schneider, plusieurs de ses frères s’orientant eux aussi vers des métiers artistiques.
La famille quitte la France pour le Québec alors que Niels Schneider est encore enfant. Les sources situent généralement cette installation au milieu des années 1990, lorsqu’il a environ huit ou neuf ans. Le jeune Niels découvre ainsi très tôt deux environnements culturels francophones qui resteront présents dans son parcours. Il possède les nationalités française et canadienne et commence sa carrière au Québec avant de travailler de plus en plus régulièrement en France.
Le théâtre lui est familier avant même qu’il envisage sérieusement le métier de comédien. Il accompagne notamment son père dans les coulisses de spectacles mis en scène par celui-ci. Ses premières expériences professionnelles passent toutefois par la voix : il effectue des travaux de doublage au Québec avant d’apparaître devant une caméra.
La disparition de Vadim Schneider et les premiers pas sur scène
En septembre 2003, son frère aîné Vadim Schneider, alors acteur dans la série canadienne 15/Love, meurt à l’âge de 17 ans dans un accident de la route au Québec. L’actrice Jaclyn Linetsky, qui travaillait sur la même série, trouve également la mort dans l’accident. Cet événement familial est publiquement documenté et revient régulièrement dans les entretiens consacrés au parcours de Niels Schneider.
Quelques mois plus tard, encore adolescent, Niels Schneider interprète Harold dans une production scolaire d’Harold et Maude de Colin Higgins. Il poursuit ensuite son apprentissage du théâtre et joue notamment dans des mises en scène du Procès d’après Franz Kafka, des Sept Portes de Botho Strauss et de Mais n’te promène donc pas toute nue ! de Georges Feydeau.
Il apparaît également dans un épisode de 15/Love, série dans laquelle avait joué son frère. Cette apparition, créditée en 2005, constitue l’un de ses premiers rôles professionnels attestés à l’écran. La même période correspond au début de sa formation structurée de comédien.
Formation théâtrale au Québec
Entre 2005 et 2007, Niels Schneider suit des cours d’interprétation théâtrale au collège Jean-de-Brébeuf à Montréal. Il complète cette formation en participant, entre 2006 et 2008, aux ateliers de théâtre Bruit Public dirigés par Éric St-Jean, puis poursuit son apprentissage aux Ateliers de la Brunante jusqu’en 2009.
Ces années sont donc marquées par une double activité : formation théâtrale et premiers travaux professionnels. Schneider ne passe pas directement d’une enfance au contact du théâtre à une carrière cinématographique installée. Il se forme pendant plusieurs années tout en accumulant de petites expériences devant la caméra et dans le doublage.
En 2007, il apparaît notamment dans les courts métrages La Dame de pique de Chérine Khoury et Le Goût du néant de Pascal Robitaille. L’année suivante, il participe à La neige cache l’ombre des figuiers de Samer Najari et obtient surtout son premier rôle important dans un long métrage.
Tout est parfait et le premier rôle au cinéma
En 2008, Yves Christian Fournier confie à Niels Schneider le rôle de Sacha dans Tout est parfait. Le film, centré sur un groupe d’adolescents québécois confrontés au suicide de plusieurs de leurs amis, constitue son véritable début dans le long métrage.
Schneider apparaît également dans 2 Frogs dans l’Ouest de Dany Papineau. Son activité se développe alors principalement au Canada, mais une rencontre déterminante va rapidement donner à sa carrière une visibilité internationale : celle du jeune réalisateur québécois Xavier Dolan.
La rencontre avec Xavier Dolan
Niels Schneider participe en 2009 à J’ai tué ma mère, premier long métrage de Xavier Dolan. Il y interprète Éric, l’un des personnages qui gravitent autour d’Hubert, joué par Dolan lui-même. Le film est présenté à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes et attire immédiatement l’attention sur son jeune auteur.
Schneider retrouve Xavier Dolan dès le film suivant, Les Amours imaginaires, sorti en 2010. Il y tient cette fois un rôle central : Nicolas, jeune homme dont Francis, interprété par Dolan, et Marie, jouée par Monia Chokri, tombent simultanément amoureux. La relation triangulaire et les projections sentimentales des deux amis structurent le récit.
Les Amours imaginaires est présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes en 2010. Le film circule ensuite largement dans les festivals et contribue fortement à faire connaître Niels Schneider hors du Canada. Son association avec l’univers de Xavier Dolan devient l’un des premiers repères importants de sa filmographie.
Le Trophée Chopard à Cannes
En 2011, Niels Schneider reçoit au Festival de Cannes le Trophée Chopard de la révélation masculine. Cette distinction, destinée à mettre en avant de jeunes interprètes, accompagne la visibilité acquise grâce aux films de Xavier Dolan.
La même période voit Schneider poursuivre une filmographie encore très internationale. Il apparaît notamment dans le film fantastique anglophone The Howling: Reborn. Il participe aussi au clip Adieu de Cœur de pirate, chanteuse québécoise avec laquelle il partage alors le même environnement culturel montréalais.
Sa carrière se déplace progressivement vers la France, sans rompre avec le Québec. Cette double appartenance restera une caractéristique de son parcours et de son identité professionnelle.
L’Âge atomique et une orientation vers le cinéma d’auteur
En 2012, Niels Schneider tient l’un des rôles principaux de L’Âge atomique, premier long métrage d’Héléna Klotz. Il y interprète Théo aux côtés d’Eliott Paquet. Le film suit deux jeunes hommes dans une errance nocturne parisienne et remporte le prix FIPRESCI dans la section Panorama du Festival de Berlin.
Cette collaboration avec Héléna Klotz est importante dans la construction de sa filmographie. Schneider retrouvera plus tard la cinéaste dans La Vénus d’argent. Il s’inscrit alors de plus en plus nettement dans un cinéma français d’auteur porté par une nouvelle génération de réalisateurs.
Il joue également à la télévision dans Clash et Un autre monde, puis incarne Télémaque dans la série Odysseus. Même si le cinéma devient progressivement son activité la plus visible, Schneider continue ainsi de circuler entre plusieurs formats.
2013 : Les Rencontres d’après minuit, Désordres et Opium
L’année 2013 confirme son implantation dans le cinéma français. Il apparaît dans Désordres d’Étienne Faure et tient le rôle de Matthias dans Les Rencontres d’après minuit, premier long métrage de Yann Gonzalez. Le film, présenté à la Semaine de la critique du Festival de Cannes, réunit également Kate Moran, Nicolas Maury, Éric Cantona, Fabienne Babe, Alain-Fabien Delon et Julie Brémond.
Schneider joue aussi Maurice Sachs dans Opium d’Arielle Dombasle, film musical inspiré de la relation entre Jean Cocteau et Raymond Radiguet. Le projet lui permet d’aborder une figure littéraire réelle dans un dispositif volontairement stylisé et musical.
À la télévision, il interprète Télémaque dans Odysseus. Cette succession de projets très différents confirme une orientation qui restera constante : Schneider ne s’enferme pas dans le type de jeune premier romantique auquel le succès des Amours imaginaires aurait pu l’associer.
Roméo sur la scène du Théâtre de la Porte-Saint-Martin
En 2014, Niels Schneider revient de manière particulièrement visible au théâtre en interprétant Roméo dans Roméo et Juliette de William Shakespeare. La mise en scène de Nicolas Briançon est présentée au Théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris, avec Ana Girardot dans le rôle de Juliette.
Cette interprétation lui vaut une nomination au Molière de la révélation masculine. Le rôle marque une étape importante de son parcours scénique et rappelle que sa formation première s’est largement construite autour du théâtre.
Il joue ensuite dans Kinship de Carey Perloff, mis en scène par Dominique Borg au Théâtre de Paris, aux côtés d’Isabelle Adjani et Vittoria Scognamiglio. Schneider continue ainsi à travailler sur scène tout en développant parallèlement une filmographie de plus en plus dense.
Vers les premiers rôles au cinéma français
Au milieu des années 2010, Niels Schneider apparaît notamment dans Une rencontre de Lisa Azuelos, avec Sophie Marceau et François Cluzet, ainsi que dans Gemma Bovery d’Anne Fontaine. Il travaille également avec le cinéaste chilien Cristián Jiménez dans La voz en off.
Il tourne ensuite Le Cœur régulier de Vanja d’Alcantara, adaptation du roman d’Olivier Adam, et Belle Dormant d’Adolfo Arrieta. Il participe également à Polina, danser sa vie de Valérie Müller et Angelin Preljocaj.
Mais c’est sa rencontre avec Arthur Harari qui transforme profondément son statut dans le cinéma français.
Diamant noir et Arthur Harari
En 2016, Niels Schneider tient le rôle principal de Diamant noir, premier long métrage d’Arthur Harari. Il incarne Pier Ulmann, jeune homme lié à une famille de diamantaires d’Anvers et entraîné dans une entreprise de vengeance après la mort de son père.
Le film constitue son premier grand rôle de tête d’affiche dans un long métrage français. Harari construit autour de lui un personnage pris entre plusieurs appartenances, dans un univers de famille, de transmission et de criminalité. Schneider porte une grande partie du récit et s’éloigne nettement de l’image construite quelques années plus tôt par Les Amours imaginaires.
Son interprétation est récompensée en février 2017 par le César du meilleur espoir masculin. Cette distinction constitue l’une des étapes majeures de sa carrière et consolide sa position dans le cinéma français.
La collaboration avec Arthur Harari ne s’arrête pas à Diamant noir. Dix ans plus tard, Schneider retrouve le réalisateur pour L’Inconnue, présenté en compétition au Festival de Cannes 2026.
Dalida, Paris etc. et de nouveaux registres
En 2017, Niels Schneider apparaît dans Dalida de Lisa Azuelos. Il y interprète Jean Sobieski, peintre et compagnon de la chanteuse. Le film retrace plusieurs périodes de la vie de Dalida, incarnée par Sveva Alviti.
La même année, il participe à la série Paris etc. créée par Zabou Breitman, dans laquelle il interprète Léo. Schneider continue ainsi à alterner cinéma et télévision sans que les séries ne deviennent pour autant son activité dominante.
2018 : Saint-Just, Philippe et Ad Vitam
En 2018, Schneider enchaîne plusieurs personnages très différents. Dans Un peuple et son roi de Pierre Schoeller, fresque consacrée à la Révolution française, il interprète Louis Antoine de Saint-Just. Le film réunit notamment Gaspard Ulliel, Adèle Haenel, Louis Garrel, Laurent Lafitte, Izïa Higelin et Olivier Gourmet.
Il joue également Philippe Arnold dans Un amour impossible de Catherine Corsini, adaptation du roman de Christine Angot. Virginie Efira y interprète Rachel, jeune femme qui rencontre Philippe à Châteauroux à la fin des années 1950. Le personnage joué par Schneider occupe une place déterminante dans un récit qui s’étend sur plusieurs décennies.
À la télévision, Thomas Cailley lui confie l’un des rôles centraux d’Ad Vitam. Dans cette série d’anticipation, Schneider interprète Virgil Berti, dit Caron, dans une société où un procédé de régénération permet à une partie de la population de prolonger considérablement son existence. Le projet lui offre un registre de science-fiction inhabituel dans sa filmographie.
Il apparaît également dans La Femme la plus assassinée du monde de Franck Ribière et reprend le personnage du marquis de Lusault dans l’univers du Cahier noir de Valeria Sarmiento.
Une année 2019 particulièrement dense
En 2019, Niels Schneider est présent dans plusieurs films importants. Il interprète le poète et écrivain Pierre Louÿs dans Curiosa de Lou Jeunet, consacré à la relation entre Louÿs, Marie de Régnier et Henri de Régnier à la fin du XIXe siècle.
Il joue Gabriel dans Sibyl de Justine Triet, présenté en compétition au Festival de Cannes. Le film réunit Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel, Sandra Hüller et Laure Calamy.
Monia Chokri, avec laquelle Schneider avait joué dans Les Amours imaginaires, le dirige également dans son premier long métrage, La Femme de mon frère. Il y interprète Alex. Le film est présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard.
Dans Revenir de Jessica Palud, librement adapté du roman L’Amour sans le faire de Serge Joncour, il incarne Thomas, homme qui retourne dans la ferme familiale après une longue absence. Le film est présenté à la Mostra de Venise dans la section Orizzonti.
Sympathie pour le diable et Paul Marchand
La même année, Niels Schneider tient le rôle principal de Sympathie pour le diable, premier long métrage de Guillaume de Fontenay. Il incarne le reporter de guerre Paul Marchand, dont le livre constitue la source du film. Le récit se déroule à Sarajevo en 1992, pendant le siège de la ville.
Ce rôle marque une nouvelle étape dans sa carrière de tête d’affiche. Schneider y interprète un personnage directement confronté à la guerre et au travail journalistique dans une ville assiégée. Sa prestation est distinguée dans plusieurs festivals, notamment par des prix d’interprétation au Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz et au Waterloo Historical Film Festival.
Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait
En 2020, Emmanuel Mouret lui confie le rôle de Maxime dans Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait. Le film repose sur une succession de récits amoureux racontés et vécus par plusieurs personnages. Schneider partage notamment l’affiche avec Camélia Jordana, Émilie Dequenne, Vincent Macaigne, Jenna Thiam et Guillaume Gouix.
Le rôle de Maxime lui vaut une nomination au César du meilleur acteur en 2021. Quatre ans après son César du meilleur espoir pour Diamant noir, cette nomination confirme son passage à des premiers rôles installés dans le cinéma français.
Il joue ensuite Michel dans Suzanna Andler de Benoît Jacquot, adaptation de la pièce de Marguerite Duras, face à Charlotte Gainsbourg. Cette période voit également Schneider préparer son premier film comme réalisateur.
Le Rite : passage à la réalisation et au scénario
En 2021, Niels Schneider réalise son premier court métrage, Le Rite. Le film, d’une durée d’environ vingt-huit minutes, est une coproduction franco-belge. Schneider en cosigne le scénario avec Jean-Pol Fargeau et le cinéaste chilien Cristián Jiménez.
Le Rite met en scène Virginie Efira dans le rôle d’Anne, une enseignante dont la vie quotidienne est organisée autour d’une relation particulière avec son fils Simon. Laura Bachman, Thomas Daloz et Cristián Jiménez complètent la distribution. Aliocha Schneider, frère de Niels, compose la musique originale.
Le court métrage circule notamment au Brussels Short Film Festival, à Côté Court et au Festival du film court en plein air de Grenoble. Cette réalisation confirme deux métiers supplémentaires dans le parcours de Schneider : réalisateur et scénariste. Le Rite demeure, à la date de septembre 2026, sa seule réalisation achevée et diffusée.
Totems et le retour aux séries
En 2022, Niels Schneider tient le rôle de Francis Mareuil dans Totems, série d’espionnage créée par Juliette Soubrier et Olivier Dujols. L’intrigue se déroule en pleine guerre froide et suit un scientifique français entraîné dans le renseignement.
Le rôle lui permet d’aborder l’espionnage dans un cadre historique, entouré notamment de Vera Kolesnikova, José Garcia, Lambert Wilson et Ana Girardot. Schneider prête également sa voix à Thésée dans le film d’animation Icare de Carlo Vogele.
Au cinéma, il porte Sentinelle sud de Mathieu Gerault dans le rôle de Christian Lafayette, militaire revenu en France après une opération à l’étranger. Le film poursuit une veine plus physique et sombre déjà explorée dans Diamant noir et Sympathie pour le diable.
2023 : cinéma populaire, auteurs et télévision
En 2023, Niels Schneider multiplie de nouveau les projets. Il joue Jésus dans Apaches de Romain Quirot, film situé dans le Paris de la Belle Époque et consacré à des bandes criminelles surnommées les Apaches.
Il interprète Tristan dans Avant l’effondrement d’Alice Zeniter et Benoît Zeniter, puis Alain Aubert dans Coup de chance de Woody Allen. Il retrouve Héléna Klotz pour La Vénus d’argent, où il joue Augustin aux côtés de Claire Pommet, dite Pomme.
La télévision lui offre parallèlement l’un de ses rôles les plus visibles avec D’argent et de sang, série de Xavier Giannoli inspirée de l’enquête de Fabrice Arfi sur la fraude à la TVA liée aux quotas carbone. Schneider y interprète Jérôme Attias. Vincent Lindon et Ramzy Bedia figurent également parmi les principaux interprètes.
Le Monde n’existe pas
En 2024, Niels Schneider tient le rôle d’Adam Vollmann dans la mini-série Le Monde n’existe pas réalisée par Erwan Le Duc, adaptation du roman de Fabrice Humbert. Son personnage est un journaliste qui retourne dans la ville où il a grandi lorsqu’un ancien camarade est accusé d’un meurtre.
Le format de la mini-série lui permet de développer un personnage sur plusieurs épisodes tout en restant dans un univers proche du thriller et de l’enquête. Le projet s’inscrit dans une activité télévisuelle devenue plus régulière depuis Ad Vitam, Totems et D’argent et de sang.
Les Tourmentés
En 2025, Lucas Belvaux lui confie le rôle principal des Tourmentés, adaptation de son propre roman publié en 2022. Schneider incarne Skender, ancien légionnaire en grande précarité auquel son ancien supérieur, devenu majordome, propose un marché : devenir le gibier d’une chasse à l’homme organisée par une riche veuve en échange d’une somme considérable.
Ramzy Bedia, Linh-Dan Pham et Déborah François complètent la distribution. Le film poursuit l’exploration par Schneider de personnages confrontés à des situations extrêmes, après les univers de Diamant noir, Sympathie pour le diable et Sentinelle sud.
Retrouvailles avec Arthur Harari pour L’Inconnue
Dix ans après Diamant noir, Niels Schneider retrouve Arthur Harari pour L’Inconnue. Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2026 puis sorti en France le 26 août, le film réunit Schneider et Léa Seydoux.
Schneider interprète David Zimmerman, photographe approchant la quarantaine. Après avoir suivi une inconnue rencontrée lors d’une fête, il se réveille dans le corps de cette femme. Arthur Harari développe ainsi un récit où le changement d’identité physique devient le point de départ d’une enquête et d’une réflexion sur l’identité.
Le scénario est signé Arthur Harari, Lucas Harari et Vincent Poymiro. Le projet marque une nouvelle étape dans la collaboration entre Schneider et le réalisateur qui lui avait offert avec Diamant noir l’un des rôles les plus déterminants de sa carrière.
Philippe Leclerc dans La Bataille de Gaulle
En 2026, Niels Schneider participe également au diptyque historique La Bataille de Gaulle réalisé par Antonin Baudry. Il y incarne Philippe de Hauteclocque, plus connu sous le nom de général Leclerc, l’une des grandes figures militaires de la France libre.
Le premier volet, La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer, est présenté hors compétition au Festival de Cannes 2026 et sort en France le 3 juin. Simon Abkarian incarne Charles de Gaulle, Simon Russell Beale Winston Churchill et Campbell Scott Franklin D. Roosevelt. Niels Schneider apparaît aux côtés d’une distribution qui comprend également Benoît Magimel, Anamaria Vartolomei, Karim Leklou, Tom Mison, Mathieu Kassovitz, Loïc Corbery et Félix Kysyl.
Le second volet, La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom, poursuit le récit pendant les années 1943 et 1944. La trajectoire militaire de Leclerc y prend une place accrue, jusqu’aux opérations conduisant à la libération de Paris. Le rôle donne à Schneider l’occasion d’incarner une personnalité historique majeure, après Saint-Just dans Un peuple et son roi et Pierre Louÿs dans Curiosa.
Si tu penses bien de Géraldine Nakache
Présenté dans la section Cannes Première au Festival de Cannes 2026, Si tu penses bien de Géraldine Nakache sort en France le 16 septembre 2026. Niels Schneider y partage l’affiche avec Monia Chokri, retrouvant ainsi sa partenaire des Amours imaginaires seize ans après le film de Xavier Dolan.
Schneider interprète Jacques, époux de Gil, jouée par Monia Chokri. Le film suit progressivement la prise de conscience par cette dernière de l’emprise exercée par son conjoint sur sa vie. Cette production constitue l’un des films effectivement sortis les plus récents de Schneider à la date de rédaction de cette biographie, le 21 septembre 2026.
Un rapport durable au théâtre
Même si le cinéma représente la partie la plus visible de sa carrière, Niels Schneider n’a jamais totalement abandonné la scène. Ses premiers apprentissages passent par le théâtre québécois et par des textes de Kafka, Botho Strauss ou Feydeau. Son retour français sur scène avec Roméo et Juliette en 2014 constitue l’un de ses engagements théâtraux les plus remarqués.
Sa nomination aux Molières pour le rôle de Roméo souligne cette dimension de son parcours. Kinship lui permet ensuite de travailler dans une configuration différente aux côtés d’Isabelle Adjani. Le théâtre reste ainsi un prolongement de sa formation initiale plutôt qu’une activité séparée de son travail devant la caméra.
Des collaborations récurrentes
La filmographie de Niels Schneider est marquée par plusieurs fidélités. Xavier Dolan joue un rôle déterminant dans sa révélation avec J’ai tué ma mère et Les Amours imaginaires. Héléna Klotz le dirige dans L’Âge atomique puis le retrouve plus d’une décennie plus tard pour La Vénus d’argent. Arthur Harari lui offre le rôle de Pier dans Diamant noir avant de le choisir comme David Zimmerman dans L’Inconnue.
Ces collaborations accompagnent son évolution d’un jeune acteur révélé dans le cinéma québécois vers des rôles de premier plan dans le cinéma français. Elles témoignent aussi de sa présence régulière dans des premiers ou deuxièmes longs métrages de cinéastes : Yves Christian Fournier, Xavier Dolan, Héléna Klotz, Yann Gonzalez, Arthur Harari, Monia Chokri ou Guillaume de Fontenay comptent parmi les réalisateurs avec lesquels il travaille à des étapes précoces de leur filmographie.
Une filmographie entre personnages romantiques et rôles plus sombres
La première notoriété de Schneider est largement associée à Nicolas des Amours imaginaires, personnage construit autour du désir et de la fascination qu’il provoque. Sa carrière ultérieure s’écarte progressivement de cette image. Pier dans Diamant noir, Philippe dans Un amour impossible, Paul Marchand dans Sympathie pour le diable, Christian Lafayette dans Sentinelle sud ou Skender dans Les Tourmentés l’inscrivent dans des récits plus sombres.
Il continue parallèlement à travailler dans le registre sentimental avec Emmanuel Mouret ou dans des œuvres historiques comme Un peuple et son roi et La Bataille de Gaulle. Cette alternance empêche sa filmographie de se réduire à un seul genre : drame amoureux, thriller, film de guerre, récit historique, fantastique et série d’espionnage coexistent dans son parcours.
Distinctions et reconnaissance professionnelle
La reconnaissance de Niels Schneider intervient tôt. En 2011, le Trophée Chopard de la révélation masculine au Festival de Cannes accompagne le succès des Amours imaginaires. Son travail au théâtre lui vaut ensuite une nomination au Molière de la révélation masculine pour Roméo et Juliette.
L’étape la plus importante reste le César du meilleur espoir masculin obtenu en 2017 pour Diamant noir d’Arthur Harari. Le film constitue sa première grande tête d’affiche et transforme son statut dans le cinéma français.
En 2019, son interprétation du reporter Paul Marchand dans Sympathie pour le diable est distinguée dans plusieurs festivals, notamment à Saint-Jean-de-Luz et à Waterloo. En 2021, son rôle de Maxime dans Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait lui vaut une nomination au César du meilleur acteur. Ces distinctions accompagnent une évolution progressive de la catégorie des révélations vers celle des rôles principaux.
En 2019, il est également nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.
Une première expérience derrière la caméra
La réalisation de Le Rite en 2021 ouvre un autre volet de son activité. Contrairement à son travail d’acteur, développé sur plusieurs dizaines de films et de séries, son parcours de réalisateur reste encore limité à ce court métrage à la date de septembre 2026.
Le projet établit néanmoins clairement son statut de réalisateur et de scénariste. Schneider ne se contente pas de mettre en scène le texte d’un autre auteur : il participe directement à l’écriture avec Jean-Pol Fargeau et Cristián Jiménez. Son frère Aliocha Schneider signe par ailleurs la musique originale, tandis que Virginie Efira tient le rôle principal.
Cette expérience prolonge son intérêt pour la fabrication des films au-delà de l’interprétation, sans qu’une carrière régulière de cinéaste ait encore remplacé ou concurrencé son activité d’acteur.
Vie personnelle et famille artistique
Niels Schneider appartient à une famille dont plusieurs membres exercent des métiers artistiques. Son frère Aliocha Schneider est notamment acteur, auteur-compositeur-interprète et musicien. Ses frères Volodia et Vassili Schneider travaillent également dans le domaine artistique. La disparition de leur frère aîné Vadim en 2003 constitue un événement familial publiquement évoqué par Niels Schneider au cours de sa carrière.
Depuis la fin des années 2010, Niels Schneider partage publiquement la vie de l’actrice Virginie Efira, rencontrée dans le cadre du tournage d’Un amour impossible. Le couple a un fils, né en 2023. Schneider et Efira ont également collaboré professionnellement à plusieurs reprises : ils jouent tous deux dans Un amour impossible et Sibyl, tandis qu’elle tient le rôle principal de son court métrage Le Rite.
Ces éléments personnels sont connus publiquement, mais Schneider conserve l’essentiel de son exposition médiatique autour de ses films, de ses rôles et de son travail d’acteur.
Une carrière franco-canadienne toujours active
Au 21 septembre 2026, Niels Schneider est toujours pleinement en activité. Sa carrière professionnelle attestée remonte à 2005, année où il apparaît notamment dans 15/Love après ses premières expériences de doublage. Son parcours couvre désormais plus de vingt ans et s’est progressivement déplacé du Québec vers une activité majoritairement française et européenne.
La chronologie de cette carrière montre plusieurs étapes clairement identifiables. Tout est parfait constitue son premier rôle important au cinéma. Xavier Dolan et Les Amours imaginaires lui apportent une première reconnaissance internationale. Diamant noir confirme sa capacité à porter un long métrage et lui vaut le César du meilleur espoir. Sympathie pour le diable, Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait et Sentinelle sud consolident ensuite son statut de premier rôle.
La télévision prend parallèlement une place croissante avec Ad Vitam, Totems, D’argent et de sang et Le Monde n’existe pas. La réalisation de Le Rite ajoute à son parcours les fonctions de réalisateur et de scénariste.
L’année 2026 illustre particulièrement la diversité de ses choix. Schneider retrouve Arthur Harari pour L’Inconnue, incarne une figure historique dans les deux parties de La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry et retrouve Monia Chokri à l’écran dans Si tu penses bien de Géraldine Nakache. Plus de quinze ans après leur collaboration dans Les Amours imaginaires, cette dernière réunion souligne le chemin parcouru depuis la génération de jeunes acteurs et cinéastes québécois qui l’avait révélé au début des années 2010.
Acteur français et canadien formé au théâtre, révélé par le cinéma québécois puis devenu une figure régulière du cinéma d’auteur français, Niels Schneider a ainsi construit une carrière fondée sur la circulation entre pays, générations de cinéastes et registres. Le César obtenu pour Diamant noir demeure une étape centrale de cette trajectoire, mais ses collaborations ultérieures avec Emmanuel Mouret, Catherine Corsini, Justine Triet, Xavier Giannoli, Lucas Belvaux, Arthur Harari, Géraldine Nakache et Antonin Baudry témoignent d’un parcours toujours en développement en 2026.
Célèbre pour (2)
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