
The Nice Guys est une comédie policière sortie en 2016 avec Ryan Gosling et Russell Crowe au casting. Situé entre le pastiche et la comédie d’enquête, ce film fait la part belle au talent humoristique de ses acteurs.
Déjà derrière des succès comme Kiss Kiss Bang Bang (2005) ou Iron Man 3 (2013), Shane Black réalise ici son 3ᵉ long-métrage ! Véritable ancien du milieu, le metteur en scène s’était notamment fait un nom du côté de l’écriture en écrivant les scénarios de L’Arme fatale (1987), Predator (1987) et Last Action Hero (1993). Son talent pour la création d’histoires d’action drôles n’est donc plus à prouver et c’est exactement ce qui lui servira dans The Nice Guys.
On y suit Holland March (Ryan Gosling), un détective privé qui cherche une jeune femme (Margaret Qualley). Pour la retrouver, il devra nouer une alliance de circonstance avec un agresseur (Russell Crowe) et faire face à des gangs mafieux prêts à tout pour mettre la main avant eux sur Amelia, mais aussi sur un mystérieux film d’auteur porno.
Des acteurs de comédie (à l’époque) sous-côtés
Souvent cantonné à des comédies romantiques (Crazy, Stupid, Love) ou des drames d’auteurs (Drive, Only God Forgives, The Place Beyond the Pines), Ryan Gosling voit avec The Nice Guys une véritable opportunité de tenir un des premiers rôles comiques dans un film ! En effet, contrairement aux autres films de sa carrière, il ne sera pas une « caution beau-gosse » mais bien un véritable élément humoristique.
Que ce soit par ses mimiques (cf. son visage dans l’ascenseur), ses cris, sa gestuelle ou son phrasé : Ryan Gosling est bien souvent à l’origine des gags dans The Nice Guys.
De l’autre côté du duo, Russell Crowe tire magnifiquement profit de son image populaire de brute épaisse en jouant quasiment une parodie de lui-même. Si son rôle n’est pas comique en lui-même, il permet néanmoins de contraster avec la bêtise d’Holland March et de faire briller son acolyte.
Enfin, ce duo est presque un trio tant Holly, la fille d’Holland March, est présente dans l’enquête. Pour ce rôle de jeune enfant savant (plus intelligente que son père en tous cas), il faut souligner l’excellente prestation d’Angourie Rice qui doit jouer constamment entre des réflexions d’enfant et des pensées d’adulte sans jamais casser les limites de son rôle.

Une parodie cinéphile
Se déroulant dans les années 70, The Nice Guys reprend beaucoup de codes des films de l’époque. Shane Black utilise alors des gimmicks classiques comme la voix-off des détectives privés, de longues scènes de dialogues en voiture avec une toile bien visible en fond et un ton très décomplexé propre à cette période pour mieux les détourner.
Certains personnages venant directement de la blaxploitation (cf. le tueur à gages, ouvertement inspiré de Shaft) et le récit tournant autour de l’industrie pornographique sont autant de clins d’œil à une période où une nouvelle génération voulait briser les codes de ce qui se faisait à l’époque.
Mais au-delà de rendre hommage à l’histoire du cinéma, Shane Black détourne ces codes et y injecte son univers absurde grâce à sa science de l’écriture, certes, mais aussi à un montage malin qui sait se poser sur des éléments très précis et faire la part belle à des côtés. Par exemple, il est fréquent que l’élément comique ne soit pas frontalement montré, comme lors d’une scène de tirs dans une villa où de nombreux figurants prennent des balles perdues sans que les assaillants parviennent à se toucher…
Mêlés à des moments de dialogues absurdes (l’anecdote de Nixon) et à des actes profondément stupides (Ryan Gosling qui rate son effraction dans un bar), The Nice Guys utilise de très nombreux ressorts comiques pour constamment surprendre le spectateur.

The Nice Guys est une des meilleures comédies sorties au cours des 20 dernières années. Drôle, rythmé, bourré d’action et proposant un duo iconique, ce film a tout pour plaire et reste à ce jour l’un des meilleurs rôles de Ryan Gosling au cinéma !




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