
The Big Lebowski est un classique de la comédie écrit par les frères Coen et réalisé par Joel. Le film met en scène Jeffrey Lebowski dit « The Dude » incarné par Jeff Bridges. Ce personnage fainéant porte l’accoutrement en adéquation avec ce trait caractère : se baladant avec une robe de chambre, en pyjama ou même en caleçon. Jusque-là, une vie plus que modeste, jouant au bowling pour son plaisir avec ses amis : Walter interprété par un John Goodman aussi drôle que cinglé ou Donny (Steve Buscemi) un peu plus en retrait.

–Spoilers–
UN TRIP FANTASTIQUE
Le film cultive l’absurde avec une grande efficacité, et cela se prouve par l’incident déclencheur : des hommes de main qui viennent faire irruption chez le mauvais Lebowski avec l’un d’eux qui urine sur le tapis du protagoniste. Cette erreur et les conséquences de ce dégât matériel amène « The Dude » à demander réparation auprès du Lebowski concerné, vivant dans un cadre aisé. C’est alors que cette rencontre enclenche une série de problématiques en chaîne traitées avec humour alors que la situation est urgente. Ce qui va finalement lui coûter, à l’arrivée, bien plus que la simple réparation d’un tapis.
L’humour joue avec les situations sérieuses créant l’absurde par le décalage, en parti grâce à Jeff Bridges blasé, mais sous la menace des conséquences auquel il est responsable, accompagné par un John Goodman qui n’aide pas à régler les choses par son pet au casque, n’hésitant pas à braquer un adversaire avec une arme lors d’une partie de bowling ou préférant aller jouer à son sport favori plutôt qu’à aller secourir une femme kidnappée, sans oublier son enlèvement d’enfant.
Car oui, le film est aussi connu par son activité originale : celle du bowling qui est un sport pris au sérieux. Beaucoup trop d’ailleurs, ce qui va encore provoquer le rire par le décalage en rendant des situations démesurées par rapport à l’enjeu de simplement performer au bowling.
La mise en scène est simple et efficace, mais elle va se permettre de plonger dans la folie par cette séquence entre rêve et trip fantastique complétement loufoque et kitsch, mais toujours assumée et réussie.

VIVE LES FAINÉANTS !
The Big Lebowski dénonce le mépris de la haute classe envers la populaire dont laquelle est issue Jeffrey Lebowski. Des « riches » qui vont se servir des plus démunis pour parfaire leurs plans criminels. De plus l’empathie va évidemment être du côté des protagonistes qui sont fainéants, mais cool, nous permettant alors de nous faire ressentir du mépris envers les riches. Cela va également contribuer au confort de voir ce film rentrant dans le genre des feel-good movie.
Le bowling pourrait d’ailleurs s’apparenter à une activité de fainéant, mais elle n’en est rien en soi, c’est juste un moyen d’animer un quotidien très modeste, de réconforter, tout en permettant de justifier le déni de la situation où Walter préfère faire tomber des quilles qu’aider une femme kidnappée.
Mention spéciale à cette scène tellement hilarante de Jeffrey et Walter qui viennent parsemer les cendres de leurs amis défunts : Donny et qui en les jetant reçoivent les cendres aux visages, dans un silence et un sens du rythme parfait contribuant au fait que The Big Lebowski est l’un des films les plus drôles, méritant sa stature de classique.





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