
Willow Creek n’est sûrement et malheureusement pas venu jusqu’à vos yeux, pourtant il mérite d’être découvert. Dans un genre dominé par les grande franchises de Found Footage, telles que Paranormal Activity (2009-2021) ou Rec (2007-2014). Ce métrage réalisé par Bobcat Goldthwait va d’ailleurs s’inspirer du classique de la caméra embarquée : Le Projet Blair Witch…
–Spoilers–
UNE SÉQUENCE QUI SURPASSE NOMBRES DE SCÈNES D’ÉPOUVANTE
Le scénario de Willow Creek ne révolutionne rien. Il est aussi simpliste que fonctionnel. Tout comme dans Le Projet Blair Witch, des passionnés d’histoires folkloriques vont tourner un reportage sur la traque d’un monstre. Dans l’œuvre de 1999, il s’agit, vous l’aurez compris de trouver une sorcière, tandis que dans Willow Creek, le couple composé de Kelly (Alexie Gilmore) et Jim (Bryce Johnson) part à la recherche du Big Foot dans la forêt où a été filmée la célèbre vidéo de la créature de Patterson-Gimlin en 1967. Une arène d’horreur similaire au Projet Blair Witch, se servant de ce décor pour enfermer les curieux dans ces mystérieux bois, sans que la moindre issus puisse les secourir.
Mais, là où selon moi Willow Creek est meilleure que son inspiration, (j’ose le dire) c’est grâce à ce plan-séquence d’une vingtaine de minutes dans une tente, en pleine nuit !
Oui vous avez bien lu. Pour la mise en contexte : Kelly et Jim ont établi leur campement en plein milieu de la forêt. Cependant, la nuit enferme davantage les personnages. Cette sensation de cloisonnement va s’intensifier dès qu’ils entendent ces bruits inquiétants venant encercler leur périmétrie de « sécurité ». La caméra nous enferme avec les protagonistes dans la tente, nous laissant entrevoir la menace s’articuler à travers le silence. Ils sont à l’affût du moindre son inquiétants : des bruits de pas, des bâtons qui s’entrechoquent, des jets de pierres, des hurlements, la tente qui s’affaisse sous la présence de la créature. Un travail de mise en scène auditive, permis par l’utilisation du hors-champ pour nous immerger dans une longue tension, délivrant ainsi une séquence d’horreur inoubliable !
Goldthwait reste dans le mystère, nous révélant seulement la silhouette du monstre, tout en préservant son oppression par le son.

Je dois bien l’avouer que mon deuxième visionnage de Willow Creek a été moins convaincant que le premier. Sûrement parce que je l’ai placé au rang de pépite méconnue avant de l’avoir revu en faisant l’impasse sur ses défauts. Et au-delà de ne raconter rien de plus que son concept, sans faire évoluer l’écriture des personnages, notamment car le genre n’a effectivement pas pour objectif de le faire (ce qui est dommage), le point faible principal reste néanmoins ce qui précède l’arrivée dans la forêt. En effet la mise en place est trop longue, les interviews sont pompeuses et quasiment inintéressantes. Ce qui est dommage, vu ce que le film a réussi à atteindre pendant quasiment vingt minutes…




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