
La conclusion de La Bataille de Gaulle termine son épopée avec cette deuxième partie intitulée « J’écris ton nom« , faisant référence au discours de fin aussi viscéral que poignant prononcé pendant la libération, issue de la victoire française lors de la Seconde Guerre mondiale. Une conclusion glorifiant la liberté, remplie de joie, signant la fin d’un cauchemar vécu pendant ces années d’affrontements. Un climax qui est sans doute le meilleur moment de cette duologie, car il représente de manière honorifique et grandiose la contribution de cette grande figure politique : le général Charles de Gaulle, mais pas que…
–Spoilers–
BIEN MEILLEURE QUE LA PREMIÈRE PARTIE
Mais avant de parler de la fin, parlons de la mise en place du début de J’écris ton nom. L’opposition ennemie au mouvement de De Gaulle se régénère telle une hydre remplaçant Pierre Darlan (Mathieu Kassovitz) par Henri Giraud, représentant du régime vichyste joué par Thierry Lhermitte, qui rejoint le casting. Pendant ce temps, le général Philippe Leclerc (Niels Schneider) rayonne sur le territoire africain, se battant au front sous la bannière de la France libre, toujours menée par Charles de Gaulle. Ce dernier continue son combat pour la liberté au sein même de sa patrie. Pour ce faire, il va devoir guider ce nouveau gouvernement provisoire et gagner sa crédibilité auprès des Américains. C’est Roosevelt qui détient un pouvoir important pour la suite de la guerre. Ce qui, au départ, représente une entrave à l’obsession nécessaire de De Gaulle d’accomplir son objectif, car le représentant américain reconnaît seulement la voix de Giraud et donc de Vichy pour mener leurs opérations, avant que De Gaulle, soutenu par l’opinion publique, finisse par gagner cette guerre interne pour enfin pouvoir faire de la France libre l’unique décisionnaire du peuple français. L’écartement du régime de Vichy permet alors de parfaire l’ascension extraordinaire du protagoniste.
Pendant ce temps, le métrage choisit de manière importante et nécessaire de mettre en lumière le combat des soldats de l’ombre venant mettre à contribution leur résilience au combat, que ce soit par la grande figure de résistance : Jean Moulin incarné par Félix Kysyl et Livia (Anamaria Vartolomei) représentant le combat du peuple menant ses actions sur le terrain, au cœur des affrontements.

La Bataille De Gaulle : J’écris ton nom est selon moi, meilleure que L’Âge de Fer, car tout d’abord, l’épique que l’on avait déjà dans le premier film n’est pas qu’un supposé maquillage pour rendre l’œuvre grandiose, car il sert davantage le thriller et la dramaturgie permettant de nous immerger encore plus dans l’urgence de la situation. L’effet blockbuster est toujours représenté par cette musique omniprésente qui vient unir la chronologie des plans dans un montage dynamique de sorte à créer une immersion dans un compte à rebours auditif et visuel. Un moyen de saisir notre attention sans qu’elle défaillisse.
De plus, comme énoncé en début d’article, J’écris ton nom est la conclusion du rayonnement français et des héros de la guerre ne portant pas uniquement des uniformes. L’enclave : les images d’archive s’impriment au montage du film afin de rappeler que ce métrage n’est pas une fiction et que ce sombre chapitre de l’Histoire française a bien eu lieu. Une manière de rendre un hommage éternel, comme cette dernière séquence avec ce plan iconique de la flamme du Soldat inconnu brûlant au premier plan avec, au second niveau de l’image, les silhouettes de Winston Churchill et du général Charles de Gaulle.





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