Il faudra attendre le deuxième film d’Andrew Patterson après son premier : The Vast of Night (2019) pour voir le deuxième long-métrage de la décennie de Matthew McConaughey au cinéma (hors doublage). Son dernier projet dans les salles obscures était The Gentlemen de Guy Ritchie en 2020. Depuis, il a prêté sa voix à Buster Moon dans Tous en scène 2 (2021) ainsi que dans Deadpool et Wolverine (2024) donnant vie à Cow-boy Deadpool. Ensuite, il s’est illustré dans The Lost Bus (2025) directement paru sur plateforme avant de nous honorer physiquement un an après au cinéma dans Oklahoma Honey.

Spoilers

UN FILM EN DEUX PARTIES

Revoir l’oscarisé 2014 (pour Dallas Buyers Club) nous rappelle à quel point il est très satisfaisant de voir ce grand acteur dans un registre décontracté et unificateur. D’ailleurs, le métrage prend la forme d’un feel-good movie, n’ayant pas nécessairement la volonté de développer sa dramaturgie lors de cette première partie, malgré l’intrigue se concentrant sur le vol de ruches ainsi que de miel. Oklahoma Honey surprend, par des actions soudaines, que ce soit l’accident causé par la centrifugeuse ou cette intervention dans une école volontairement grotesque et comique pour que l’on puisse surtout voir les réactions d’Amziah (Matthew McConaughey) en train de gérer ces situations rocambolesques. Tout est fait pour que l’on s’attache à lui comme Kateri interprétée par d’Angela LookingGlass, jouant ici dans son premier film au cinéma. Elle est spectatrice de cette unification familiale et professionnelle par l’entreprise agricole ainsi que par la musique contribuant à solidifier les liens entre ce père spirituel ayant recueilli Kateri il y a de cela des années. Nous serons, tout comme cette dernière, accueillit par Amziah avant que le drame vienne rompre le film pour déclencher la seconde partie.

La deuxième partie revient à l’intrigue principale, en ayant cette fois une volonté de justice, de vengeance menée par Kateri qui porte ce dernier segment. Le film passe du feel-good au thriller, tout en gardant ces actions qui surviennent à nouveau subitement. Peut-être que certains choix de Kateri peuvent devenir des non-sens à son écriture en allant à l’encontre de l’éthique. En effet, Kateri est un personnage présenté comme introvertie et même si l’arrivée du drame justifie fortement ses agissements, il est peut-être un peu extrême de la voir cramer un supposé responsable du vol de ruche de son père spirituel. Une action encore soudaine, sans être dramatisée, comme son dernier meurtre prémédité sur une innocente qui pourrait faire d’elle un monstre, même si Andrew Patterson crée plutôt une figure de vengeance.

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Oklahoma Honey reste tout de même un bon film, retrouvant et découvrant ses acteurs, comme la présence de Kurt Russell en faux coupable (?). Sans oublier la très bonne prestation de Matthew McConaughey que l’on retrouvera dans deux ans, annoncé dans le casting du prochain Park Chan-wook : The Brigands of Rattlecreek, rien que ça !