
Le réalisateur français Louis Leterrier, notamment connu pour avoir réalisé L’Incroyable Hulk (2008), les deux premiers Transporteur (2002 et 2005) et le dernier Fast & Furious en date (2023), prend la direction d’un film distribué par Netflix : Le Dernier refuge. Une opportunité pour le cinéaste de s’illustrer à travers un métrage au décor cloisonné, troquant l’action pour le thriller.
–Spoilers–
UNE PLUIE POUR COLONISER LA TERRE
« Il est impropre d’appeler cette planète « Terre » alors qu’elle devrait s’appeler océan » sont les mots de l’écrivain de Science-Fiction Arthur C. Clarke ouvrant le film. De quoi donner le ton sur cette étrange pluie qui semble vivante et autrice de la séquestration de plusieurs habitations dont cette famille guidé par les deux parents de Ruth et Graham : Greta Lee (Riley) et du nominé aux Oscars 2026 pour L’Agent Secret (2025) : Wagner Moura. Ils vont alors être mystérieusement enfermés chez eux, bloqués par cette pluie.
Un survival bien loin des conditions extrêmes que l’on peut avoir dans Gravity, (2013), par exemple, car cette famille devra survivre chez eux. Un huis clos qui nous rappelle d’ailleurs la période du confinement en 2020 dû à la pandémie du Covid 19. Les insertions propres au genre « Day 1… » annoncent le début de la survie. Cependant, dès que le frigo ainsi que les placards deviennent vides, les solutions devront être apportées pour ne pas mourir de faim. La construction de dispositifs traduit de l’adaptation de l’espèce humaine à son environnement, évoluant à travers cette ellipse de cinq ans passée enfermé chez eux. Nous allons découvrir une installation ergonomique et vitale avec ce jardin ornant le salon ou une cage métallique pour pêcher des animaux à l’extérieur en passant par la cheminée.
La Science-Fiction vient alors inverser les rôles, car cette fois ce ne sont pas les humains qui viennent pêcher les organismes marins, mais ces créatures tentaculaires qui s’annoncent à l’arrivée de la pluie pour venir chasser les résidents et pouvoir faire de cette Terre, un véritable Océan.

Le Dernier refuge est une bonne surprise, malgré sa fin un peu bâclée. Pour les références, le métrage cite Fenêtre sur cour (1954) et pour les films de plateforme, nous pouvons assimiler cette proposition de Leterrier à Le Monde après nous (2023), dans cet esprit d’isolement et de mystère qui s’étend pendant une durée importante du film.
Pour finir, le dernier plan passe le relais à une suite, est intéressant par sa manière de l’amener en revenant comme si Le Dernier refuge 2 existait à l’annonce du traditionnel « Day 1 ».




Laisser un commentaire