
4eme opus de la franchise Spiderman chez Marvel, Brand New Day a la dure tâche de relancer l’intérêt du MCU juste avant Doomsday : mission réussie ?
Réalisé par Destin Daniel Cretton – qui était également derrière la caméra sur Shang-Chi et la légende des 10 anneaux en 2021 – Spiderman Brand New Day est (déjà) le 4eme film de la franchise Marvel avec Tom Holland.
Passant après les 3 premiers réalisés par John Watts, Brand New Day marque un véritable changement dans le MCU et il n’est pas peu dire qu’il se voit et qu’il fait énormément de bien au tisseur de toiles !
SPIDERMAN ENFIN MIS A L’HONNEUR
Le premier point à souligner (et qui saute aux yeux) est que Destin Daniel Cretton s’est amusé avec Spider-Man.
Le réalisateur multiplie les mouvements de caméras virevoltants, trouve toujours des nouvelles façons ingénieuses de placer sa caméra pour faire ressentir la rapidité de mouvements de Spider-Man ou l’étroitesse des endroits dans lesquels il se glisse. Il n’est, par exemple, pas rare que le plan commence à l’envers avant de pivoter sur lui-même et de retrouver un axe plus traditionnel. Cela peut paraitre anodin, mais ces nombreuses variations de plans continuellement en mouvement apportent un réel dynamisme au film.
Déjà louée sur Shang-Chi notamment avec la scène du tram, la gestion des combats est un point fort du réalisateur et Spider-Man ne fait pas exception ! Les mouvements complexes de caméras se couplent avec des « longues » chorégraphies qui laissent le temps à plusieurs actions de se dérouler dans un seul plan.
Il en résulte des scènes de combats moins lourdes, plus impressionnantes, qui mettent plus en avant les cascadeurs et le montage final en ressort plus aéré.

SPIDERMAN RELU ET CORRIGÉ
Sans grand spoil, ce Spiderman se trouve dans la lignée des 3 précédents et prend en compte des éléments majeurs de leurs intrigues.
La perte de mémoire de MJ (Zendaya) et Ned (Jacob Batalon) est au cœur des enjeux émotionnels du film. Comment le vit Peter ? Quel impact sur ses pouvoirs ? C’est presque la première fois en quatres films que le scénario se penche vraiment sur ce que ressent son personnage principal. Bien sûr, on reste chez Marvel… Il ne faut donc pas s’attendre à un développement complexe et l’écrasante majorité du film se fait avec un spidey en costume, mais les quelques scènes avec MJ et Peter sont déjà à des années lumières de tout ce qui avait été fait entre eux dans les films précédents.
Mais Brand New Day tire vraiment son épingle du jeu, lorsqu’il corrige des erreurs de certains films qui l’ont précédé (et oui c’est de toi qu’on parle No Way Home (2021)).
En effet, tante May (Marisa Tomei) est morte dans le film précédent sans que cela ait eu un impact sur le héros… Spider-Man filait ensuite avec les autres Spider-Man faire des blagues sur les toiles naturelles d’un autre homme araignée et c’est le seul développement dont bénéficiait le Spider-Man qui venait tout de même de perdre le dernier membre de sa famille.
Et bien là non : Brand New Day offre une véritable scène d’adieu à tante May et sa disparition pèse enfin sur le moral de Peter.
De même, d’autres personnages Marvel apparaissent dans ce film, mais là où No Way Home ne s’en servait que pour faire du fan service de bas étage (cf l’apparition inutile de Daredevil), Brand New Day ne fait apparaître que des héros qui ont une utilité scénaristique et feront avancer le récit. Ils sont incorporés dans l’histoire de manière logique parce qu’ils se trouvent à New York et non parce que Marvel veut nous vendre une série à venir sur Disney+.
Enfin (sans plus de détails pour ne pas spoiler), les pouvoirs du méchant sont innovants, permettent d’avoir des scènes de poursuites dynamique et de construire un véritable jeu de piste tout au long du film.

MARVEL…
Malheureusement, quelques tâches classiques de Marvel viennent ternir le tableau notamment ce besoin continuel de TOUT surexpliquer.
Chaque situation doit être expliquée à l’oral par un personnage ou (souvent) l’assistance vocale du costume, pour que surtout le spectateur inattentif ne rate aucune information… Dommage.
La bande-originale est quelque peu en retrait également, mais laisse de la place à des titres existants comme Loser de Tame Impala : on ne s’en plaindra pas.

Brand New Day de Destin Daniel Cretton est peut-être le premier vrai bon film Spider-Man avec Tom Holland (et par conséquent le meilleur des quatres). Oscillant entre le correct et l’horrible dans les films précédents, le tisseur de toile s’envole vraiment une fois débarrassé de ce qui le retenait au sol : John Watts. En seulement un film, le réalisateur est parvenu à raviver la flamme de ce qui fait de Spider-Man un des meilleurs super-héros (toutes franchises confondues). Un film plein d’espoir, bourré d’action, parfois inégal mais terriblement jouissif.




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