Spoilers

Malgré un beau casting composé d’Adam Scott, Michelle Monaghan, Michael Keaton et bien évidemment Robert De Niro, on voit néanmoins un peu trop que The Whisper Man est une adaptation du roman éponyme écrit par Steve Mosby. Un film qui semble imprimer les pages du support original à travers un montage simple, à peine fonctionnel, semblant se contenter d’illustrer les pages du livre plutôt que de créer une proposition filmique. Résultat, The Whisper Man se repose sur ses têtes d’affiche pour masquer les défauts du film.

En effet, ce récit policier met en scène une investigatrice : Amanda Beck (Michelle Monaghan), qui enquête sur des meurtres et des disparitions en série d’enfants. Elle va alors faire appel à Peter Willis (Robert De Niro), qui a arrêté le précédent meurtrier incarné par Michael Keaton, même s’il est désormais retraité, car les assassinats perdurent encore. Pendant ce temps, Tom Kennedy, incarné par Adam Scott, a un rôle beaucoup moins froid que dans Hokum (2026), car il est écrit de manière protectrice envers son fils, à l’antipode de sa relation passée avec son propre père : Peter Willis. Tom s’installe avec son fils Jake (Acston Luca Porto) dans une nouvelle maison. C’est alors que cet étrange chuchoteur kidnappeur d’enfants va venir s’emparer de Jake, le petit-fils de Willis, justifiant son retour sur le terrain.

Le métrage évoque alors les fissures qui personnifient les problèmes familiaux liés à la paternité. Tom crie sur son fils avant qu’il se fasse kidnapper. Mais le fil rouge provient de la névrose de Willis qui a détruit sa relation avec son fils Tom. Une fissure aux conséquences inéluctables, tout comme la mort de sa femme qui accentue de manière superficielle la dramaturgie du récit. Mais le plus gros problème du film, c’est qu’on a l’impression qu’il s’écroule au fur et à mesure qu’il avance.

LES INCOHERENCES

Même si le film nous offre un face-à-face entre deux grands acteurs expérimentés : Robert De Niro et Michael Keaton, jouant un criminel monstrueux et provocateur, The Whisper Man ne délaisse cependant pas ses incohérences pour confirmer les faiblesses du métrage.

  • Déjà, pourquoi ne pas appeler la police dès qu’il voit ce gant bleu traverser l’embrasure de la porte pour menacer la sécurité de son fils ? Peut-être que cela aurait pu empêcher l’enlèvement de Jake.
  • Pourquoi cacher l’emplacement du squatteur ? Si Tom le suspecte directement, son logement secret reste donc un lieu clé pour l’enquête. C’est comme s’il voulait ne pas faire avancer une enquête qu’il veut résoudre, car l’enjeu est tout de même de retrouver son fils.
  • Ensuite, cette pièce est de toute évidence suspecte. Une révélation s’y trouve : un squelette de petite taille. Mais, comment arrivent-ils à identifier l’enfant à partir des ossements et à l’assimiler à une enquête vieille de trente ans sans procéder à un test ADN.
  • Ensuite, la fin se termine sur cette apparition de la fille en bleue qui s’avère être l’enfant imaginaire de son fils Jake. Cependant, cet angle n’est pas assez développé pour espérer nous marquer, tombant plutôt à l’eau.
Film The Whisper Man

The Whisper Man est donc un métrage plutôt moyen peuplé de faiblesses. Même si l’on apprécie retrouver des têtes familières, le métrage n’offre pas grand-chose à voir.