
La saga cultissime Retour vers le futur signe le retour du duo Steven Spielberg/Robert Zemeckis qui s’est formé lors de leur première collaboration sur le film Crazy Day (1978). Le réalisateur des Dents de la mer présente cette nouvelle saga populaire et spectaculaire, centré sur la famille comme dans la plupart de sa filmographie. Il développe ce projet avec un autre cinéaste qui n’a pas encore réalisé de films marquants (pour l’instant) : Robert Zemeckis. Il partage néanmoins avec le producteur la même caractéristique artistique : offrir au grand public des images spectaculaires. Cela se soldera par un énorme succès, car Retour vers le futur est une œuvre qui traversera le temps, pas seulement par son intrigue, mais par son impact.
En effet, cette série de films composée de trois métrages sera l’une des sagas (pour ne pas dire la saga) qui représentera le plus la décennie des années 80, grâce à son style (décors, musiques, personnages, ambiance), même si le récit du premier volet se déroule dans les années 50, en 1955.

MODULER UN ESPACE FAMILIER
L’introduction de ce feel-good movie nous expose Marty McFly, le personnage principal (avec Doc), déclenchant l’énergie du film par sa petite intervention musicale et délivrant l’ambiance eighties, accompagnée par The Power of Love de Huey Lewis. Une fois dans le passé, une autre musique permet de présenter cette nouvelle époque avec Mr. Sandman de The Four Aces, nous révélant une mécanique de l’œuvre : la transposition d’époques. En effet, afin de rendre le changement de temporalités clair et ludique, Zemeckis transpose la ville d’Hill Valley ainsi que les liens des personnages, parsemant des changements dans cet espace familier. Une mécanique qui sera ensuite réutilisée dans Retour vers le futur 2 et 3.
Marty McFly, coincé en 1955, devra supporter plusieurs situations, permettant néanmoins d’enrichir le récit du film, qui repose sur un scénario très bien ficelé. La première situation à résoudre, pour McFly, est de retourner dans son époque, mais avant cela, il va devoir réparer ce qu’il a causé, mettant en jeu sa propre existence. Il va donc devoir régler un petit souci familial, tout en supportant le fardeau du destin de Doc.
L’antagoniste est le temps. C’est celui qui permettra de résoudre les problèmes, mais c’est surtout celui qui va provoquer, de par les conséquences engendrées, des situations dramatiques. Cela nous montre finalement, malgré le dénouement positif du personnage de Doc dans le premier Retour vers le futur ainsi que dans le 3, que le temps doit s’écouler sans se découvrir, par le futur, ou sans être réutilisé, par le passé. Cet antagoniste métaphysique se sert d’un personnage transposé également à travers les époques : Biff Tannen, afin de personnifier la menace du temps. Il est un obstacle pour Marty McFly, avant de devenir un antagoniste encore plus dangereux dans le deuxième volet, en raison des conséquences désastreuses qu’il provoquera.




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