
L’association franco-américaine d’Illumination, marque le retour de Pierre Coffin à la réalisation et qui prête sa voix à ses petits personnages, jaunes cinéaste du premier film du studio qui est devenu la vitrine de la société de production avec Moi, moche et méchant (2010). Un succès qui appelle logiquement une suite et un développement de l’univers avec la présentation d’une nouvelle saga spin-off régie par Kyle Balda et donc Pierre Coffin : Les Minions (2015). Il était presque inévitable de mettre le projecteur sur ces petits êtres jaunes, aussi mignons que drôle à la voix gonflée à l’hélium et au mélange de langage : espagnol, français et autres. Les Minions sont dans la quadrilogie de Moi, Moche et méchant, les serviteurs de Gru. Une équipe de fidèle permettant à ce dernier de devenir le meilleur méchant.
Évidemment, ces personnages sont aussi des opportunités marketing intéressantes, de par les produits dérivés qu’offrent les deux sagas. De plus, le succès commercial du premier film est vertigineux : dépassant la barre des un milliard de dollars. Une performance qui met surprenamment la saga principale à l’amende par rapport au premier opus de Moi, moche et méchant et ses 815 000 000 de dollars.
–Spoilers–
L’UCHRONIE PAR LES MINIONS
Des Minions et des Monstres parle de cinéma. Dès le générique nous allons voir ces petits êtres jaunes se glisser à travers les images iconiques de l’Histoire du cinéma, avec par exemple la série de photographie célèbre « Sallie Gardner at a Gallop » (1878) en passant par des classiques du septième art et ses révolutions techniques, telles que l’arrivée du son au cinéma en 1927. De plus, l’objectif des Minions est un prétexte pour aussi intervenir dans l’Histoire littéraire avec L’Odyssée (fin VIIIe siècle av. J.-C.) d’Homère. En effet, la grande quête des Minions est de trouver leur « Big Boss » pour pouvoir le servir dans l’optique de faire régner la méchanceté, en essayant de ne pas le tuer par mégarde. Un décalage déjà drôle, avec des personnalités et une apparence à l’antipode de contribuer à faire le mal.
Le cinéma va intéresser deux d’entre eux : Henry et James, accompagnés par Ed ayant leur propre objectif : réaliser leur film. Pour ce faire, ils vont se mettre à la recherche de monstres pour leur film. Parallèlement à ça, le reste du groupe va accomplir la quête principale en rencontrant ce robot nommé Dort, paraissant être un escroc.

LE MEILLEUR DE LA SAGA
Ce film est mon préféré parmi les trois. Je n’en attendais pas tellement. Cependant, il est vrai que j’ai passé un bon moment devant Des Minions et des Monstres. Même si les monstres ont une apparence très enfantin et que les gags caractéristiques de ces protagonistes jaunes sont logiquement très présents, le propos, quant à lui, ne l’est pas forcément, surtout pour les amateurs de cinéma qui vont pouvoir s’amuser à repérer les différentes références disséminées par Pierre Coffin. Ensuite, le film a l’intelligence de continuer à parler de cinéma en brisant le quatrième mur. En effet, le film se sert de la popularité ainsi que du succès au box-office des Minions pour en faire sa propre référence de manière adroite.
Un film qui ne fait pas que présenter des références, car il nous immerge aussi à travers les studios, les tournages proposant même une séquence inspirée des scénettes de George Méliès. De plus, la maturité du film réside dans son dénouement qui ne se résout pas par combattre la menace, mais de réaliser le rêve de James : réaliser son film de monstre.
Des Minions et des Monstres s’avère donc être une bonne surprise ciblant certes les plus jeunes, mais en réussissant à agrandir son périmètre en parlant d’un sujet universel : le cinéma.




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