
Very Bad Trip ou The Hangover dans sa version originale (ou Lendemain de veille si vous êtes un étrange Québécois) est une comédie sortie en 2009 réalisée par Todd Phillips. À l’époque connu pour Starsky & Hutch (2004) et Road Trip (2000). Il est aujourd’hui responsable du très bon Joker (2019) et du très sous-côté Joker: Folie à deux (2024). Et est donc le réalisateur de la trilogie complète Very Bad Trip, dont nous parlerons ici du premier volet.
La première force du film est indéniablement son casting. Very Bad Trip est devenu culte, il contient pourtant une grosse prise de risque puisque Zach Galifianakis est recruté après un refus de Jonah Hill et Bradley Cooper n’avait pas du tout l’aura qu’il possède aujourd’hui en tant que comédien. Tous deux accompagnés par le très bon Ed Helms, la géniale Heather Graham, le fou du bus Ken Jeong et la performance exceptionnelle de Mike Tyson dans le rôle de Mike Tyson.
La gueule de bois

Cela dit, Very Bad Trip aurait pu être un film tout à fait différent. Il y a quelques mois, en lisant le scénario (oui, je fais ça), j’ai compris qu’il n’avait quasiment aucun rapport avec le produit final, si ce n’est quelques idées globales ici et là.
Alors, pourquoi autant de différence ? Déjà il est certain que le scénario a subi quelques réécritures en préproduction et probablement pendant le tournage lui-même puisque la grosse force du film est indéniablement son énorme lot d’improvisations. Ce qui rend Very Bad Trip si fort, c’est l’alchimie dingue entre des comédiens sur lesquels il était à l’origine difficile de mettre une pièce.
C’est la seule raison pour laquelle le film est si efficace, le scénario de base est plus contrôlé, manichéen. Avec son lot d’improvisations, le film est une prise de risque constante qui, coup sur coup, réussit ce qu’il entreprend. Alors on pourrait parler de coup de chance, mais en réalité je pense que c’est ce qui constitue un bon film : quand tous les astres (ici les astres sont les corps de métiers du cinéma) sont alignés et regardent dans la même direction. Le film repose sur un chaos permanent qui donne la sensation aux spectateurs de vivre un cauchemar qui n’en finit pas. Mais le cauchemar en question n’est pas seulement drôle, il dispose d’une énergie retrouvable nulle part ailleurs.
La meute d’un loup

Vous l’aurez compris, Very Bad Trip fait partie de mes films préférés. Dans ma dernière review Letterboxd, j’ai d’ailleurs écrit « Ce film est ma safe place » et je pense que je ne peux pas être plus précis. Quand tout va mal, il y a toujours ce film, cette série ou cet épisode des Simpson (1989-) pour vous tenir compagnie. J’ai découvert VBT très jeune, sûrement trop jeune. Mais c’est certainement la plus belle comédie qu’il m’ait été donné de voir jusqu’à présent.
La nostalgie y joue très probablement un rôle plus important que ce que j’aimerais admettre, mais Very Bad Trip est véritablement une icône et l’une des meilleures comédies américaines.




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