
Dans Planètes, il n’y a pas d’acteurs, pas de dialogues seulement des personnages qui sont des graines de pissenlit. Oui vous avez bien lu, les composants de cette fleur vont être perturbés par une attaque nucléaire venant anéantir la Terre. Par chance, ces végétaux vont réussir à s’échapper de l’apocalypse dans un contexte géo-politique où la guerre demeure tristement encore sur certains sols hors de nos écrans. L’un des leviers est donc exposé dans ce métrage : l’arme dissuasives et ses conséquences.
–Spoilers–
LA LIGNÉE DE L’HUMANITÉ TENANT SUR DES GRAINES
Momoko Seto crée une œuvre dramatique du point de vue de la poésie, de la nature, aussi innocente que fragile tout comme les victimes de ces conflits. Les dernières traces de l’humanité tiennent sur ces graines qui peuvent paraître insignifiantes, mais elles ont pourtant la responsabilité de redonner vie à l’ADN de la Planète bleue.
C’est alors avec étonnement que nous allons nous rendre compte que la planète choisie par ces personnages est un astre qui comporte des composants similaires à ceux de la Terre. La présence de l’eau et d’animaux vertébrés (grenouilles) et invertébrés (limaces et mantes religieuses) est l’exemple du cycle de l’évolution par la reproduction de la biodiversité exposée comme si la Terre existait toujours.
La 3D des graines de pissenlit va donner sens au terme « personnage » car l’animation utilise une physique permettant de façonner une forme d’humanité chez ces protagonistes provoquant alors de l’empathie envers ces derniers. Des visuels qui, malgré leurs mouvements animés vont nous renvoyer au documentaire par leur réalisme dans une représentation artistique créant alors un voyage expérimental.
Planètes est une expérience de cinéma à part, originale et poétique. La nature discrète va amplifier ses sons, sa grandeur, nous immergeant dans cet univers minuscule à travers la grandeur de l’espace.




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