
The Bluff est un film moderne de pirates davantage centré sur l’action que l’aventure. Un genre largement représenté par une certaine saga du début des années 2000, mais qui n’a toujours pas été égalé et ce film ne fait évidemment pas exception. C’est d’ailleurs à partir de cette saga que nous pouvons remarquer des similitudes, permettant aussi de relever les défauts de The Bluff (même si nous n’avons pas besoin d’avoir vu Pirates des Caraïbes (2003-2017) pour voir les points négatifs de ce film).
–Spoilers–
SE RÉFÉRER À LA RÉFÉRENCE
Joe Russo est un producteur significatif pour ce genre de métrage. En effet, le réalisateur (souvent en collaboration avec son frère : Anthony Russo), notamment d’Avengers : Infinity War (2018) et Endgame (2019), mais aussi des métrages d’action tels que The Gray Man (2022) ou à la production de Tyler Rake (2020), va contribuer au projet sous la réalisation de Frank E. Flowers avec l’une des actrices d’action Priyanka Chopra Jonas, qui s’est notamment illustrée à travers Quantico (2015-2018), Citadel (2023-) et Heads of State (2025).
Tout comme dans la saga régie par Gore Verbinski, la figure féministe dans The Bluff s’impose dans un milieu masculin, viril. La première différence qui n’est pas problématique est déjà que le personnage interprété par Priyanka Chopra Jonas, Ercell, voit son écriture se développer à l’envers de celle de la protagoniste de Pirates des Caraïbes: Elizabeth (Keira Knightley), qui pour cette dernière passe de femme vouée à rentrer dans un processus social traditionnel à devenir une capitaine d’un équipage dans le troisième volet. Ercell, quant à elle, était cette capitaine devenant un membre des navires pirates contre son gré, à la merci des meurtriers de sa famille.
En effet, Ercell est certes une criminelle, mais tout comme Jack Sparrow et ses acolytes, le pirate est glorifié, car malgré leurs actes inhumains, ce profil de personnage représente une forme de liberté. Dans Pirates des Caraïbes, les pirates sont traqués, mais ils incarnent une forme de liberté, destinés à l’aventure, tandis qu’Ercell va devenir libre en s’affranchissant de la piraterie, même si son passé est gravé dans la peau du personnage et que ses relations passées représentent manifestement encore une menace pour elle et ceux qu’elle défend avec hargne. On aura donc dans The Bluff une démystification des pirates qui recherchent en quelque sorte une chose bien plus importante que des lingots d’or : l’acquisition de la liberté en se faisant gracier.
LE MOINS BON
Contrairement au charme entre artisanal et effets visuels impressionnants dans Pirates des Caraïbes, l’esthétique dans The Bluff est beaucoup moins inspirée. En effet, l’éclairage est superficiel, allant même jusqu’à contribuer à façonner des images assez moches, surtout lors du combat final de fin avec comme arrière-plan une incrustation fond vert très mauvaise apportant un rendu qui fait très faux. De plus, le scénario est très rudimentaire, même si le film se base sur ses scènes d’action, et que cela devient apparemment une excuse pour pouvoir délaisser le récit.

The Bluff est un métrage qui reste donc divertissant à regarder, malgré son niveau scénaristique et d’images faible, porté par Priyanka Chopra Jonas qui confirme sa stature d’actrice de films d’action.




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