Il est rare pour un univers de réunir autant de fans. En effet, cela n’est pas une surprise de voir le cinéma adapter la célèbre œuvre littéraire écrite par J.K. Rowling, débutant par Harry Potter à l’école des sorciers paru en 1997, n’étant ni plus ni moins que le livre le plus vendu de l’histoire (hors ouvrage religieux). C’est alors qu’en 2001 débute l’adaptation qui marquera notre enfance, nous apportant du réconfort, même à l’âge adulte.

Qui de mieux que Chris Columbus pour poser les bases de la saga ? N’en étant pas à son coup d’essai, il a déjà développé des récits menés par des enfants comme Maman, j’ai raté l’avion (1990) en tant que réalisateur, ou Gremlins (1984) ainsi que les Goonies (1985) en tant que scénariste.

UNE PREMIÈRE INTERACTION PEU ANODINE

C’est dans cette rue pavillonnaire anglaise nommée Privet Drive que nous serons témoins de la maltraitance infligée à Harry Potter par les Dursley, la famille odieuse qui loge l’enfant dans un cagibi sous un escalier. Les Dursley sont donc détestables, oscillant entre jalousie et mépris envers le porteur de la plus célèbre des cicatrices. Cette exposition met en place son passé dramatique et nous permet d’éprouver immédiatement de l’empathie pour Harry.

C’est finalement dans un zoo que notre héros rencontrera le premier être vivant avec lequel il peut réellement communiquer. Ce n’est pas un humain, mais un serpent qui constitue la première véritable interaction à l’écran avec Harry. Le choix de cet animal n’est pas anodin compte tenu de ce que contient l’âme du futur écolier de Gryffondor. De plus, la condition du reptile fait écho à la sienne, tous deux étant enfermés. Harry retire cette vitre et libère le boa, avant qu’il puisse se sentir libre à son tour par son arrivée dans une certaine destination appelée Poudlard.

UN MONDE MERVEILLEUX

Le monde des sorciers sera magique au sens propre comme au sens figuré, nous apprenant ce qui diverge de la vie des moldus, en nous faisant découvrir cet univers fantastique. Ce sera donc à travers les yeux de l’enfance que nous allons nous émerveiller en faisant connaissance avec ces créatures magiques, objets et architectures vivants, ainsi que par la présence de personnages hauts en couleur. Nous apprendrons également, tels des écoliers, la sorcellerie, en rencontrant ses usages, ses intentions, créant les enjeux de la franchise afin de nous permettre de nous immerger très facilement dans ce monde, qui se rattache par moments à la vie de certains spectateurs, de par la présence de certaines traditions exercées par les non-sorciers comme Halloween ou Noël. 

Harry Potter s’inspire des récits de J. R. R. Tolkien, adaptés plus tard au cinéma par Peter Jackson avec Le Seigneur des Anneaux (2001-2003), tout en faisant écho à Star Wars (1977-2019), ainsi que, bien évidemment, aux romans de Frank Herbert, Dune (1965). Tous ont comme point commun un personnage principal qui porte la fonction d’élu, un rôle clé qui contribue grandement à l’aura de ces différentes séries de films.

LE DESTIN D’UN ÉLU

Harry rencontre dans cette nouvelle vie bien plus que des sorciers. Il fait la connaissance de Ron et Hermione qui deviendront ses amis, en raison notamment de leur volonté de l’aider, ainsi que de le protéger. Harry est l’élu, doté d’un courage hors norme, destiné à apporter la lumière malgré le retour des ténèbres qu’il osera nommer. Il prend ses propres décisions et assume les responsabilités que lui impose sa destinée, car il est promis à accomplir de grandes choses.