
The Water Murmurs remporte la Palme d’or du meilleur court-métrage en 2022, l’année où Ruben Östlund remporte sa deuxième Palme d’or pour Sans Filtre après The Square en 2017. Une œuvre noyée par la poésie et réalisée par la lauréate Chen Jianying âgée de seulement 27 ans !
–Spoilers–
LA MÉTAPHORE DE LA RÉSURRECTION
Un astéroïde s’est écrasé sur Terre provoquant d’autres catastrophes naturelles telles que des éruptions volcaniques ou des tsunamis. Nian (Annabel Yao) souhaite dire au revoir à son ami Tian (Zhang Taiwen) avant de s’en aller en raison du contexte post-apocalyptique qui met progressivement un terme à l’humanité.
The Water Mumurs est un voyage introspectif aussi beau qu’humide voguant à travers ses décors aquatiques, habitée par la pluie s’illustrant à l’extérieur ou même en intérieur. L’eau tapisse l’image. L’omniprésence de cet élément translucide renvoie également aux souvenirs du lien entre les deux amis à la piscine ou au lac, mais aussi par la métaphore de la résurrection par l’être vivant marin énoncée auparavant par cette réplique : « Quand on aura été submergés, on redeviendra des poissons« .
C’est avec subtilité et poésie que Nian retourne voir une dernière fois son ami qui semble être étrangement déjà parti. Elle trouve cependant, un poisson dans une bouteille d’eau en verre, illustrant le destin tragique mais optimiste de l’espèce humaine, car ce poisson serait, comme le laisse penser le film, Tian, l’ami de Nian.
Une dernière séquence, qui reste toujours dans la subtilité et la volonté de ne pas montrer la mort, mais de laisser apparaître ou entendre la renaissance, en entendant Nian sauter dans l’eau, comme pour rejoindre sa nouvelle vie.




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