🇳🇿 Cliff Curtis
Acteur, Producteur
Néo-zélandaise
Détails
- Date de naissance :
- Lieu de naissance :
- Paraparaumu, Nouvelle-Zélande
- Carrière :
- Depuis 1990
Cliff Curtis, né Clifford Vivian Devon Curtis le 27 juillet 1968 à Paraparaumu, est un acteur et producteur néo-zélandais d’origine māorie, affilié à Te Arawa et Ngāti Hauiti. Élevé à Rotorua et formé à Toi Whakaari puis au Teatro Dimitri en Suisse, il débute professionnellement au théâtre avant d’apparaître dans La Leçon de piano et L’Âme des guerriers. Il mène ensuite une importante carrière internationale avec Three Kings, Training Day, Sunshine, Die Hard 4, The Meg et Doctor Sleep. Producteur engagé dans le développement de récits māoris, il participe notamment à Boy et The Dark Horse. À la télévision, il incarne Travis Manawa dans Fear the Walking Dead. Il interprète également Tonowari dans Avatar : La Voie de l’eau et Avatar: Fire and Ash.
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Biographie complète
Cliff Curtis, né Clifford Vivian Devon Curtis le 27 juillet 1968 à Paraparaumu, en Nouvelle-Zélande, est un acteur et producteur néo-zélandais d’origine māorie, affilié à Te Arawa et Ngāti Hauiti. Élevé à Rotorua, il grandit au contact du kapa haka et du mau rākau avant de se former professionnellement à Toi Whakaari, la New Zealand Drama School, dont il sort diplômé en 1989. Il complète ensuite sa formation au Teatro Dimitri en Suisse. Après ses débuts professionnels sur les scènes néo-zélandaises, il apparaît au cinéma dans La Leçon de piano de Jane Campion en 1993, puis se fait remarquer dans L’Âme des guerriers. À partir de la fin des années 1990, sa carrière devient internationale avec des films comme Three Kings, À tombeau ouvert, Révélations, Training Day, Sunshine ou Die Hard 4 : Retour en enfer. Parallèlement, il reste profondément lié au cinéma d’Aotearoa Nouvelle-Zélande, notamment à travers Paï, The Dark Horse et son activité de producteur. À la télévision, il tient l’un des rôles principaux de Fear the Walking Dead. Depuis Avatar : La Voie de l’eau, il incarne Tonowari, chef du clan Metkayina dans la saga de James Cameron.
Origines māories et enfance en Nouvelle-Zélande
Clifford Vivian Devon Curtis naît le 27 juillet 1968 à Paraparaumu, en Nouvelle-Zélande. Il est élevé à Rotorua, dans l’île du Nord. Il est d’ascendance māorie et appartient à Te Arawa et Ngāti Hauiti. Cette identité culturelle occupe une place importante dans son parcours, aussi bien dans sa formation personnelle que dans une partie de son travail ultérieur comme acteur et producteur.
Durant sa jeunesse, Curtis pratique le kapa haka et apprend le mau rākau, ensemble de pratiques martiales māories comprenant notamment le maniement du taiaha. Il est notamment formé auprès de Mita Mohi sur l’île de Mokoia, dans le lac Rotorua. Avant de devenir acteur professionnel, il développe également un intérêt important pour la danse. Il pratique le breakdance puis le rock ‘n’ roll de compétition et remporte des titres néo-zélandais dans cette discipline en 1987 et 1988.
Son intérêt pour la performance l’amène progressivement vers le théâtre. Adolescent, il participe à la création du Mantis Theatre Co-op. Son parcours vers le métier d’acteur ne passe donc pas directement par le cinéma : danse, pratiques culturelles māories et théâtre constituent les premières étapes de sa formation artistique.
Formation à Toi Whakaari
Encouragé à poursuivre professionnellement le métier d’acteur, Cliff Curtis intègre Toi Whakaari, la New Zealand Drama School. Il y suit une formation professionnelle et obtient son diplôme en 1989, à l’âge de vingt et un ans.
Après cette formation en Nouvelle-Zélande, il poursuit son apprentissage en Europe. En 1991, il étudie au Teatro Dimitri en Suisse, établissement particulièrement associé au théâtre physique, au mouvement et aux arts de la scène. Cette formation complète un parcours déjà fortement marqué par la danse et le travail corporel.
Curtis travaille ensuite dans plusieurs théâtres professionnels néo-zélandais, notamment Downstage Theatre, Mercury Theatre et Centrepoint Theatre. Son expérience scénique précède ainsi ses premiers rôles importants devant une caméra. Il aborde au théâtre différents répertoires avant que le cinéma néo-zélandais du début des années 1990 ne lui ouvre de nouvelles perspectives professionnelles.
Les débuts professionnels au théâtre
La carrière professionnelle de Cliff Curtis commence au théâtre au début des années 1990. Après sa sortie de Toi Whakaari, il travaille sur les scènes régionales et professionnelles de Nouvelle-Zélande. Cette activité est antérieure à son premier long métrage et constitue le véritable commencement de son parcours d’acteur.
Le théâtre lui permet de développer son expérience avant que sa carrière ne se déplace progressivement vers le cinéma. Curtis ne reniera cependant pas cette origine scénique. Son apprentissage du mouvement, sa formation dramatique et ses premières années dans les compagnies néo-zélandaises restent des éléments structurants de son parcours.
La Leçon de piano et les premiers rôles au cinéma
Cliff Curtis fait ses débuts dans un long métrage avec The Piano, distribué en France sous le titre La Leçon de piano, réalisé par Jane Campion et sorti en 1993. Son rôle est modeste, mais le film bénéficie d’une importante diffusion internationale et devient l’une des œuvres majeures du cinéma néo-zélandais de cette période.
La même année, Curtis apparaît dans Desperate Remedies de Stewart Main et Peter Wells. Il y interprète Fraser. Ce film lui offre un personnage plus développé et contribue à sa reconnaissance dans l’industrie cinématographique néo-zélandaise.
Ces premières expériences placent immédiatement Curtis dans un cinéma national en pleine visibilité internationale. Il ne tarde pas à participer à un film qui devient déterminant pour sa carrière : Once Were Warriors.
L’Âme des guerriers : une étape déterminante
En 1994, Cliff Curtis interprète Bully dans Once Were Warriors, distribué en France sous le titre L’Âme des guerriers. Réalisé par Lee Tamahori d’après le roman d’Alan Duff, le film suit une famille māorie confrontée à la violence, à la pauvreté et aux conséquences de la marginalisation sociale dans un environnement urbain.
Curtis partage notamment l’écran avec Rena Owen et Temuera Morrison. Son personnage occupe une place particulièrement sombre dans le récit. Le film rencontre un succès majeur en Nouvelle-Zélande et bénéficie d’une importante diffusion internationale.
L’Âme des guerriers contribue à faire connaître Curtis au-delà de son pays. Il poursuit dans les années suivantes son travail dans des productions néo-zélandaises tout en commençant à obtenir des rôles dans des films internationaux.
Le développement d’une carrière internationale
Durant la seconde moitié des années 1990, Cliff Curtis commence à apparaître régulièrement dans des productions destinées au marché international. Il joue notamment dans Rapa Nui, puis dans Deep Rising et Six Days, Seven Nights.
L’année 1999 représente une étape particulièrement importante. David O. Russell le dirige dans Three Kings, aux côtés de George Clooney, Mark Wahlberg et Ice Cube. Curtis y interprète Amir Abdullah. La même année, il travaille avec Martin Scorsese dans Bringing Out the Dead, connu en France sous le titre À tombeau ouvert, avec Nicolas Cage.
Il apparaît également dans The Insider, distribué en France sous le titre Révélations, réalisé par Michael Mann avec Al Pacino et Russell Crowe. En l’espace d’une seule année, Curtis travaille ainsi avec trois cinéastes américains importants et consolide son installation dans le cinéma international.
Une grande diversité de personnages
L’une des caractéristiques les plus visibles de la carrière hollywoodienne de Cliff Curtis est la diversité des origines attribuées à ses personnages. Bien qu’il soit māori et néo-zélandais, il est régulièrement choisi pour interpréter des personnages originaires du Moyen-Orient, d’Amérique latine ou d’autres régions du monde.
Dans Three Kings, il interprète un Irakien. Dans Révélations, il joue le religieux libanais Mohammad Hussein Fadlallah. Dans Blow, il incarne le trafiquant colombien Pablo Escobar. Dans Training Day, il joue Smiley, membre d’un gang latino de Los Angeles.
Curtis a publiquement abordé cette particularité de sa carrière. Il a notamment expliqué prendre au sérieux la responsabilité d’incarner des personnages appartenant à des cultures différentes de la sienne et chercher à les représenter avec respect. Cette polyvalence lui ouvre de nombreux rôles à Hollywood, tout en reflétant les pratiques de casting auxquelles les acteurs issus de minorités ont longtemps été confrontés dans l’industrie américaine.
Blow et Training Day
En 2001, Curtis apparaît dans Blow de Ted Demme. Il y interprète Pablo Escobar face à Johnny Depp, qui tient le rôle de George Jung. La même année, Antoine Fuqua le dirige dans Training Day.
Dans ce thriller policier, Curtis incarne Smiley. Le film est porté par Denzel Washington et Ethan Hawke et devient l’un des grands succès critiques de la carrière de Fuqua. Curtis apparaît également à cette période dans The Majestic de Frank Darabont.
Ces rôles consolident sa place de second rôle recherché dans le cinéma américain. Il peut passer d’un registre à l’autre et travailler dans des productions très différentes sans abandonner ses collaborations en Nouvelle-Zélande.
Paï et le cinéma māori
En 2002, Cliff Curtis interprète Porourangi dans Whale Rider, distribué en France sous le titre Paï : L’Élue d’un peuple nouveau. Réalisé par Niki Caro d’après le roman de Witi Ihimaera, le film raconte le parcours de Paikea, jeune fille māorie qui cherche à trouver sa place dans une communauté dont le chef attend un héritier masculin.
Curtis interprète le père de Paikea, jouée par Keisha Castle-Hughes. Le film connaît une importante carrière internationale et contribue à une nouvelle visibilité du cinéma māori à l’étranger.
Pour Curtis, Paï représente également une continuité avec ses origines et avec son engagement croissant en faveur de récits autochtones. Cette dimension de sa carrière va bientôt se prolonger à travers la production.
Whenua Films et le passage à la production
En 2004, Cliff Curtis fonde Whenua Films avec la productrice Ainsley Gardiner. La société développe notamment des œuvres portées par des créateurs māoris et accompagne plusieurs projets importants du cinéma néo-zélandais.
Curtis et Gardiner produisent notamment Tama Tū, court métrage de Taika Waititi consacré à des soldats du Māori Battalion pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils accompagnent ensuite le premier long métrage de Waititi, Eagle vs Shark, sorti en 2007.
Cette activité confirme que Curtis ne se limite plus au métier d’acteur. La production devient une seconde composante durable de son parcours, étroitement liée à sa volonté de participer au développement de récits néo-zélandais et autochtones.
Boy et Taika Waititi
Cliff Curtis fait partie des producteurs de Boy, écrit et réalisé par Taika Waititi et sorti en 2010. Il produit le film aux côtés d’Ainsley Gardiner et Emanuel Michael.
Situé en Nouvelle-Zélande en 1984, Boy suit un jeune garçon māori confronté au retour de son père, Alamein, interprété par Waititi. Le film rencontre un succès considérable en Nouvelle-Zélande et devient une étape majeure de la carrière du cinéaste.
La participation de Curtis à Boy illustre l’importance de son activité de producteur : elle lui permet de soutenir directement des cinéastes et des histoires issus d’Aotearoa alors même que sa propre carrière d’acteur se déroule de plus en plus souvent à l’étranger.
Sunshine et les grandes productions des années 2000
Pendant les années 2000, Cliff Curtis poursuit parallèlement une carrière internationale très active. Il apparaît dans Collateral Damage, Runaway Jury et The Fountain.
En 2007, Danny Boyle lui confie le rôle de Searle dans Sunshine. Curtis partage l’écran avec Cillian Murphy, Chris Evans, Rose Byrne, Michelle Yeoh, Hiroyuki Sanada et Benedict Wong. Le film suit l’équipage d’une mission spatiale envoyée vers le Soleil.
La même année, Curtis interprète Miguel Bowman dans Live Free or Die Hard, distribué en France sous le titre Die Hard 4 : Retour en enfer. Il apparaît également dans Fracture, avec Anthony Hopkins et Ryan Gosling.
En 2008, il joue dans 10,000 BC de Roland Emmerich. Il participe ensuite à Push et Crossing Over, avant d’incarner le Seigneur du Feu Ozai dans The Last Airbender de M. Night Shyamalan en 2010.
Une présence croissante à la télévision américaine
À la fin des années 2000, Curtis obtient également des rôles réguliers à la télévision américaine. Il interprète Reuben « Rabbit » Palchuck dans Trauma, série de NBC consacrée à des équipes médicales d’urgence de San Francisco.
Il apparaît ensuite dans Body of Proof puis tient un rôle important dans Missing, avec Ashley Judd. En 2014, il joue dans la série policière Gang Related.
Ces expériences préparent son arrivée dans une production télévisuelle de plus grande ampleur, Fear the Walking Dead, dans laquelle il occupe l’un des rôles principaux pendant trois saisons.
The Dark Horse : Genesis Potini
En 2014, Cliff Curtis tient le rôle principal de The Dark Horse, écrit et réalisé par James Napier Robertson. Il interprète Genesis Potini, joueur d’échecs māori ayant consacré une partie de sa vie à aider des jeunes de sa communauté tout en vivant avec un trouble bipolaire.
Le rôle demande à Curtis une importante transformation physique et lui offre l’un des personnages les plus développés de sa carrière. Il participe également au projet comme producteur délégué.
Son interprétation reçoit plusieurs récompenses. Il remporte notamment le prix de la meilleure interprétation masculine aux Asia Pacific Screen Awards en 2014, le prix du meilleur acteur aux New Zealand Film Awards et, en 2015, le prix du meilleur acteur au Seattle International Film Festival.
The Dark Horse réunit plusieurs dimensions essentielles du parcours de Curtis : son travail d’acteur, son activité de producteur, son lien avec le cinéma māori et son engagement en faveur de récits développés en Nouvelle-Zélande.
Arama Pictures et les récits autochtones
En 2013, Curtis crée également Arama Pictures afin de poursuivre son engagement dans la production et le développement de récits autochtones. Il a cité parmi ses influences des figures majeures du cinéma māori telles que Merata Mita, Don Selwyn et Barry Barclay.
Arama Pictures participe notamment à The Dark Horse. Cette activité prolonge le travail entrepris avec Whenua Films et confirme que la production constitue une partie importante et documentée de sa carrière.
En 2014, l’Arts Foundation of New Zealand lui décerne un Laureate Award. Cette distinction reconnaît son parcours d’artiste ainsi que sa contribution au cinéma néo-zélandais.
Travis Manawa dans Fear the Walking Dead
En 2015, Cliff Curtis devient l’un des principaux interprètes de Fear the Walking Dead, série dérivée de l’univers de The Walking Dead. Il incarne Travis Manawa, enseignant vivant à Los Angeles et compagnon de Madison Clark, interprétée par Kim Dickens.
La série commence au moment où l’épidémie à l’origine de l’effondrement de la société est encore mal comprise. Travis tente de protéger sa famille recomposée alors que les institutions cessent progressivement de fonctionner.
Ce personnage permet à Curtis d’occuper durablement le premier plan d’une série américaine. Travis est initialement défini comme un père et un enseignant plutôt que comme un militaire ou un criminel, ce qui distingue le rôle de nombreux personnages physiques interprétés auparavant par l’acteur.
Curtis joue Travis Manawa de 2015 à 2017. Son départ de la série intervient pendant la troisième saison.
Risen, The Meg et Doctor Sleep
Parallèlement à Fear the Walking Dead, Curtis continue à travailler au cinéma. En 2016, il interprète Yeshua dans Risen de Kevin Reynolds, face à Joseph Fiennes.
En 2018, il joue James « Mac » Mackreides dans The Meg, film d’action et de science-fiction avec Jason Statham. Il retrouve ensuite ce personnage dans Meg 2: The Trench, sorti en 2023.
En 2019, il interprète Jonah Hobbs dans Fast & Furious Presents: Hobbs & Shaw, avec Dwayne Johnson et Jason Statham. La même année, Mike Flanagan le dirige dans Doctor Sleep, adaptation du roman de Stephen King et prolongement de l’histoire de Shining. Curtis y incarne Billy Freeman, ami de Danny Torrance, joué à l’âge adulte par Ewan McGregor.
Murina, Muru et le maintien d’un lien avec le cinéma indépendant
Curtis continue à alterner les grandes productions avec des films de dimensions plus modestes. Il apparaît dans Murina, premier long métrage de la réalisatrice Antoneta Alamat Kusijanović. Présenté au Festival de Cannes en 2021, le film remporte la Caméra d’or.
En 2022, Curtis joue dans Muru de Tearepa Kahi. Le film s’inspire librement des événements entourant les raids policiers menés à Tūhoe en 2007. Curtis y interprète le sergent Taffy Tawharau.
Ces choix montrent que sa carrière internationale ne l’a jamais éloigné durablement du cinéma néo-zélandais et des récits liés aux communautés autochtones.
Tonowari dans Avatar : La Voie de l’eau
En 2022, Cliff Curtis rejoint la saga Avatar de James Cameron avec Avatar : La Voie de l’eau. Il interprète Tonowari, chef du clan Metkayina, peuple na’vi installé dans les régions océaniques de Pandora. Kate Winslet interprète Ronal, sa compagne.
Lorsque Jake Sully, Neytiri et leurs enfants quittent leur territoire forestier, les Metkayina les accueillent. Tonowari joue un rôle central dans leur intégration à cette communauté et dans leur apprentissage de la vie liée à l’océan.
Le personnage est créé grâce à la capture de performance. Le travail de Curtis est enregistré avant que son apparence na’vi soit construite numériquement. Cette technique sollicite directement le mouvement et l’interprétation physique de l’acteur, dimensions présentes dans son parcours depuis sa jeunesse.
Avatar: Fire and Ash
Cliff Curtis reprend le rôle de Tonowari dans Avatar: Fire and Ash, troisième film de la saga de James Cameron, sorti en 2025. Il retrouve notamment Sam Worthington, Zoe Saldaña, Sigourney Weaver, Stephen Lang et Kate Winslet.
Le film poursuit l’histoire développée dans La Voie de l’eau et maintient la présence des Metkayina dans l’univers de Pandora. Pour Curtis, Tonowari devient ainsi l’un de ses personnages cinématographiques récurrents les plus importants.
À la date de rédaction, en septembre 2026, les épisodes suivants annoncés de la saga restent des projets futurs. Ils doivent donc être distingués des films effectivement sortis.
Les projets récents
La période récente de la carrière de Cliff Curtis ne se limite pas à Avatar. En 2024, il apparaît notamment dans le film néo-zélandais Ka Whawhai Tonu et dans les séries Swift Street et Kaos. Dans cette dernière, il interprète Poséidon.
En 2025, il figure dans Last Breath et dans la série Chief of War. Ces projets confirment la continuité de son activité professionnelle et son alternance entre cinéma et télévision, productions internationales et récits liés au Pacifique.
Une carrière entre Aotearoa et Hollywood
La carrière de Cliff Curtis repose sur une double continuité. D’un côté, il travaille depuis les années 1990 dans de nombreuses productions internationales et collabore avec des cinéastes comme David O. Russell, Martin Scorsese, Michael Mann, Antoine Fuqua, Darren Aronofsky, Danny Boyle, M. Night Shyamalan et James Cameron.
De l’autre, il conserve un lien durable avec Aotearoa Nouvelle-Zélande. L’Âme des guerriers, Paï, The Dark Horse, Muru et Ka Whawhai Tonu jalonnent son parcours d’acteur, tandis que Whenua Films et Arama Pictures prolongent cet engagement dans la production.
Cette articulation entre une carrière hollywoodienne et un travail en faveur du cinéma māori constitue l’une des caractéristiques les plus constantes de son parcours.
Le métier de producteur
La production constitue le second métier majeur de Cliff Curtis parmi ses activités cinématographiques attestées. Avec Ainsley Gardiner, il participe au développement de plusieurs projets liés à une nouvelle génération de cinéastes néo-zélandais.
Son travail sur Tama Tū, Eagle vs Shark et Boy l’associe notamment aux premières années de la carrière de Taika Waititi. Curtis est également producteur délégué de The Dark Horse, dont il tient le rôle principal.
Cette activité n’est donc pas un simple prolongement ponctuel de son travail d’acteur. Elle correspond à un engagement durable dans la création et le financement de récits néo-zélandais et autochtones.
Distinctions
Cliff Curtis a reçu plusieurs distinctions au cours de sa carrière. Son travail dans le cinéma néo-zélandais lui vaut différentes récompenses nationales, tandis que The Dark Horse constitue l’une des étapes les plus récompensées de son parcours.
Pour son interprétation de Genesis Potini, il reçoit notamment le prix de la meilleure interprétation masculine aux Asia Pacific Screen Awards en 2014 ainsi que le prix du meilleur acteur aux New Zealand Film Awards. En 2015, le Seattle International Film Festival lui décerne également son prix du meilleur acteur.
En 2014, l’Arts Foundation of New Zealand lui attribue un Laureate Award. Cette distinction reconnaît plus largement son apport artistique et son rôle dans le cinéma néo-zélandais.
Culture māorie et représentation
L’identité māorie de Cliff Curtis traverse plusieurs dimensions de son parcours. Son apprentissage du kapa haka et du mau rākau précède sa formation professionnelle. Plusieurs œuvres auxquelles il participe mettent en scène des personnages et communautés māoris, tandis que son travail de producteur contribue directement au développement de récits autochtones.
Cette dimension contraste avec une partie de sa carrière hollywoodienne, durant laquelle Curtis a fréquemment été choisi pour interpréter des personnages d’origines différentes de la sienne. L’acteur a évoqué publiquement la responsabilité qu’il ressent lorsqu’il représente une autre culture à l’écran.
Avec la production, Curtis dispose progressivement d’un moyen d’action supplémentaire : il ne participe plus seulement à des projets comme interprète, mais contribue aussi à permettre à des créateurs autochtones de développer leurs propres histoires.
Une dimension physique présente depuis la jeunesse
Le parcours de Curtis est marqué très tôt par le mouvement. Le kapa haka, le mau rākau, le breakdance et la danse rock ‘n’ roll précèdent ses études dramatiques. Sa formation au Teatro Dimitri prolonge également cette relation au théâtre physique.
Cette expérience accompagne de nombreux rôles de sa carrière internationale. Sunshine, Die Hard 4, Fear the Walking Dead, The Meg ou les films Avatar sollicitent à différents degrés cette dimension corporelle.
La capture de performance utilisée pour Tonowari représente une évolution technologique de ce travail. Même lorsque l’apparence visible à l’écran est celle d’un personnage numérique, le jeu, les mouvements et une grande partie de l’expression du personnage proviennent de la performance de Curtis.
Une vie privée préservée
Cliff Curtis maintient une séparation importante entre sa carrière et sa vie familiale. Son mariage en Nouvelle-Zélande a été rendu public, mais l’acteur communique peu sur son entourage privé. Les informations personnelles non directement liées à son parcours artistique restent donc volontairement limitées dans les sources publiques fiables.
Son identité māorie et son engagement en faveur du cinéma autochtone appartiennent en revanche pleinement à sa vie professionnelle publique et sont régulièrement abordés dans ses entretiens et les présentations institutionnelles de son travail.
Une carrière toujours active
En septembre 2026, Cliff Curtis demeure en activité. Sa filmographie récente comprend aussi bien des productions néo-zélandaises que des séries internationales et la saga Avatar. Aucune fin de carrière n’est annoncée.
Depuis ses premiers engagements professionnels au théâtre au début des années 1990, Curtis a développé un parcours de plus de trois décennies couvrant le théâtre, le cinéma, la télévision, la capture de performance et la production.
Plusieurs étapes structurent cette trajectoire : sa formation à Toi Whakaari, ses premiers engagements théâtraux, La Leçon de piano, L’Âme des guerriers, son installation progressive dans le cinéma américain, Paï, la création de Whenua Films, The Dark Horse, Fear the Walking Dead et son arrivée dans l’univers de James Cameron avec Tonowari.
Son parcours se distingue enfin par la permanence de son lien avec Aotearoa Nouvelle-Zélande. Malgré plusieurs décennies de travail dans les industries américaine et internationale, Curtis continue à participer à des œuvres néo-zélandaises et à soutenir des projets māoris comme producteur. Cette articulation entre carrière internationale, identité māorie et production de récits autochtones constitue l’un des fils directeurs de son travail.
Lieu de naissance sur la carte
Ses premiers pas à l’écran
Carrière en chiffres
Genres de prédilection
Interprétations (2)
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