Jumpers, de par sa communication, nous donne plutôt l’impression d’une sortie sur sa plateforme et non pas sur le grand écran. Cela n’est en aucun cas une critique négative, car je rappelle que Soul (2020) est mon Pixar préféré (même si le contexte du dernier film de Pete Docter est bien évidemment différent). En effet, la sortie d’un Pixar est un événement et contrairement à l’autre confrère de la même écurie prévu en juin 2026 : Toy Story 5, qui va logiquement susciter beaucoup plus d’engouement, celui digne de la présentation des nouvelles œuvres de ce studio prestigieux.

Spoilers

LA SAGESSE APAISE LA COLÈRE

Mabel (Piper Curda) est une fille voulant venir en aide aux animaux enfermés dans son école. Sa détermination sera exposée, tout comme sa colère de ne pas réussir à accomplir sa mission héroïque. La grand-mère Tanaka de Mabel, va consolider un lien fort avec sa petite fille, partageant l’espace de la clairière assise sur ce rocher, ressentant la nature tel une méditation. Une sagesse qu’elle va apporter à Mabel comme cette phrase qu’elle va transmettre à cette dernière : « C’est dur d’être en colère quand on sait qu’on fait partie de quelque chose d’immense« . Ce qui est immense, c’est le système, mais surtout les différentes camps ou espèces qui s’opposent à travers la civilisation qu’ils partagent appelée l’humanité.

Tout comme dans Cars (2006), le propos de l’industrialisation va être l’incident déclencheur du récit, car le Maire Jerry (Jon Hamm) a comme projet de raser la clairière, habitat des animaux de la forêt pour pouvoir le remplacer par sa rocade. Mabel qui s’oppose fermement à cette déforestation va devoir empêcher la construction de cette parcelle routière pour protéger la faune et la flore du lieu qui représente non seulement la liberté des animaux, mais aussi l’esprit de sa grand-mère.

Copyright 2025 Disney/Pixar. All Rights Reserved. Film Jumpers

COMMENT VIVRE EN HARMONIE ?

Mabel va alors faire la découverte des projets de sa professeure de S.V.T qui a, en compagnie de ses associés, l’objectif de pouvoir étudier les animaux en envoyant l’esprit de l’être humain dans un Jumper : un animal robotisé. Ce n’est pas la première fois que Pixar utilise ce procédé car dans Soul (encore une fois) Joe Gardner est emprisonné dans le corps d’un chat. Ici Mabel, prend à l’inverse volontairement, les traits d’un castor pour mener son combat.

Mabel est frustrée de ne pas pouvoir bouleverser à elle seule le mécanisme d’un système social. Nous allons voir que le monde des animaux répond également à des lois telles que la loi de l’étang qui est que tout animal peut se nourrir (et donc par extension tuer un membre de la communauté) tout comme des problématiques humaines comme la surpopulation.

Le métrage a pour message de nous apprendre à vivre en communauté. Tout comme ce qu’insuffle la grand-mère Tanaka, le roi des mammifères : George, va également être porteur d’un propos clé : celui d’apprendre à donner une seconde chance, et que tout le monde est bienveillant de base. Ce message positif et optimiste paraît peut-être naïf, mais il ne l’est pas vraiment, car il révèle par le biais du personnage de Titus (Dave Franco) qu’une personne peut aussi être fondamentalement être mauvaise. À l’inverse l’archétype humain du capitaliste : le maire Jerry va avoir par le biais de cette seconde chance une rédemption vers une responsabilité beaucoup plus humaine que ses agissements de départs.

Copyright 2025 Disney/Pixar. All Rights Reserved. Film Jumpers

Jumpers est un bon film qui ne prétend pas être un grand Pixar, avec un récit moins développé et moins impactant que la majorité de ses prédécesseurs, mais avec toujours une animation soignée et avec un traditionnel sens de la sensibilité.