
Bien plus plaisant à regarder que Hurlevent, -article publié hier- Coup de foudre à Notting Hill aborde un ton beaucoup plus décontracté en raison de son genre : la comédie romantique. Julia Roberts et Hugh Grant, deux grandes stars ayant marqué les années 90 vont s’unir pour créer une romance brisant les frontières des classes sociales dans ce petit quartier appelé Notting Hill, à l’allure de village se fondant à l’intérieur d’une grande ville, Londres, montrant une représentation modeste de ce lieu.
–Spoilers–
BEVERLY HILLS RENCONTRE NOTTING HILL
Tout comme Titanic (1997), la romance va venir adresser une morale primordiale prônant l’égalité malgré la différence de pouvoir d’achat entre les deux personnages.
Anna Scott (Julia Roberts) est une grande star hollywoodienne qui pousse la porte d’entrée d’une librairie spécialisée dans le voyage, tenue par William Thacker (Hugh Grant). Le coup de foudre va être instantané, dissimulé par des regards subtils suivi par une facilité scénaristique traditionnelle du genre avec les deux personnages qui se heurtent maladroitement dans la rue. Cela aura pour effet, d’entretenir cette relation naissante qui va rapidement être clarifiée.
L’humour british de William va être personnalisé de manière à décrédibiliser ce qu’il est censé crédibiliser. Ce mécanisme comique sera non seulement drôle, mais il va aussi permettre de rajouter du charme au personnage. De plus, les situations successives d’Anna et William se retrouvant dans le monde de l’autre présentent des situations aussi drôles que saugrenues montrant le contraste, sans rentrer dans la parodie, de sorte à rester dans une certaine crédibilité tout en préservant l’humour.

L’OBSTACLE À L’AMOUR ?
Cette histoire ne semble exister que dans un film : une star de cinéma tombant amoureuse d’un homme issu d’un cadre de vie social moyen. Une situation surréaliste tenant du rêve. Cependant, la célébrité n’est pas aussi enviable que cela, car c’est la popularité d’Anna qui crée un obstacle à sa relation avec William. Une situation qui va davantage être un cauchemar dénonçant les atrocités de l’industrie. De plus, le rythme de vie d’Anna, hors normes, contraste avec celui de William. Une situation qui fait peur à ce dernier, voulant se protéger de la souffrance que pourrait causer une rupture avec pourtant celle qu’il aime.
Comme le dit justement et simplement Anna, désacralisant sa célébrité : « Je suis juste une fille, devant un garçon, lui demandant de l’aimer ». Une phrase venant prouver que l’amour brise aisément les frontières sociales et que même si cela effraie, cette émotion nous tombant dessus sans que l’on comprenne d’où elle vient mérite d’être considérée à sa juste valeur.
Coup de foudre à Notting Hill présente une très belle histoire d’amour se terminant par le traditionnel happy end du genre, balayant le cauchemar pour pouvoir vivre la réalité du rêve, se terminant tel un conte de fée.




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