
La franchise de jeux vidéo Mortal Kombat (1992) se révèle, avec Tekken (1994), une autre série de jeux emblématiques du 1v1 en 2D, comme les successeurs de Street Fighter (1987). Un style fun et ultra-simpliste se définissant par le fait d’affronter ou plutôt d’exécuter son adversaire à l’issue d’un « Finish him » prévenant de l’arrivée du fameux « Fatality ». Ces deux mots sont la signature de Mortal Kombat, amorçant la célèbre mort ultra-gore se développant à travers une imagination créative et graphique afin de rendre le résultat « satisfaisant ». À l’instar d’une saga connue pour ses morts délirantes : Destination finale (2000-2025).
Une flopée d’adaptations de jeux vidéo ont vu le jour sur grand écran. Mortal Kombat ne déroge pas à la règle avec un premier métrage en 2021, assez moyen sans être mauvais, n’ayant pas rentabilisé son budget de 55 millions de dollars, en raison de ses 83 450 000 $ récoltés. Pourtant, Atomic Monster (la société de James Wan) et New Line Cinema annoncent une suite pour 2026.

–Spoilers–
UN ENJEU FIDÈLE À SON CONCEPT
Dans Mortal Kombat, l’objectif était, pour les résidents du Royaume d’Outworld, d’éliminer tous leurs opposants sur Terre afin de pouvoir être nommés vainqueurs avant même le début du tournoi. Dans sa suite, les différents champions s’affrontent, mais avec certains contextes menés par l’apparition de deux nouveaux personnages permettant d’apporter un peu plus de profondeur narrative au concept de la franchise.
Bon, le métrage ne vole pas bien haut. Il se résume basiquement à : sauver la planète en gagnant un tournoi d’arts martiaux. Oui, ce n’est pas moins bourrin que ça. Pourtant, le film nous sert ce que nous nous attendons à voir, à savoir des combats sanglants s’achevant par des exécutions aussi violentes que créatives. Donc même si le récit n’est pas porteur d’un haut niveau de réflexion et de dramaturgie, il nous offre néanmoins des scènes de combat qui tiennent la route. Résultat, il est plus ou moins compliqué de critiquer factuellement Mortal Kombat, de par le support d’origine qu’il adapte.
Mention spéciale à Cappi Ireland, Costume Designer du premier et second film, responsable des tenues et plus particulièrement de ces très belles armures permettant de crédibiliser les personnages hauts en couleurs.
UN RÉCIT TENANT SUR DEUX PILIERS « NARRATIFS »
Les deux piliers narratifs de ce deuxième Mortal Kombat sont les deux nouveaux personnages. Mais il est aussi important de mentionner le choix étrange d’exécuter le personnage principal du premier film : Cole Young (Lewis Tan), de manière sèche, ne rendant absolument pas honneur au protagoniste qu’il était.
Tout d’abord Kitana (Adeline Rudolph) devient la fille du bourreau de son père, nous annonçant une vengeance future inévitable. Un lien rappelant d’ailleurs celui de Thanos et Gamora dans Avengers : Infinity War (2018).

Ensuite, Johnny Cage (Karl Urban), un acteur « has-been » des années 80, souffre du temps qui le catégorise comme une figure du passé. Il va néanmoins être choisi comme l’un des Champions de la Terre. Une manière pour lui d’assumer son acting d’antan pour pouvoir se révéler de nouveau face à un autre champion connu aux dents acérées de la licence : Baraka. Johnny Cage est donc considéré comme un Élu : un humain prédestiné à sauver le monde, contre toute attente.

Mortal Kombat II reste assez moyen entre qualité de divertissement et traitement très peu subtil présentant un résultat qui permet de nous faire passer un moment sympathique, malgré ses défauts.




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