« Runway ce n’est pas seulement un magazine. C’est une icône mondiale, une route sinueuse. Qui nous réunit à nouveau« .

Cette phrase résume parfaitement l’esprit du Diable s’habille en Prada 2. Ici, il n’est plus question d’un seul personnage, mais d’une entité : celle du magazine, et plus largement, de la presse écrite. Vingt ans plus tard, le film met en lumière non seulement les mutations du monde de l’entreprise, mais aussi l’impact profond du numérique sur notre société. Au cœur de ce bouleversement, on retrouve notre casting emblématique, resté intact — et heureusement.

UN FOND TROP VASTE

Si le premier film traitait de la mode et de son univers, il gardait un ton simple mais efficace et surtout unique. Ici les sujets abordés sont plus vastes, peut-être trop. En effet, vingt ans plus tard, la suite élargit son propos à une industrie entière en crise, celle de la presse écrite incarnée par Runway, qui devient le véritable sujet. Offrant un terrain plus riche pour raconter une transformation profonde. Quitte à s’éparpiller et perdre ce qui faisait le charme du premier opus. À vouloir traiter la mutation des médias, l’évolution du monde du travail et le poids du digital, il perd en précision et surtout s’éloigne de ce qui faisait l’essence même du Diable s’habille en Prada (2006), la mode, son ironie, ses codes impitoyables.

Reléguée au second plan pendant une bonne partie du récit, ne retrouvant sa place qu’en deuxième partie du film.

Copyright 2026 20th Century Studios. All Rights Reserved.Stars Anne Hathaway, Stanley Tucci Film Le Diable s’habille en Prada 2

UNE NOSTALGIE QUI FAIT DU BIEN

Pourtant même si le fond change, le casting lui est le même. On retrouve les personnages emblématiques non sans une certaine nostalgie, de nombreux clins d’œil au premier ainsi qu’une bande son entraînante, qui représente son ADN. Et même si certains d’entre eux perdent de leur superbe au fil du récit, il n’en garde pas moins une forme de naturel presque rassurante.

Le Diable S’habille en Prada 2 est une suite ambitieuse, qui a su jouer avec les évolutions de notre époque. Même si le scénario a tendance à s’éparpiller, l’équilibre entre modernité et nostalgie est quand même là. Mention spécial au dernier plan du film qui ne manquera pas de tirer une petite larme à certains et à en faire sourire d’autres.