L’Élue est le deuxième long-métrage d’Osgood Perkins sorti cette année. Après The Monkey (2025), qui m’a personnellement déplu, et le film qui m’a fait découvrir le réalisateur : Longlegs (2024), que j’ai trouvé intéressant, mais sans plus.

Je redonne finalement la chance à Perkins de me prouver qu’il est capable de créer un très bon film d’horreur. C’est-à-dire au niveau des autres métrages d’épouvante de l’année : Substitution : Bring Her Back, Together ou Évanouis.

Alors est-ce qu’Osgood Perkins va me convaincre avec cette nouvelle proposition ?

UN CINÉMA D’HORREUR QUI M’EST GLOBALEMENT HERMÉTIQUE

Je pense qu’il va falloir que je me résolve au fait que le cinéma de ce cinéaste ne me touche pas et n’arrive pas à me faire rentrer dans son univers. Le début du film m’a d’ailleurs inquiété avec cette scène « horrifique » présentant l’apparition d’une forme géométrique dans le fond de l’image de manière très peu subtile, me rappelant The Monkey et son horreur gore extravagante au point d’en devenir comique. Surtout que malgré cette scène, L’Élue aura une volonté de nous plonger dans de l’horreur plutôt sérieuse.

Spoilers

Peu de personnages seront présentés et globalement, ceux composant les trois films de Perkins que j’ai visionnés me laissent assez indifférents par leurs écritures peinant à me faire ressentir de l’empathie envers ceux qui sont censés en avoir.

Ce sera dans ce décor unique : un chalet isolé, que prendra place le récit de L’Élue. Liz va découvrir l’environnement de son amant Malcolm dans ce cadre qui est sur le papier idyllique. Néanmoins entre un cousin étrange et des visions inquiétantes, Liz va faire en sorte de fuir ce qui l’entoure, atteignant sa sécurité.

Même si l’Élue ne m’a pas encore convaincu, Osgood Perkins va installer une atmosphère de tension qui va marcher. Que ce soit par l’arrivée du cousin de Malcolm dans le chalet, perturbant Liz, seule, ou cette montée oppressante sur le piège se refermant sur elle, guidée par Malcolm, qui, comme dans Get Out de Jordan Peele, va manipuler sa conjointe pour servir le concept horrifique du métrage.

L’autre point réussi du film sera l’utilisation des créatures. L’horreur fantastique pour le monstre aux multiples visages, la créature se déplaçant comme une araignée issue des esprits de films japonais, ou par un cadrage captant intelligemment l’horreur, comme ce plan montrant une créature allongeant son cou en dehors de la profondeur de champ.

L’Élue n’est pas, comme dit précédemment, le film d’horreur qui va me conquérir. Meilleur que The Monkey certes, Osgood Perkins va tout de même montrer une gestion de l’horreur intéressante ainsi que des scènes d’épouvante efficaces qui vont me permettre de rester optimiste pour le reste de sa filmographie.