
Hunger Games – La Révolte : Partie 2 délaisse brièvement la guerre médiatique pour devenir un métrage d’aventure et d’action pour atteindre l’objectif de tuer Snow ! La franchise se terminera donc en beauté ou décevra ? Pour ma part, on se rapproche plus de la deuxième proposition.
–Spoilers–
L’OPUS LE PLUS DÉSÉQUILIBRÉ
Katniss continue de parfaire sa figure d’élue pendant que Peeta, transformé par l’endoctrinement du Capitole représente une menace pour la protagoniste. Elle essaye, comme son destin lui a attribué de défaire l’oppression auprès de celui qu’elle aime. La mutation, déjà illustrée avec ces chiens virtuels génétiquement modifiés dans le film de 2012, devient l’une des facettes de ce métrage. Peeta a en quelque sorte muté en une bête, une arme à tuer le symbole de la rébellion. Ensuite, l’une des meilleures scènes de la franchise confronte des créatures mutantes au groupe de révolutionnaires dans les égouts. Un segment illustré par une forte intensité, n’ayant pas peur de fuir les conséquences de cet affrontement.
Le problème dans cette deuxième partie, c’est qu’elle est censée comporter les faits les plus marquants, surtout en nous amenant au dénouement final tant attendu de cette confrontation entre Snow et Katniss. En effet, les éléments importants sont présents, mais n’atteignent pas l’impact qui leur a été destiné. Par exemple, Katniss se fait tirer dessus dans la mine, la mort de Prim pourtant très bien amorcée ne convint pas totalement, et enfin le plan d’Alma Coin dévoilé jusqu’à l’exécution va trop vite et mériterait peut-être un peu plus de développement. Des pertes humaines qui sont presque expédiées, gâchant quasiment la fin d‘Hunger Games, ne prenant pas le temps de poser ses intrigues. Ce qui en quelque sorte dégrade la conclusion des différentes écritures de personnages. D’ailleurs, cette observation peut se justifier par les chiffres au box-office. En effet, même si la deuxième partie de La Révolte a rapporté un peu plus de 650 000 000 de dollars, ce qui reste une réussite commerciale étant donné son budget de 160 000 000 de dollars, elle est aussi et surtout le volet qui a rapporté le moins des quatre films au cinéma. Juste derrière le premier et ses 694 000 000 dollars. Ce qui confirme une part de déception, alors qu’il était censé être celui qui rassemble le plus de monde.
Malgré tout, l’adaptation des livres de Suzanne Collins a été une grande réussite, ayant marqué les esprits de ceux ayant grandi avec la saga. Hunger Games : La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur (2023) sera là pour revigorer l’âme qui a accompagné notre adolescence, avant Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson, qui sortira dans moins d’un mois.





Laisser un commentaire