Les Trois Mousquetaires : d’Artagnan et Milady sortis la même année en 2023 sont, tout comme la duologie de La Bataille de Gaulle, séparés en deux parties pour être présenté dans la même année là où L’Âge de Fer et J’écris ton nom sortent à un mois d’intervalle. Ces métrages retracent cette fois non pas une œuvre littéraire mais l’Histoire française prenant place pendant la Seconde Guerre mondiale. D’ailleurs, un biopic du nom de De Gaulle a déjà été fait en 2020 avec Lambert Wilson pour incarner le général. La Bataille de Gaulle mérite la stature de blockbuster, ayant à sa disposition (pour les deux films) environ 75 000 000 € pour pouvoir rendre spectaculaire cette épopée historique. Qui de mieux qu’Antonin Baudry pour prendre la réalisation de cet immense projet ? Le cinéaste a déjà fait ses preuves dans Le Chant du Loup (2019), déjà détenteur pour son premier film d’un budget de 20 000 000 € ce qui reste très conséquent pour produire un film en France.

Spoilers

ICONISER UNE FIGURE HISTORIQUE FRANÇAISE

Pour incarner le premier Président de la Ve République, le choix s’est porté sur Simon Abkarian. Une grande silhouette droite, stricte et confiante, mais surtout déterminée à ne reculer devant rien pour son pays, prisonnier par l’armée allemande. Son mot d’ordre : « Continuer ! » à se battre face aux ennemis de la France, que ce soit les nazis qui occupent une partie de l’hexagone, dont Paris, ou les traîtres collaborant avec les Allemands tels que le Maréchal Pétain et son régime de Vichy suivi par François Darlan, l’Amiral joué par Mathieu Kassovitz guidé par la peur et le déshonneur face à l’héroïsme du Général de Gaulle de libérer la France de l’oppression nazie et de remporter la Guerre en guidant son mouvement appellé : La France libre.

Il incarne cette résistance tout comme les étudiants menant leur combat en première ligne. La France est donc divisée en deux : la capitulation et la résistance. Mais pour faire de La France Libre un porte-étendard puissant, De Gaulle va devoir s’entourer. Cependant, il se retrouve au départ bien seul, ce qui fait de son ascension par sa détermination sans faille : un exemple de résiliation. Il établit ses stratégies en collaboration avec les Alliés comme Winston Churchill (Simon Russell Beale) le Premier Ministre Britannique étant pourtant loin de suivre De Gaulle dans sa mission de victoire. Il va mener sa propre Guerre en collaborant avec l’Afrique, là où il va placer son quartier général à Brazzaville au Congo. Des affrontements sur ce continent qui va même donner le nom à l’un des ponts les plus mythiques de Paris : Bir-Hakeim. Une bataille menée par Pierre Koenig (Benoît Magimel) tenant un siège avec quelques hommes de La France libre dans le désert libyen.

Copyright 2026 Pathé Films – TF1 Films Production – Belvédère – Ness Films – Beside Productions – Auvergne Rhône Alpes Cinéma Stars Simon Abkarian Film La Bataille de Gaulle – partie 1 : L’Âge de Fer

Je pense que certains d’entre vous apprendront certaines choses, surtout par la désacralisation de l’intervention américaine représentée comme les grands héros sauveurs, qui à la surprise de beaucoup de gens vont venir soutenir le régime de Pétain.

C’est entre les respirations du Général de Gaulle, prêt à parler à la radio, dans la pénombre, que s’achève ce premier chapitre en suspens avant de pouvoir être joint par sa suite : La Bataille De Gaulle – partie 2 : J’écris ton nom.

L’âge de Fer donne au spectateur une version blockbusterisée afin de cibler un public aux tranches d’âge hétérogènes. Le film a réuni plus de 2 800 000 entrées en France (chiffre du 30 août 2026) cumulant plus de 5 000 000 d’entrées avec sa deuxième partie. Enfin, la musique epic stéréotypée pour film à grand budget, tout comme le montage dynamique est nécessaire pour animer 2 h 40 d’images pour le grand public. Un résultat plutôt bon, en attendant sa conclusion…