
La licence développée par Nintendo, régie par Shigeru Miyamoto, figure parmi les plus impactantes de la pop-culture. Ancrée dans l’enfance de plusieurs générations depuis 1985, date de la parution du premier Super Mario Bros. Depuis, de nombreuses sorties présentent un univers riche en personnages, en paysages, au gameplay très arcade permettant de régner sur cet art qu’est le jeu vidéo.
Évidemment, avec un tel succès, il était quasiment inévitable de ne pas adapter cette série japonaise iconique au cinéma. Un choix marketing qui va forcément exploser le box-office, logiquement pressenti juste avant la campagne du métrage Super Mario Bros., le film. Un projet à 100 000 000 $ (hors frais de communication) qui a rapporté… Plus de 1 360 000 000 $ ! Un résultat colossal, mais pas surprenant.
Super Mario Bros. a déjà eu le droit à sa présentation sur grand écran à travers un film en live action sorti en 1993 qui est loin de faire honneur à l’aura de la création de Miyamoto. En effet, le parti pris de faire une adaptation en prise de vue réelle permet peut-être de proposer quelque chose de différent, mais ce choix, au-delà de sa dimension nanardesque, reste très loin de la crédibilité obtenue dans cette version en animation, car l’utilisation de l’animation pour adapter une œuvre de jeu vidéo est un genre qui permet de rester fidèle à l’essence de son support original par sa proximité visuelle.

–Spoilers–
LA CHASSE AUX RÉFÉRENCES
L’objectif principal de ce projet produit par Illumination, créateur notamment de Moi, moche et méchant (2010-2024), est de saisir le réconfort par la nostalgie de tous les joueurs qui vont découvrir les personnages, les univers et les jeux au fil du développement du récit possédant un rythme soutenu afin de satisfaire les fans d’un nombre important de références dans une durée de film inférieure à 1h 30.
Dès l’ouverture, l’antagoniste Bowser nous est présenté. Il est interprété par Jack Black, très investi dans la promotion du métrage, avec notamment sa chanson « Peachounette » qui va grandement contribuer à la communication du film. Ensuite, nous allons découvrir les personnages principaux : Mario, accompagné par la voix de Chris Pratt, et Luigi, celle de Charlie Day. Ayant comme objectif professionnel de créer leur boîte de plombiers, nous allons avoir dans le film une justification à leur tenue qui (semble) ne pas être développée dans le jeu, hormis la présence des tuyaux verts pour passer d’un monde à un autre. Une exposition qui permet de se rattacher à des problématiques de la vie réelle : la quête de reconnaissance en passant par la réussite. Une manière aussi de séparer les deux mondes : celui de la « vraie » vie et du jeu vidéo qui vont venir cohabiter tout comme le film de Joe Johnston : Jumanji (1995).
Les sonneries de téléphone, les motifs ainsi que les thèmes mythiques de la franchise vont venir réveiller notre enfance. Les références fidélisant l’imagerie du jeu vidéo passent par la mise en scène d’une des caractéristiques principales de l’univers de Mario : celui des parcours. Nous aurons le droit à de la 2D lors d’une scène en début de métrage ou de la 3D pour pouvoir filmer un parcours dans le Royaume Champignon avec le système du dead and retry qui est également un élément phare du jeu.
Ensuite nous allons retrouver les jeux qui ont fait la gloire de Nintendo, permettant notamment de diversifier les décors par les paysages des différents univers des jeux. Que ce soit l’épouvante dans Luigi’s Mansion (2001-2019), le jeu d’arcade Donkey Kong (1981) lançant des barils roulant sur des plateformes métalliques avant même la naissance de la franchise avec l’apparition de Jumpman qui deviendra plus tard Mario, en passant par la rapide référence à Mario & Luigi : Partners in Time (2005) par le design des frères bébé présenté dans un flashback, la tenue de chat dans Super Mario 3D World (2013). Sans oublier l’un des volets les plus populaires (si ce n’est le plus populaire) de Nintendo : Mario Kart (1992-2025), qui va être utilisé lors d’une course-poursuite sur l’emblématique circuit Arc-en-ciel.

L’animation du film Super Mario Bros. est impressionnante, dotée d’une gestion de la lumière particulièrement maîtrisée pour pouvoir donner vie à cette grande aventure. Un film qui va parler de fraternité entre ces deux plombiers, avec l’un suiveur et l’autre protecteur, mais Luigi va avoir ses moments héroïques, comme quand il protège son aîné, montrant que, comme le personnifie le pouvoir de l’étoile, une équipe entre deux frères rend invincible.
Un nouveau film est logiquement prévu pour 2026 avec en guise de titre une nouvelle référence à un célèbre jeu de la franchise : Super Mario Galaxy (2007). Nous aurons pour cette suite l’arrivée de nouveaux personnages annoncés dans le trailer, tels que Bowser Jr., Harmonie ou celui que l’on attend tous et qui a déjà été annoncé dans une scène postcrédit de Super Mario Bros. : Yoshi.




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