Sans pitié, actuellement dans les salles nationales, ne se fait pas tant que ça remarquer. Pourtant, il offre au cinéma franco-belge un thriller solide entre souffrance, vengeance et traumatisme.

Spoilers

UNE AMBIANCE TRAUMATIQUE

Dario (Adam Bessa) et Rayan (Tewfik Jallab) sont deux frères élevés par leur mère foraine. Le cadre des parcs d’attraction représente la joie. Néanmoins, cette arène de bonheur va être contrastée par la dramaturgie particulièrement pesante en raison de la situation horrible vécue par Dario.

Comme présenté dans l’introduction du film, Dario sera dès son jeune âge confronté à un fait marquant. L’exécution de son chien par son grand-frère (pour que l’animal ne puisse pas continuer à souffrir), avant de l’enterrer. Une fois l’ellipse scénaristique effectuée, ce sera la mère des deux fils qui décédera. Dario fait donc son retour dix ans après, mais cette fois il va déterrer les traumatismes de son passé en s’attaquant à ses agresseurs ayant commis l’impensable alors que Dario n’était qu’un enfant.

Les retrouvailles des frères se font dans la distance ainsi que dans le silence. Une froideur qui va s’illustrer dans la violence, avec Dario qui se venge d’un des criminels du réseau. Ce dernier va, avec l’aide de son frère, décider de détruire le reste des responsables des agissements figurant parmi les plus horribles de l’humanité.

La triste vérité est qu’il n’y a aucune certitude qu’en exécutant le potentiel dernier responsable, le réseau soit démantelé. Une horreur qui semble alors planer dans le silence. Cette terreur va alors devenir la réalité qui aurait pu être évitée si ces monstres n’étaient pas intervenus dans la vie de cette famille. Une vie qui, présentée à travers la dernière séquence, devait être prédestinée à être remplie de bonheur.