Overlord est un film de guerre qui se déroule pendant la nuit du 6 juin 1944. Les Alliés préparent le Débarquement : une attaque visant à surprendre les nazis. Cependant, ce métrage a la particularité de ne pas être seulement un film sur la Seconde Guerre mondiale (et heureusement, sinon il n’aurait pas grand-chose à proposer), car il se distingue en invitant un autre genre : celui de l’épouvante

UNE MENACE ORGANIQUE

Le peloton, mené par Boyce (Jovan Adepo), aura pour mission de détruire la radio allemande située dans le clocher d’une église afin d’éviter que l’ennemi organise sa défense face aux Alliés lors du D-Day. Le groupe de militaires américains évoluera dans quelques décors : un avion, une forêt, une base souterraine, et l’espace qui sera le plus utilisé sera le grenier de Chloé (Mathilde Ollivier), une Française qui va cacher les Américains chez elle.

D’étranges expériences vont permettre au Troisième Reich de se doter d’une arme. Il ne s’agit pas de la bombe atomique mais de la création de super-soldats, quasiment invincibles. Une force qui représente un danger, qu’elle tombe entre de mauvaises et de bonnes mains, comme le montre la fin du métrage, quand le supérieur de l’armée américaine s’informe de l’existence de cette création ennemie. Avant cela, ce sérum transforme ces monstres de l’humanité à travers des effets spéciaux – des prothèses et du maquillage assez bien exécutés – appliqués par-dessus les effets visuels qui, eux, seront pour le coup assez moyens.

Julius Avery travaille la mise en scène de la métamorphose organique. Que ce soit sur le plan sonore, avec des craquements d’os, ou sur le plan visuel, avec des veines marquées et des visages déstructurés, il façonne une menace préoccupante pour l’avenir de la guerre.

Copyright 2018 Paramount Pictures. All Rights Reserved. / Peter MountainStars John Magaro, Wyatt Russell, Dominic Applewhite, Jovan Adepo, Mathilde OllivierFilm Overlord

OVERLORD : THE NEW ORDER

Wolfenstein : The New Order (2014) – https://share.google/images/rJ0M1DXnsqGqD7eXg
Overlord (2018) – https://share.google/images/zBNAAZiqTfWTyicSM

Wolfenstein est ma licence de jeux vidéo préféré. La raison pour laquelle j’ai de l’affection pour ce film, qui n’est pas forcément incroyable objectivement, c’est que les similarités entre le jeu et celui-ci deviennent plus que des coïncidences. En effet, on ressent, dans Overlord, une inspiration, ou plutôt une forme d’adaptation, à travers certains éléments. Le premier concerne l’affiche du film, écrite en police gothique gravée sur deux couleurs prédominantes : le noir et le rouge, tout comme la série de jeux.

De plus, l’introduction du film est une adaptation de Wolfenstein: New Order, s’ouvrant dans un avion attaqué par l’ennemi, qui sombre dans l’eau avant de remonter à la surface.

Par ailleurs, le scénario fait grandement écho au jeu édité par Bethesda. Wolfenstein se concentre sur ce qu’il se serait passer si les nazis avaient remporté la guerre, exposant leurs moyens utilisés, leurs machines et leurs expériences surnaturelles. Dans Overlord, nous assistons à l’amorce de la menace avec ce secret enfoui sous terre, ou plutôt un enfer gardé par des démons.