
–Spoilers–
Le titre « loufoque » en dit long sur l’ambiance générale du film. En effet, avant d’assister à cette grande célébration entre gangsters, Mike and Nike and Nike and Alice s’ouvre sur Why Should I Worry ? De Billy Joel pour se clôturer sur la meilleure scène du film chantée en chœur dans une voiture sur Love Shack de The B-52’s. Vous l’aurez compris, la musique et plus particulièrement le chant apportent de la légèreté et du décalage sur les situations dramatiques. Car, en effet, ces morceaux s’affilient à des drames, comme les différents personnages liés à la criminalité.
TARANTINO ET WONG KAR-WAI EN NETTEMENT MOINS BIEN
Le métrage rend hommage maladroitement à de grands cinéastes tels que Tarantino pour les dialogues. En effet, les personnages apportent de « l’humour » par leurs échanges tirant en longueur sur un élément qui, de base, ne mérite pas forcément d’avoir autant de lignes de scénario. En s’inspirant donc de longues tirades, comme par exemple celle sur le hamburger en ouverture de Pulp Fiction (1994). Ici, Mike (James Marsden) et Nick (Vince Vaughn) vont tirer en longueur autour de la chloroforme, avant de se prêter à l’action, bien évidemment sous fond d’un titre musical existant. Cependant, l’action ne sera pas une référence aux traditionnelles explosions de violence du cinéaste de Reservoir Dogs (1992), mais Ben David Grabinski va néanmoins se rapprocher d’une très bonne œuvre du cinéma d’action moderne : Kingsman (2014-2021), de par ses choix de cadrage ainsi que du rythme.
En revanche citer le cinéma de Wong Kar-Wai pour rendre des passages saccadés, dus au long temps de pose permettant au capteur de la caméra de se nourrir abondamment de lumière pour effectuer cet effet (peut-être fait en post-production), est une très mauvaise idée, car le résultat est plutôt étrange.
Le temps est l’outil qui donne vie au concept du film grâce à une machine à remonter le temps qui va permettre au personnage de Vince Vaughn de rencontrer son lui du futur. Cela donne des répliques qu’on a rarement entendues comme : « T’es derrière toi, mec ! » ou « Tu veux te parler ».
C’est alors qu’une chasse à l’homme est lancée afin de venger la trahison provoquant l’incarcération du fils de Sosa (Keith David) : Jimmy Boy, sous les traits de Jimmy Tatro (ultra-caricaturé). L’acteur qui incarne Le Baron dévoile une (superbe) surprise avec la (trop courte) arrivée de Dolph Lundgren, qui ne dispose pas assez de temps pour essayer de rendre ce film intéressant.

En effet, même si le film Mike and Nike and Nike and Alice tente de rendre hommage, il n’arrive pas à incorporer ces clins d’œil de manière efficace dans son récit. On sent néanmoins une envie de bien faire, de nous divertir, et cela se confirme lors des scènes d’action correctes.




Laisser un commentaire