
Les saisons Hanabi font leur grand retour pour une nouvelle édition. Un événement annuel qui présente 7 films japonais, un métrage par jour. C’est l’occasion de présenter La fille du Konbini, un film convaincant, mais surtout ultra-authentique réalisé par Yûho Ishibashi sur la vie d’une jeune femme de 24 ans, Iizuka Nozomi (Erika Karata), faisant face aux problématiques de la vie.
UN MAL-ÊTRE PLUS OU MOINS DISSIMULÉ
Iizuka a le regard aussi gêné que fuyant, traduisant son manque de confiance causé en grande partie par son ancienne expérience professionnelle qui lui a infligé une blessure psychologique, ne représentant malheureusement pas un cas isolé dans le monde du travail. On voit néanmoins l’acceptation de sa routine, de se faire réveiller à une heure précise pour pouvoir servir des clients qui peuvent se montrer irrespectueux.
Cependant le monde du travail cache à certains moments des surprises permettant d’adresser un espoir optimiste sur l’accomplissement du bonheur. En effet, ce sera dans cette supérette japonaise que Iizuka retrouvera une ancienne amie d’école : Otomo Kanako (Haruka Imō). C’est elle qui viendra la tirer de cette routine de survie pour pouvoir lui permettre de passer de vrais moments de vie, comme ces premiers moments amusants dans un bowling entre les deux anciennes amies. De plus, Iizuka va se rapprocher d’un des employés travaillant avec elle dans le Konbini. Comme quoi, travailler peut révéler de belles rencontres ainsi que de surprenantes, mais agréables retrouvailles.
Même si Iizuka a eu le courage de quitter son ancien travail, la pression sociale de travailler pour pouvoir subvenir à ses besoins va aller jusqu’à la rendre coupable en raison de la toxicité de son dernier job, responsable d’harcèlement moral venant impacter lourdement Iizuka.

Cependant, Ishibashi a pour volonté de nous adresser un message optimiste sur des situations problématiques ancrées fortement dans la réalité. Un message qui va être personnifié à travers cette tringle à rideau qu’Iizuka va réparer, renvoyant à son processus sur son bien-être futur à partir de la réparation de ses blessures passées. De plus, le bureau du Konbini va passer d’un espace sombre et cloisonné à un des volets ouverts, baignant la pièce d’une lumière porteuse d’espoir.




Laisser un commentaire