« Si Avatar 2 : La voie de l’eau avait eu un scénario à la hauteur de son esthétisme, il siégerait sans doute au panthéon du cinéma », a été la phrase résumant mon avis sur ce précédent grand film.

Avatar : de feu et de cendres va-t-il devenir encore plus grandiose tout en apportant un récit aussi solide qu’intrigant ? Que donnera cet événement tant attendu organisé par James Cameron ?

Spoilers

LA FORTERESSE FISSURÉE

Pandora est en deuil. Neteyam a perdu la vie lors du précédent métrage, provoquant une souffrance aussi pesante que silencieuse au sein de la famille menée par Neytiri et Jake.

Un élément déclencheur viendra sortir les protagonistes des récifs, en raison de Spider, un personnage qui va prendre de l’ampleur par son importance, ainsi que par le danger qu’il représente, malgré l’union entre les deux clans opposés qu’il incarne. Tout comme son père, incarnant l’antagonisme par son apparence Na’vi, avant qu’il ne rajoute les couleurs de l’ennemi à sa teinte bleuâtre, tout en ne nous faisant pas oublier qu’il représente l’être humain s’opposant à la liberté de Pandora. En effet, la transition de Spider représente une menace pour les habitants de Pandora, car si les humains peuvent respirer sur cette planète extraterrestre sans assistance respiratoire, comme le fils de Quaritch, ils pourront faire un pas de géant dans leur objectif de colonisation.

Parallèlement à cela, Lo’ak continue à vouloir faire ses preuves auprès de son père. Il va grandement participer à l’armée guidée par Toruk Makto, menant les Tulkun au front afin de pouvoir consolider leur protection tout en crédibilisant leur puissance de frappe. Kiri, déjà très influente par sa force spirituelle, deviendra une guerrière encore plus redoutable. Les parents, quant à eux, traversent les trois films et s’imposent une nouvelle fois dans cette œuvre sans avoir un grand développement sur leur personnage, malgré les épreuves qu’ils vivent venant consolider la rage de combattre de Neytiri et le leadership de Jake.

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LA VOIE DE L’EAU 2 ?

Même si De feu et de cendres contient une arène similaire à celle de La Voie de l’eau lors de son dénouement, nous découvrirons un nouveau décor brièvement exposé : une terre grisée de cendres pour exposer le royaume mené par Varang, la nouvelle antagoniste du métrage. James Cameron nous montrera également de nouveaux visuels, à travers ces animaux aquatiques ou ces infrastructures ailées inspirées de son élément phare. Dans Avatar, nous verrons ces petits esprits flotter dans les airs, à la carrure similaire aux organismes abyssaux. Dans ce volet, des bateaux aux voiles majestueuses viendront contribuer au rappel de l’océan à travers les airs de cet univers magnifique.

« I SEE YOU »

Cette réplique traverse la trilogie, accompagnant la spiritualité de son message. Certes, les humains causent la mort, la destruction, mais le métrage nous montre, comme dans le premier film, qu’ils ne sont pas tous mauvais. Ils peuvent défendre Pandora aux côtés des Na’vi, en s’opposant aux idées de leur peuple en les combattant. La haine aveugle la raison et Neytiri en fera l’exemple. Elle devra ouvrir les yeux, pour voir Spider au-delà de son peuple meurtrier, tout en reprenant conscience que Jake, son mari, est également un humain. Une rage qui fait écho à celle du colonel, ne voulant pas lâcher prise sur son objectif d’exécution.

Et ce n’est pas faute de vouloir essayer, de la part de Jake, en tentant de faire prendre conscience à son ennemi, espérant pouvoir le raisonner, afin d’atteindre une paix qui semble impossible.

À l’inverse, un résident de Pandora n’est pas forcément un allié de la nature, comme le prouve l’arrivée de ce nouveau personnage incarnant le titre de cette nouvelle œuvre : Varang. Une menace qui viendra s’additionner à celle des humains, car James Cameron ne nous fait pas oublier la cruauté de l’Homme, menaçant de commettre un génocide sur ces baleines fantastiques.

Avatar : De feu et de cendres n’est ni plus ni moins ce que l’on attend de lui, avec davantage de dramaturgie délivrée par la situation des personnages, toujours accompagnés par des scènes d’action grandioses couplées aux traditionnels visuels spectaculaires.

James Cameron réussit donc à maintenir sa maestria en nous montrant ce à quoi il nous a habitués à voir.