
Michael Jackson est un fan de cinéma. Lors de sa carrière, il allie sa musique au septième art en s’entourant des meilleurs, tels que Francis Ford Coppola pour Captain Eo (1986), Martin Scorsese pour le clip Bad (1987) , faisant de ses clips musicaux de véritables courts-métrages atteignant même des durées telles qu’une quarantaine de minutes pour Ghosts (1996), étant littéralement un moyen-métrage. C’est en 1983 que Michael Jackson révèle le clip/court-métrage le plus impactant tant politiquement qu’artistiquement, portant l’artiste afro-américain à son apogée grâce à cette œuvre, encore aujourd’hui considérée comme l’un des plus grands clip musical de tous les temps. De plus, l’album Thriller (1982) est encore aujourd’hui l’album de le plus vendu à travers le globe avec 70 millions exemplaires engrangés.
UN FILM D’HORREUR MUSICAL
John Landis est le candidat idéal pour réaliser Thriller, avec comme référence Le Loup-Garou de Londres sorti en 1981. En effet, la transformation de l’homme à la bête conçu par les effets spéciaux, notamment par des prothèses, de quoi atteindre l’ambition de Michael Jackson. Ce dernier étant producteur de l’album aux côtés de son acolyte Quincy Jones, chorégraphe et même scénariste avec John Landis.
La scène de la transformation à horrifié des générations et reste encore marquante en 2026, toujours terrifiante par cette métamorphose terrifiante du King of Pop aux dents acérées et surtout aux yeux jaunes exorbités. Je parle en connaissance de cause, l’ayant vu la première fois à l’âge de 10 ans, ces images m’ont laissé une vive empreinte de terreur. Le regardant en 2026, le résultat est toujours aussi impactant, c’est dire le tour de force de réussir à préserver un visuel de peur sans qu’il vieillisse. Une œuvre ancrée dans les années 80 de par tous ses codes qui caractérise la décennie.
–Spoilers–
Les premières notes du clip se déclenchent devant la façade du cinéma. La passion de Michael est retransmise en tant que spectateur au début du métrage d’horreur dans lequel il joue. Une mise en abyme d’un film dans un film pour passer de l’horreur, au cinéma à bien évidemment la musique. Thriller, à la mélodie légendaire et à la chorégraphie iconique, voit son interprète devenir un zombie, avant d’endosser le pelage du loup-garou, dansant avec ses congénères avec une précision hypnotique. Car, oui l’iconisation de l’épouvante se développe avec cette horde de créature : le cimetière, la fumée et ces monstres s’extirpant de leurs tombes, avant la maison hantée pour finalement se rendre à nouveau compte qu’il s’agit d’un cauchemar, sauf qu’en réalité le dernier plan superbe et terrifiant prouve qu’il n’en est rien. Thriller se clôture donc sur cette image d’horreur ponctuée par le rire perçant et célèbre de Vincent Price.

Thriller a permis à John Landis de devenir un nom influent, réalisant des clips pour B.B King, Spies Like Us (1986) de Paul McCartney avant de retravailler avec MJ dans Black or White (1991). D’ailleurs je vous recommande la seconde partie de Making Michael Jackson’s Thriller (1983) retraçant les backstages de la pré-production ainsi que du tournage du court-métrage.




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