UNE DÉSILLUSION

Le final de la saga s’avère malheureusement être une petite déception. Nous allons évidemment nous concentrer sur la suite des événements de Mission Impossible – Dead Reckoning : Partie 1, avec l’Entité qui va, comme ce qui était craint, semer le chaos sur le plan géopolitique. Pour ce faire, l’IA va provoquer la paranoïa à travers le globe, en modifiant par exemple et tout simplement des images provoquant la peur des différents gouvernements, plongeant le film dans un climat d’anxiété constant, qui sera l’un des aspects les mieux réussis du film.

Le film va nous faire comprendre de manière peu subtile que quelque chose s’achève par des images d’archives des films précédents donnant un goût d’hommage : « Merci pour toutes ces aventures et au revoir ». De plus, The Final Reckoning va se servir d’éléments du passé pour justifier l’utilisation de son fan service, qui est globalement, comme énoncé auparavant, fait de manière peu subtile, lourde par l’utilisation de ces images venant alourdir la mise en place des flashbacks utilisés dans le métrage.

L’objectif d’Ethan, ainsi que de ses fidèles et nouveaux coéquipiers, sera d’infiltrer le sous-marin : le « Sébastopol », afin de récupérer le source code nommé « podkova ». Les enjeux sont dévastateurs, car il en va de la survie de tous, qui pourraient sombrer par la volonté de l’Entité, de rebâtir à partir des cendres de l’humanité. Ce qui, on ne va pas se mentir, reste une motivation assez cliché, par son utilisation fréquemment utilisée.

L’ACTION TOUJOURS AU RENDEZ-VOUS

Qu’en est-il du deuxième aspect qui se doit obligatoirement d’être réussi, à savoir les scènes d’actions ?

Tout d’abord, on sent plus ou moins les 62 ans de Tom Cruise qui se ménage, sans se restreindre, comme le traduit cette scène au début du film où, accompagné par Grace, Ethan fracasse un opposant en hors-champ afin d’éviter un effort visible. Tom Cruise effectuera moins de scènes de combats en corps à corps au profit de scènes l’illustrant à travers des performances physiques hors normes. Que ce soit lors de la séquence la plus réussie, car plus impressionnante, dans les airs évoluant surtout sur, plutôt que dans un avion, mais aussi dans l’eau lors de la première scène d’action phare du film. Cette séquence aquatique aura l’utilité en termes de dynamisme de semer une rupture par l’absence de dialogue pouvant à certains moments devenir indigeste. Cette performance va donc nous permettre de respirer, contrairement à Ethan qui va évoluer de manière graduelle dans des zones claustrophobiques, passant du gigantisme de l’Océan à l’intérieur d’un sous-marin, pour terminer dans un conduit exigu du Sébastopol.

Un dénouement et un climax qui vont donc s’articuler autour de plusieurs axes évoluant parallèlement de sorte à mener la tension, tout comme la scène d’aéroport dans Mission Impossible : Dead Reckoning. D’un côté, nous aurons le sauvetage de Benji, le désamorçage d’une énième bombe, tout en devant attendre le fameux « timing » pour défaire l’Entité. Une autre couche majeure et extérieure au groupe d’Ethan va se rajouter avec le choix que va devoir entreprendre la Présidente (Angela Bassett). Tout cela gravitant autour de l’axe principal qui est bien évidemment la scène d’affrontement entre Ethan et Gabriel, un personnage toujours vide, rappelant les heures Top Gun à bord de ses avions, même si l’utilisation du véhicule est légèrement différente.

Tout cela pour mener vers un discours conté par nulle autre que Luther, adressant un message d’entente et de bienveillance au sein des nations qui se divisent. Ce qui a de quoi rappeler certains conflits actuels.

Le film ne se placera pas dans le haut du panier de la franchise, mais elle aura néanmoins le mérite de nous divertir généreusement, malgré un manque de souffle qui confirme la bonne idée d’achever la franchise. L’équipe salue Ethan Hunt afin que nous puissions faire nos adieux à Tom Cruise… Ou pas, car le long-métrage ne se termine pas vraiment sur une fin explicite…