
Il y a eu un temps où le personnage de Batman a été présenté par un cinéaste issu de l’univers fantastique. Ce réalisateur n’est nul autre que Tim Burton. Après les propositions de Joel Schumacher, telles que Batman Forever (1995) et Batman & Robin (1997), qui seront, on ne va pas se mentir, des métrages ne crédibilisant pas forcément l’homme chauve-souris. Ce sera finalement Tim Burton qui sera le premier à adapter la série de comics à l’écran de manière à rendre hommage à ce superhéros iconique, qui le deviendra encore davantage au début du XIXᵉ siècle.
UN APPORT DE COULEURS ILLUSOIRE
Le casting du Joker s’avère être un choix plus que pertinent. En effet, après avoir fait ses preuves dans un certain métrage de Stanley Kubrick en 1980 pour incarner la folie, Jack Nicholson semble être le nouveau Joker venant prendre la place du dernier antagoniste en date : Cesar Romero.
Nous allons découvrir Jack se métamorphosant progressivement vers sa forme définitive. Tout d’abord, nous allons le voir avec des cartes, puis la couleur va arriver avec sa veste violette, avant que son sourire vienne se graver sur son visage machiavélique. Des couleurs vives qui vont venir contraster avec la tonalité lugubre de Gotham représentée fidèlement, de par son côté sombre et sale, accompagné par la patte burtonesque, son architecture fantastique de la ville ainsi que de l’iconique Batmobile à la forme atypique.
Une musique de cirque va venir accompagner la première apparition du Joker qui tarde à se faire découvrir, montrant toute la folie, l’extravagance de cette artiste voulant faire danser ses victimes au clair de lune. C’est alors que Nicholson va pouvoir s’exprimer davantage, comme si aucune limite ne lui avait été donnée pour pouvoir être le plus crédible possible afin de donner vie à l’un des méchants les plus influents de la pop culture.
Il va alors tenter de s’approprier l’opinion publique en les achetant et en leur apportant son côté festif, venant donc donner l’illusion de mettre de la couleur dans les ruelles sombres de Gotham ainsi que dans les vies maussades des Gothamites.
De l’autre côté, le protagoniste Batman incarné par Michael Keaton gardera sa couleur sombre, mais il portera le lourd fardeau de rendre justice dans cette ville peuplée de criminels. Tout en n’étant toujours pas (encore) considéré comme le protecteur de Gotham.

–Spoilers–
UNE DUALITÉ ÉVOLUTIVE
Dans The Dark Knight de Christopher Nolan, la dualité entre le personnage de Christian Bale et celui d’Heath Ledger se présente comme une homogénéité telle que leur confrontation se nourrit de leur divergence. Dans Batman de Tim Burton, l’affrontement sera certes attiré entre le protagoniste et l’antagoniste, qui sera accentué par la création de la forme définitive du Joker, causée par Batman lors d’un combat, mais pour aller finalement vers un enjeu plus traditionnel qui est de rendre justice aux parents de Bruce, tués par le Joker. Ce qui va certes développer l’écriture du lien par le seul background des deux adversaires, mais pour en faire quelque chose de moins psychologique que ce qu’aura pu atteindre le métrage de 2008.
Batman sera donc une représentation aussi fidèle aux comics qu’à Tim Burton, nous présentant un Joker incarné par un grand acteur et par un Batman qui, malgré sa difficulté de motricité due à son costume, arrivera à nous faire plonger dans son univers sombre, peuplé de personnages hauts en couleur comme le Joker qui continue à faire retentir son rire, même après sa mort.




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