
Wicked, malgré sa dimension blockbuster, aura néanmoins prouvé sa crédibilité artistique, non pas seulement par ses chansons, mais par ses costumes ainsi que par ses décors qui leur auront valu l’Oscar, et en effet, vu le travail de Paul Tazewell, Nathan Crowley et Lee Sandales, le prix est mérité.
Jon M. Chu abordera la suite de ce spin-off de la célèbre œuvre de Victor Fleming : Le Magicien d’Oz, adapté du livre « Le merveilleux magicien d’Oz » écrit par Lyman Frank Baum.
Dans la première partie de Wicked, la différence était abordée, exposant les deux personnages Glinda (Ariana Grande) et Elphaba (Cynthia Erivo). Cette dernière, une magicienne talentueuse de couleur verte, va subir une marginalisation. Elle sera repoussée en raison de son apparence, ce qui va renvoyer au racisme. De plus, l’injustice sera accentuée quand Elphaba se verra fuir en raison du complot visant à la nuire.
Plus qu’un conte, Wicked est une œuvre politique. Dans la deuxième partie, la différence sera toujours implantée, mais elle laissera tout de même sa place au mensonge qui animera ce nouveau récit. En effet, le mensonge du Magicien d’Oz, n’ayant aucun pouvoir, l’image portée par ce dernier ainsi que par Madame Morrible (Michelle Yeoh) vise à manipuler le peuple afin de faire d’Elphaba une méchante sorcière visant à porter atteinte à la sécurité du pays d’Oz. Le mensonge des chefs, s’apparentant à l’État, personnifié par la propagande avec ces affiches portant atteinte à la vérité.
Le mensonge sera également présenté à travers la magie qui est une illusion populaire visant à divertir, mais ici, dans Wicked : Partie 2, la magie existe, mais pas pour tout le monde. Par exemple, Glinda, grâce au stratagème mené par Morrible, va donner vie à son mensonge qui est de posséder des pouvoirs magiques.

–Spoilers–
L’œuvre originale viendra se greffer au récit de cette deuxième partie sans qu’elle soit développée. Elle sera présentée comme une ombre (hormis pour la présentation des personnages issus du Magicien d’Oz) planant à travers les images de Wicked, contribuant légèrement au développement du scénario. Heureusement d’ailleurs que Wicked ne s’est pas terminé là où le Magicien d’Oz s’est achevé, car cela aurait décrédibilisé la personnalité et la proposition de Jon M. Chu en la rendant dépendante du métrage original.
La conclusion sera bel et bien fidèle au propos tenu à travers ces deux films, nous emportant dans un univers politique sous forme artistique peuplé de magnifiques costumes, de somptueux décors, de magie et bien évidemment de musique représentant l’âme de ces deux métrages.




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