
Verity est un roman écrit par Colleen Hoover paru en 2018, avant d’être adapté au cinéma par Michael Showalter. Le film réunit trois stars hollywoodiennes : Dakota Johnson qui endosse le rôle de Lowen, Josh Hartnett celui de Jeremy et enfin Anne Hathaway qui porte le prénom éponyme du métrage. Une immense année riche en projets pour l’actrice américaine avec ce cinquième film de l’année 2026 ! Devant Mother Mary, pas encore distribué en France, Le Diable s’habille en Prada 2, L’Odyssée, La Fin d’Oak Street et enfin Verity.
–Spoilers–
UN CONTEXTE DÉROUTANT
La rencontre entre Lowen et Jeremy est assez particulière, car elle survient au moment où un piéton se fait renverser par une voiture, éclaboussant le visage de la protagoniste d’hémoglobine. C’est alors dans des sanitaires qu’ils vont commencer à rentrer dans une certaine intimité, même si Jeremy accompagne juste Lowen, sous le choc, se nettoyer. Comme par hasard, Jeremy devient le client de Lowen. Le lien professionnel est déjà amoindri par l’expérience vécue par les deux personnages.
La mission de Lowen est d’écrire le prochain livre de Verity. Cette dernière est clouée dans son fauteuil roulant, dépourvue de motricité et de voix. Pendant ce temps, Lowen lit les notes de la romancière pour pouvoir les retranscrire avant d’éditer son prochain projet. Pour ce faire, le personnage de Dakota Johnson vit dans la maison atypique des Crawford, isolée dans la nature. Comme une maison hantée, le voyeurisme ressenti par Lowen, épiée par Verity, semble remettre en cause quelque chose qui ne colle pas : Pourquoi ces apparitions semblent-elles réelles ? Et si certaines l’étaient vraiment ?

Lowen rentre dans l’intimité de la famille, déjà par son séjour chez eux, mais aussi par ce qu’elle va apprendre : le traumatisme du couple dû à la mort de leur enfant Harper. Mais aussi par ce qu’elle va découvrir à travers les notes déroutantes, écrites par l’autrice. Verity semble faire bien plus qu’écho à la réalité, car d’après Lowen, elle se donne à des aveux terrifiants. Cela passe par les scènes torrides entre Verity et Jeremy imaginées par Lowen lisant les écrits de sa cliente muette. Un amour toxique placé sous le joug du désir, de la jalousie avant de passer à la monstrueuse destruction.
Un fardeau que Lowen reçoit avant d’agir. Elle refait le même schéma, en donnant à nouveau de l’importance au supposé innocent oublié : Jeremy. La protagoniste veut défaire ce dernier de cet enfermement causé par la situation, car tant que Verity respire, sa famille est tenue prisonnière par ce qui semble provenir, selon Lowen, d’une manipulation.
C’est alors que des vérités éclatent à travers des retournements de situation remettant en cause beaucoup d’agissements et de jugements auprès de Lowen qui finit par être manipulée sans être finalement certaine de savoir qui manipule qui ?
Verity a certes un bon scénario, surtout grâce au dénouement constitué par deux twists qui mettent en lumière deux manipulations portées d’une part par Verity, avant la seconde révélation mettant en cause Jeremy. Malgré ça, il est peut-être dur de dire ça, mais le film est d’une certaine façon frustrant que ces bons voir très bons acteurs(ices) donnent vie à un récit sans réussir à en insuffler une certaine âme. Ce qui est mis en cause vient notamment de la transposition du format papier à l’écran rendant le résultat trop fade et plutôt moyen.




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