
–Spoilers–
UNE STRUCTURE DÉROUTANTE
Shia LaBeouf endosse le rôle principal, celui de Charlie Countryman. Le décès de sa mère le pousse à quitter l’Amérique pour une destination semblant être sortie de nulle part : Bucarest en Roumanie. C’est alors que pendant le trajet à bord de l’avion, il fait la connaissance de Victor (Ion Caramitru) juste avant que ce dernier décède. Déjà alors souffrant, Charlie arpente le deuil en étant témoin de l’apparition des défunts. Que ce soit sa mère ou son voisin de transport. Une fois arrivé à destination, Charlie rencontre la fille de Victor : Gabi (Evan Rachel Wood), se liant rapidement (et de manière plutôt saugrenue d’ailleurs) avant d’arpenter une romance semée d’embûches. Deux antagonistes : Darko (Til Schweiger) et l’habitué à l’exercice Mads Mikkelsen qui interprète l’ex-mari de Gabi.
Les deux personnages ne sont pas uniquement unis par leur romance, mais aussi par le deuil de l’un de leur parents qu’ils sont en train de vivre. Une manière pour eux de se soutenir, en gardant non pas des images de mort, mais des souvenirs de vies.
Shia LaBeouf, donne beaucoup pendant ses tournages. Dans Fury (2014) il décide de ne pas se laver pendant un temps qui met à rude épreuve la tolérance hygiénique du reste de l’équipe de tournage. Une manière pour l’acteur de rentrer davantage dans son rôle. Il va réitérer sur le plateau de Charlie Countryman en prenant du LSD pour pouvoir crédibiliser les scènes où il se drogue.

Ce qui est déroutant, c’est que le montage du film semble volontairement vouloir être instable pour le rendre singulier. En effet, avant que l’objectif s’articule autour de la possession de cette cassette compromettante, le réalisateur Fredrik Bond donne l’impression que certaines séquences proviennent de métrages différents avec les mêmes personnages. De plus, la musique provenant en partie du groupe français M83, que l’on peut entendre dans Resurrection (2025), contribue à cette atmosphère planante.
Enfin, Charlie Countryman reste néanmoins sympathique, notamment grâce à son montage au rythme soutenu arpentant néanmoins un scénario qui semble une nouvelle fois volontairement superficiel.




Laisser un commentaire