
28 ans plus tard : Le temple des morts réalisé par Nia DaCosta s’inscrit dans la saga de films qui tournent, non pas autour d’agendas, mais de zombies. C’est le quatrième film de la série et la suite directe du film de Danny Boyle sorti en salles en 2025. M’étant resté en mémoire comme un film particulièrement bien équilibré qui passe de l’humour à l’horreur en une fraction de seconde, j’attendais beaucoup de cet opus.
Dans ce « temple des morts », on retrouvera Spike, qui, après avoir délivré sa mère du cancer en l’euthanasiant (version post-apo de la chimio), est forcé de suivre une bande de satanistes dégénérés peu fréquentables. On suivra également le Dr Kelson (joué par Ralph Fiennes) qui, gérant assez mal la solitude, essaiera de nouer des liens avec un mort-vivant.
–Spoilers–
Cette superposition m’a empêché de m’attacher aux personnages. C’est là le premier point négatif selon moi, l’impression d’être spectateur, non pas parce qu’on l’est au sens strict du terme, mais parce qu’on voit l’histoire passer devant nous sans partager les émotions des protagonistes. On voit ce qu’ils vivent sans réussir à le vivre avec eux. Un autre problème est que la mise en scène est parfois un peu grossière. C’est le cas notamment dans la scène finale qui présente Jim (Cillian Murphy dans 28 jours plus tard) en gros plan insistant, avec la musique la plus connue de la saga jouée très fort, pour que l’on comprenne vraiment bien qu’il y aura une suite.
J’ai aussi été un peu frustré de voir que la production délaissait complètement l’horreur qui rythmait si bien le précédent film. Le projet était de montrer les horreurs dont l’homme est capable, chose réussie, mais le fait d’abandonner des moments où la seule thématique est la survie nous prive d’un répit qui permettait de penser à autre chose. On a alors un film qui tourne en permanence autour d’un discours sur le potentiel mauvais de la nature humaine. Les scènes avec le Dr Kelson et son humanité ne suffisent malheureusement pas à rétablir l’équilibre.
Le film n’est pas mauvais, loin de là. Sous certains aspects il fait presque mieux que le précédent. Les plans sont très soignés, notamment vers la fin du film, dans l’ossuaire, où l’on retrouvera une scène épique avec Ralph Fiennes sur fond de Iron Maiden. Le temps passe vite, et l’histoire est sympathique, mais la réussite du précédent m’a sans doute empêché d’en profiter pleinement. Le temple des morts n’est donc pas un incontournable du genre à mes yeux.




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